29 de abril de 2010

Communiqué de Jacques-Alain Miller du 29 avril 2010 au sujet de l'article de Bernard-Henri Lévy dans "Le Point" de ce jour

ECF Messager

BHL publie dans « le Point » de ce jeudi l’article suivant, sur lequel il appelle notre attention. J’imagine que plusiurs d’entre nous voudront se rendre sur le site « lepoint.fr » pour faire connaître leur sentiment au sujet de cet article, et du livre dont il s’agit. JAM

Bernard-Henri Lévy : Pour Sigmund Freud

(Le Point, Bloc-notes du 29 avril 2010)

Michel Onfray se plaint d’être critiqué sans être lu?
Eh bien, donc, je l’ai lu.
Je l’ai fait en m’efforçant, autant qu’il est possible, de laisser de côté les camaraderies anciennes, les amitiés communes ainsi que, mais cela allait de soi, le fait que nous soyons, tous deux, publiés par le même éditeur.
Et la vérité oblige à dire que je suis sorti de cette lecture plus consterné encore que ne le laissaient présager les quelques comptes rendus dont, comme tout le monde, j’avais pu avoir connaissance.
Non que je sois de ceux pour qui l’«idole» Freud doive être intouchable: de Foucault à Deleuze, Guattari et d’autres, beaucoup s’y sont frottés et, sans être d’accord avec eux, je n’ai jamais nié qu’ils aient fait avancer le débat.
Ce n’est pas davantage le ressentiment antifreudien, voire la colère, voire même la haine, qui, comme je l’ai lu ici ou là, créent, pour moi, le malaise dans ce «Crépuscule d’une idole»: on fait de grands livres avec la colère! et qu’un auteur contemporain mêle ses propres affects à ceux d’un glorieux aîné, qu’il se mesure à lui, qu’il règle ses comptes avec son œuvre dans un pamphlet qui, dans la chaleur de l’affrontement, apporte des arguments ou des éclairages nouveaux, cela est, en soi, plutôt sain – et Onfray l’a d’ailleurs fait, souvent, ailleurs, et avec un vrai talent.
Non.
Ce qui gêne dans ce «Crépuscule», c’est qu’il est, soudain, banal, réducteur, puéril, pédant, parfois à la limite du ridicule, inspiré par des hypothèses complotistes aussi abracadabrantes que périlleuses et assumant, ce qui est peut-être le plus grave, ce fameux «point de vue du valet de chambre» dont nul n’ignore, depuis Hegel, qu’il est rarement le meilleur pour juger d’un grand homme ou, mieux encore, d’une grande œuvre…
Banal: j’en prends pour seul exemple la petite série de livres (Gérard Zwang, Pierre Debray-Ritzen, René Pommier) auxquels Onfray a d’ailleurs l’honnêteté de rendre hommage, à côté d’autres, en fin de volume et qui défendaient déjà la thèse d’un Freud corrupteur des mœurs et fourrier de décadence.
Réducteur: il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter, sans rire ou sans effroi, l’interprétation quasi policière que fait Onfray du beau principe nietzschéen qu’il connaît pourtant mieux que personne et selon lequel une philosophie est toujours une biographie cryptée ou déguisée (en gros: si Freud invente le complexe d’Œdipe, c’est pour dissimuler, p. 111, ses pensées ulcérées à l’endroit de son gentil papa et pour recycler, p. 505, ses non moins vilaines pulsions en direction de sa maman).
Puéril: le regret (p. 477) de ne pas avoir trouvé, dans «les six mille pages» des œuvres complètes, cette «franche critique du capitalisme» qui eût comblé d’aise le fondateur de l’Université populaire de Caen.
Pédant: les pages (73-76) où il se demande, gravement, quelles dettes inavouables le fondateur de la psychanalyse aurait contractées, mais sans vouloir le reconnaître, auprès d’Antiphon d’Athènes, d’Artemidore, d’Empédocle ou de l’Aristophane du «Banquet» de Platon.
Ridicule: c’est la page où, après de douteuses considérations sur son probable recours à l’onanisme, puis une non moins curieuse plongée dans les registres d’hôtel, «luxueux pour la plupart» (p. 162), où le Viennois aurait abrité, pendant des années, ses amours coupables avec sa belle-sœur, Onfray, emporté par son élan de brigadier des mœurs, finit par le soupçonner d’avoir engrossé ladite belle-sœur alors parvenue à un âge où ce genre de bonheur n’arrive, sauf dans la Bible, que fort rarement.
Le complot: c’est, comme dans «Da Vinci Code» (mais la psychanalyse, selon Onfray, n’est-elle pas l’équivalent d’une religion?), l’image fantasmée de gigantesques «containers» d’archives enterrés, en particulier, dans les caves de la bibliothèque du Congrès de Washington et au seuil desquels veilleraient des milices de templiers freudiens aussi cupides, féroces, rusés, que leur maître vénéré.
L’œil du valet de chambre, enfin: c’est la méthode, toujours bizarre, qui consiste à partir des supposées petites faiblesses de l’homme (son habitude, p. 169, de choisir lui-même, allez savoir pourquoi! le nom de baptême de ses enfants «en rapport avec sa mythologie personnelle»), de ses non moins supposés travers (désir de gloire, cyclothymie, arythmies cardiaques, tabagisme, humeur vacillante, petites performances sexuelles, peur des trains – je n’invente rien, ce catalogue de «tares» se trouve aux pages 102 et 157 du livre), éventuellement de ses erreurs (telle dédicace à Mussolini, connue depuis toujours mais qu’Onfray semble découvrir et qui, tirée de son contexte, le plonge dans un état de grande frénésie) pour conclure à la non-validité de la théorie dans son ensemble: le sommet est, d’ailleurs, atteint quand, à la toute fin (p. 522), il s’appuie carrément sur le livre de Paula Fichtl, c’est-à-dire sur les souvenirs de la propre femme de chambre, pendant cinquante ans, de la famille Freud puis de Freud lui-même, pour dénoncer les accointances avec le fascisme autrichien de l’auteur de «Moïse et le monothéisme».
Tout cela est navrant.
J’ai peine, en tous les sens du terme, à retrouver dans ce tissu de platitudes, plus sottes que méchantes, l’auteur des quelques livres – entre autres, «Le ventre des philosophes» – qui m’avaient, il y a vingt ans, paru si prometteurs.
La psychanalyse, qui en a vu d’autres, s’en remettra. – Michel Onfray, j’en suis moins sûr.


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INGLÉS:

For Sigmund Freud by Bernard-Henri Lévy. The Huffington Post

Michel Onfray complains of being criticized without being read?
Well then, I read him.
I did so while forcing myself to put aside, as much as possible, old companionships, common friendships and, it goes without saying, the fact that we share the same publishing house.
And the truth compels me to admit that I was even more dismayed when I put the book down than the few accounts I was, like everyone else, familiar with would have led me to expect.
Not that I am among those for whom the « idol » Freud is untouchable; from Foucault to Deleuze, Guattari, and others, many have crossed swords with him and, while not agreeing with them, I have never denied that they have further contributed to the debate.
Nor is it the anti-Freudian resentment, even anger and hatred that I read here and there in this Crépuscule d’une idole — Twilight of an Idol — that made me feel uneasy. Great books are inspired by anger! And it is, in itself, rather healthy that a contemporary author should mix his own affects with those of a glorious forbear and pit himself against him, settling scores with the latter’s work in a tract that, in the heat of confrontation, offers new insights or arguments. And, moreover, Onfray has often done so, and with real talent.
No.
What bothers one about this Crépuscule is that it is unexpected, banal, simplistic, puerile, pedantic, sometimes borders on the ridiculous, inspired by conspiracy theories as preposterous as they are perilous and, perhaps the most alarming, written from the proverbial « valet’s point of view » which everyone since Hegel knows is rarely the best angle from which to judge a great man or, even worse, a great work.
Banal: I offer as a sole example the little list of books (Zwang, Debray-Ritzen, René Pommier) Onfray has the honesty to mention, along with others, at the end of the volume, all of which have already defended the thesis of Freud as a corrupter of morals and a harbinger of decadence.
Simplistic: It takes a strong stomach to stand, without laughing or being horrified, the quasi-interrogative method Onfray uses in interpreting and adapting the fine Nietzschean principle he, of course, knows better than anyone, according to which a philosophy is always a cryptic or disguised biography. (Roughly put, if Freud invented the Oedipus complex, it was to hide his outraged thoughts about his kind father and to recycle his scarcely less nasty impulses regarding his mother.)
Puerile: His regret at not having found, in « the six thousand pages » of the complete works, that « honest critique of capitalism » which would have filled the founder of the Université populaire de Caen with joy.
Pedantic: Pages 73 to 76, where he seriously wonders what undisclosable debts the founder of psychoanalysis may have contracted, but without wishing to admit it, to Antiphon of Athens, Artemidorus, Empedocles or Aristophanes of Plato’s Banquet.
Ridiculous: It is the page where, after some dubious reflections on Freud’s probable resort to onanism, then an equally bizarre dive into the registers of hotels–«most of them luxurious» (p. 162)–that would have sheltered his guilty love affair with his sister-in-law, Onfray, carried away by his vice squad sergeant fervor, concludes by suspecting him of having impregnated said sister-in-law at an age when this kind of blessed event very rarely occurs, except in the Bible.
The plot: It’s like in The Da Vinci Code (but, according to Onfray, isn’t psychoanalysis the equivalent of a religion?), the fantasized vision of gigantic « containers » of archives, buried deep in the basement of the Library of Congress in Washington, guarded by militias of Freudian Templars that are greedy, ferocious, and as clever as their venerated master.
And last, the valet’s point of view: It is the ever bizarre formula that consists of taking the unsubstantiated little weaknesses of the man (his habit of himself choosing — who knows why! — the baptismal names of his children « according to his own personal mythology, » his none less supposed faults (desire for glory, cyclothymia, cardiac arrhythmia, addiction to smoking, mood swings, inadequate sexual performances, fear of trains — I’m not making it up, this catalogue of « flaws » can be found on pages 102 and 157 of the book), and, if necessary, his errors (such as the autograph for Mussolini, a fact that has never been a secret but that Onfray apparently has just discovered and that, taken out of context, seems to drive him into a state of great frenzy) in order to conclude that the whole theory is invalid. Here, Onfray attains the summit at the very end when he relies outright on Paula Fichtl’s book, that is to say on the memoirs of the woman who was chambermaid to the Freud family for fifty years and then to Freud himself, to denounce the author of Moses and Monotheism’s contacts with Austrian fascism.
All this is lamentable.
It pains me, in every sense of the word, to find in this tissue of platitudes, sillier than they are malicious, the author of a few books — among them Le Ventre des philosophes (The Philosophers’ Stomach) — that seemed to me so promising twenty years ago.
Psychoanalysis, which has seen worse, will get over it. I’m not so sure Onfray will.
Bernard-Henri Lévy
Translated by Janet Lizop


http://www.bernard-henri-levy.com/for-sigmund-freud-by-bernard-henri-levy-the-huffington-post-5296.html





Reseña primer día del Congreso AMP2010

Reseña de Congreso AMP2010 Primera Jornada

Por Ana Viganó

Primer día: Aggiornamento della Passe I

Ouverture du congrés

La sala estaba llena. Y también los salones que retrasmitían en video las alternativas del evento “como en los videojuegos, mejor que en la vida real” tal como bromearía más tarde Eric Laurent.

Las 2 primeras jornadas serían plenarias, y por eso estábamos todos allí expectantes, animados. Saludos en los pasillos, noticias de volada, acuerdos para verse en quien sabe qué momento del congreso… inevitables y más aún necesarias escenas del encuentro,- también social, en el mejor sentido-, retrasaron sólo unos minutos el comienzo –lo cual, me animo a decir, es de por sí un buen comienzo.

La apertura la hicieron formal y concisamente Judith Miller, Eric Laurent y Luis Solano para dar lugar a una sorpresa, de entrada: Mitra Kadivar está sentada con ellos en el escenario, para hacer una presentación. Se pregunta ¿por qué hacer congresos? Y su ponencia gira en torno de la importancia y el interés político que tienen los congresos, dando cuenta de su propio paso personal desde el discurso médico-científico al discurso analítico, y la particularidad que así toman nuestros congresos, leyendo lo que “no se lee en las radiografías” y haciendo de eso lo esencial del trabajo.

Téimognages des AE [ 1 ]

A continuación, Jacques-Alain Miller presidiría la primera mesa de testimonios de AE con algunos cambios en el orden de las exposiciones, ajustando las cosas para un mejor trabajo aunque ello presentara diferencias de lo escrito en el programa, porque el ajuste lo valía –detalle sutilmente apropiado en estos tiempos del debate.

J-A Miller abre el juego advirtiéndonos de que algunos podrían estar acostumbrados a escuchar testimonios de pase, pero que cada vez que esto sucede tiene algo de excepciona., A su vez, vaticinaba una incidencia de este trabajo que así comenzaba, en los análisis en curso. Los testimonios tienen el valor de respuesta subversiva a la política de la evaluación, justamente por no concebirse como modelos, sino especialmente por destacar aquello que hace a cada uno, singular. No hay un plan previo, los testimonios suceden por la decisión de quienes han hecho el pase, y la contingencia los reúne. Podrían tomarse sociológicamente como un modo demostrativo del tipo “cómo se hace un análisis hoy” y, si bien es una perspectiva, no es la que J-A Miller quiso destacar. Para nosotros no es ése el eje central de la cuestión sino que siempre se trata de lo más singular de cada AE y de cómo eso de lo más singular del, otro llega a cada uno de nosotros en la Escuela –a mi entender todo un programa, del complejo lazo que nos une en la Escuela. Considerando la política de la enunciación y sin restar ni un milímetro la importancia de los testimonios de AE, este programa se convierte en una brújula de otras formas de trasmisión posibles de enmarcarse en esta política, en el marco de una transferencia de trabajo-

¿En qué nos toca? ¿En qué nos concierne? –se preguntaba en voz alta Miller, para hacernos resonar a cada uno de nosotros esa pregunta. Escucharemos autodiagnósticos, si se quiere un texto de autoclínica nos dijo también. No escucharemos trabajos clínicos sino el trabajo clínico de un analizante, que aparece como ex analizante en esta apuesta. Son testimonios de la época del sinthome –me deja pensando: qué oposición interesante la de la época del Otro que no existe del lado de la época en sentido más filosófico del término, por decirlo de algún modo, y la época del sinthome del lado de la Escuela. Pues decirlo así implica reformular no sólo la consideración del fin de análisis y la dirección de la cura, sino también repensar al menos la noción de época, haciendo consistir algún modo de época que no implique necesariamente un olvido de la castración-

Miller, que nunca abandona su labor docente, nos enseña otra vez: ¿cuál es la perspectiva del sinthome? Cuando habamos de la travesía del fantasma situamos una reducción de lo imaginario; en lugar de los personajes imaginarios de la vida de cada sujeto surgen funciones que pueden aparecer abstractas; y sí, esa reducción siempre es deseable que ocurra. Pero tales funciones no son imaginarias, son algo concreto, pues de ellas se desprende un modo de goce, como invariable.

Ahora quedaba muy claro que Los AE que presentarían su testimonio, tienen la misma forma de gozar, invariable, aún a la salida de sus análisis. Pero sin dudas, hay mejoría verificable en el acceso a cierta satisfacción que así producido, permite a la vez que estos analizantes puedan pasar como analistas, que hagan ese paso y que la Escuela nombra como tal. Entonces, ¿cómo esa mejoría se inscribe respecto de lo invariable? ¿Un cambio de régimen, de intensidad, un desplazamiento? Siempre difícil de explicar, Miller dio la palabra a los recientemente nominados AE, de los que esperábamos escuchar los distintos modos en que sucedió ese paso para cada uno de ellos.

Comenzó la secuencia el testimonio de Angelina Harari (EBP) Un análisis de 32 años, con 3 analistas diferentes, planteaba un reto a la hora de trasmitirse. Tituló su presentación “Socios en singular” y la cuestión giraba en torno de una cuestión crucial: Cómo hacer pareja. “O casada o nada, entonces nada”, una (falsa) opción que fue declinando de diferentes maneras en la historia subjetiva incluyendo, como no podía ser de otra manera, la relación con el partenaire analista. La perspectiva del no-todo, se verificaba de esta forma como un no-toda mujer se satisface con un hombre. El cambio respecto del goce adquiere en este caso la afectación de una modalidad lógica: lo que se cambió es el signo que se pone por delante (en términos lógicos podría ser necesario, imposible, contingente, etc) Una vez más J-A Miller lo grafica con su siempre tan bienvenida claridad: es como un semáforo -nos dice-; el palo es siempre el mismo, lo que va cambiando es el color de las luces.

Siguió el testimonio de Sergio Passos Ribero do Campos (EBP “Atravesamiento-travesura del sinthome”) quien con un orden limpio y puntilloso presentó su historia en capítulos –de la que él pudo decir, sin que estuviera escrito en su testimonio, que era una histeria-, de tal modo que permitió bromear a Miller sobre la histeria supuesta por el colega en oposición al estilo de la presentación que presumía su prolijidad, en un clima de muy cordial conversación. En este caso, la versión de su confrontación con lo real de la mujer tomó la forma de “imposible de comprenderla”, para dar lugar a un poder “amarla, sin comprenderla” Nos dijo además, que el pase hay que pagarlo, y él pagaba con gusto el poder reírse de sí mismo, y el modo en que descubrió –aclarando que para él se trata más de descubrir que de inventar- su sinthome, permitiéndole pasar “de la infancia a la infantería; de los soldaditos de plomo al guerrero conciente” “Antes un niño cargaba a un hombre; hoy un hombre carga un niño”

Gustavo Stiglitz (EOL) ubicaba cómo el analista está siempre dispuesto a adoptar un semblante para que el analizante “no se entretenga con la tontería de su goce” y logró situar esta posición en su propio análisis, haciendo particular énfasis en su último análisis y su particularidad transferencial. El significante “payaso” daría en el clavo desde la primera entrevista con un nuevo analista, luego de la muerte de su analista anterior, para permitir efectuar el trabajo que lo conduce hasta el final. Si la insistencia fantasmática se ubicaba en este caso del lado de la exclusión (“fuera de lugar” “sabía que no iba a estar a la altura”) la solución se presenta del lado de una transformación, un deslizamiento de lo “excluido” a lo “heterogéneo”, en tanto una diferencia, un rasgo distinto, pero adentro.

La perspective du reste

La tarde tomó otra forma, no testimonial en sentido estricto o reservado a nuestro uso del término- aunque pueden considerarse testimoniales en sentido común, ampliado del término-

Comenzó Marcela Almanza (NEL-Delegación México D.F.) con “Elogio de la sombra” nombre de su trabajo que le viene –en tanto valor de mensaje invertido- del Otro que es la Escuela y que ella reconoce como “caja de resonancias” a través de sus respuestas. Marcela nos habla de sus sueños, y de cómo una pesadilla fijada a un modo particular de su goce, va siendo transformada en un nuevo saber, y un nuevo saber hacer que permite colocar las piedras fundamentales de lo que hoy es la NEL-Delegación México D.F. El sueño de un nombre, el compromiso de un trabajo decidido y una nueva forma de resolver la problemática del amor se conjugan en una potente trasmisión de los efectos subjetivos de un análisis. “¿Por qué un análisis?”- se pregunta- “Porque se ocupa de lo no evidente” y allí las sombras y el goce escópico del que nos habla, cobran todo su valor. Miller destacó la importancia de la creación de una Institución del Campo Freudiano en México y de cómo, para que esto suceda y suceda de la buena manera, es necesario que alguien sueñe: “que alguien sueñe y cuente sus sueños”, pasando por una sublimación luego en el sueño, haciendo de la pesadilla “un sueño benéfico para todos”

Clotilde Leguil (ECF) nos habló de la “Précarité de la fin de l´analyse” Allí plantea el valor del testimonio del pase oponiéndolo a cualquier impulso narcisista yoico basado en el espíritu de una época que convoca a hablar de la intimidad en público. De tal forma sitúa una respuesta subversiva a esta convocatoria, en tanto el testimonio habla con delicadeza y con pudor. Propone conservar muy cuidadosamente la precariedad que ubica como esencial en la lógica del fin de análisis del lado de lo único, lo no reproducible al modo de la época. A esta precariedad la ubica en un descubrimiento que nombra como “Tú, que te creías un bello sujeto que habla, no eres más que una sustancia gozante” Y sugiere reflexionar sobre la actual temporalidad -y función de dar testimonio durante ese tiempo- de los AE de la Escuela, bajo esta perspectiva. Propone, incluso, debatir la reducción cuantitativa al menos de los testimonios.

Ricardo Nepomiachi (EOL) continuó con su aporte “De entrada, el horizonte del fin” y apuntó a lo que figura en el centro del debate actual en su Escuela (EOL) : la política de las admisiones con el horizonte del pase. Si en la Escuela se trata de sostener la pregunta por “qué es un analista?”, sin lugar para ninguna respuesta identitaria, ¿de qué modo esta perspectiva se verificaría en el ingreso a las Escuelas? Luego de revisar con detalle el principio de que el analista se autoriza de sí mismo… y de algunos otros, consideró el lugar de las autoridades como aquellas que ocupan el lugar de ese “algunos otros” De esta forma, a ellas les compete reconocer en la enunciación el modo en que la soledad de cada analizante postulante se articula con su demanda de ingreso. En este punto, Nepomiachi retoma una referencia de Miller en la que indica que sobre esta cuestión no se trata tanto de reconocer como de promover, para enlazarlo a lo que ha sido su experiencia como “recién llegado” a la Escuela, hace 30 años. Y señala: “no se nos hizo esperar para formar parte de esta aventura psicoanalítica”, para concluir con una contundente invitación a “que el provenir se realice desde ya”

La nouvelle Alliance

Osvaldo Delgado (EOL), presentado como “nuestro universitario máximo defendiendo la causa del psicoanálisis” en Buenos Aires presentó su trabajo “Dar el paso interminable”, un meticuloso estudio sobre la noción de terminable e interminable en la obra de Freud y su continuidad y discontinuidad en la enseñanza de Lacan. Señaló que para Freud el análisis es terminable e interminable, que no es lo mismo que terminable o interminable. Para los analistas, el análisis es interminable, y esto no contradice la pluma de Freud en tanto la aptitud de analista es una tarea permanente. Sobre el final del texto, Lacan aparece como necesario, iluminando precisamente este aspecto en que la pulsión de muerte freudiana es lo real en tanto puede ser pensada como lo imposible, privilegiando el lugar del analista encarnando al/a lo extraño.

Phillippe de Georges (ECF) leyó “Du mouvement comme nécessité” partiendo de la propuesta de pensar el pase de mañana. De tal forma puso a consideración, retomando las discusiones del JJ, el cartel, la garantía y el pase trípode -en este sentido- de la Escuela, por lo cual su ponencia trajo puntuales preguntas y precisiones sobre qué tipo de lazo social anima a la Escuela. ¿Qué lazo es posible sin aplastarse con identificaciones horizontales o verticales? ¿Es posible esperar una Escuela de la desidentificación? Queda abierto al debate, que prosigue.

Lieve Billiet (NLS) titula su ponencia “Sortir du noir” y trabaja sobre la opacidad, ubicada en una “mancha negra” con la que tiene que dar muchas vueltas y vueltas dichas en su análisis, y cómo esta opacidad va delimitando ciertos modos de respuesta, en las declinaciones que toma el padre. Y cómo diferentes momentos de análisis van precipitando conclusiones y consecuencias también distintas. Así, un tiempo en el que el sentimiento de culpabilidad había sido racionalizado por el trabajo analítico sin dejar ver allí su núcleo de goce, es conmovido más tarde por el deseo del analista.

Juan Carlos Indart (EOL) titula el texto “S(A) et l´´Ecole Une” Allí nos dice que se alegró con los debates actuales centrados en la política de la enunciación, pero que esto no lo sorprendió ya que Lacan incluso antes de pensar el dispositivo del pase, indicó el nudo entre psicoanálisis en intensión y en extensión. Así, precisó que ninguna Escuela debe enviar a sus analistas a la extraterritorialidad sin una clara referencia política, en primer lugar porque el discurso en el que se insertan sí la tiene. Sin esta orientación, la Escuela puede parecer abierta, pero se cierra; puede parecer despierta, pero termina durmiéndose. En tal dirección propuso que lo único a lo que no se puede renunciar siguiendo la enseñanza de Lacan es esta consideración del nudo entre psicoanálisis en intensión y en extensión, dejando un gran espacio de discusión abierto, cuestión que retomó en su comentario Leonardo Gorostiza, especial y espontáneamente invitado por JA Miller a participar de esa mesa. Asimismo, lanzó otra propuesta que junto con la anterior se discutirán debidamente en la Asamblea: nominar al propio Jacques-Alain Miller como AE de la Escuela Una, fundado en lo que según él ha significado y significa, respecto de este nudo que presenta como esencial e irrenunciable.

Finalmente, Aurélie Pfauwadel presentó su trabajo “De la souplesse pour la passe” en el cual planteó algunas propuestas para discutir sobre el pase y especialmente su trasmisión, incluso más allá de los testimonios. Sugierió que todos los actores tengan una responsabilidad activa en la trasmisión de lo que allí sucede, considerando a los pasadores y al cartel mismo del pase. JA Miller invitó a Aurélie a concurrir en calidad de asistente a la Asamblea –a pesar de que no es miembro de la AMP- puesto que su contribución será discutida también en ése, el espacio de la gran conversación de la Escuela Una.

28 de abril de 2010

[EBP-Veredas] Resenha da II Jornada de Cartéis


II Jornada de Cartéis da Delegação RN
Foi com um entusiasmo renovado que no sábado, dia 24 de abril, realizamos a II Jornada de Cartéis da Delegação RN.
Duas mesas de trabalho discutiram o tema proposto: “O Cartel e a Escola de Lacan”. Em sua fala de abertura, Cláudia Formiga, coordenadora da Delegação, deu as boas vindas e conclamou todos ao trabalho, lembrando da importância do Cartel como órgão de base da Escola na formação do analista e na transmissão da psicanálise.
A primeira mesa trouxe um animado debate que teve como base principalmente os textos de Lacan, Jacques-Alain Miller e Stella Jimenez, além de outros autores. Aline Maia fez um percurso pela história da criação, por Lacan, do dispositivo do cartel, partindo do seu texto “A psiquiatria Inglesa e a Guerra” passando pela “Ata de fundação” e a “Carta de Dissolução”.
A contribuição de Cláudia Formiga trouxe para a discussão a questão do mais-um, significante enigmático cuja função está relacionada com uma provocação à elaboração. Citando Miller, Cláudia ressaltou uma aproximação existente entre a lógica do cartel e o discurso da histérica e lembrou Sócrates como exemplo de um discurso cuja ética se aproxima da ética do mais-um.
A partir da pergunta “o que se transmite num cartel?” Viviane Leite enfatizou a importância da passagem do trabalho de transferência à transferência de trabalho, como resultado da elaboração em um cartel e Liège Uchôa destacou do texto de Stella Jimenez a elaboração dessa autora sobre o estilo como aquilo que se transmite em psicanálise, ressaltando a importância do cartel como lugar privilegiado onde ocorre essa transmissão.
À tarde, três colegas trouxeram seus produtos de cartéis: Ana Aparecida Rocha, com o trabalho “Acolher crianças em um CAPSi: o que se escuta? “ fruto do cartel Sintoma e Laço Social. Paulo Henrique Fernandes falou de sua experiência em cartel apresentando um trabalho sobre as entrevistas preliminares e sua importância para a direção do tratamento e, por ultimo, a contribuição de Juliana Ribeiro com o trabalho "O mal-estar na inclusão escolar: fragmentos do trabalho com uma professora."
Um profícuo debate se estabeleceu com a participação e os comentários dos colegas presentes.Além do trabalho cuidadoso nossa jornada teve momentos agradáveis em que degustamos um saboroso brunch, ouvimos boa música e desfrutamos da companhia dos colegas.
O evento foi encerrado pontualmente, com o seu objetivo alcançado, o que se pode constatar pelas propostas de cartéis surgidas.
Para a jornada confeccionamos uma brochura com textos sobre cartel, que pode ser adquirida da na secretaria. Um livro “Ache seu cartel” estará à disposição na delegação para quem estiver interessado em passar pela experiência de um cartel.“Vamos. Reúnam-se vários, grudem-se o tempo necessário para fazer alguma coisa e depois se dissolvam para fazer outra coisa (...) se desliguem antes de ficarem grudados irremediavelmente”.
Assim, Lacan apresentou de modo simples a questão do cartel em março de 1980. Esse “fazer algo” é o que Lacan chama de trabalho da Escola. Nossa aposta é que nossa delegação possa trazer o espírito da lógica inventada e re-inventada por Lacan e experimentada por tantos colegas ao longo desses 46 anos. Ousemos saber.
E a esse saber que se depura nessa lógica, Lacan nos orienta, em sua Ata de fundação, a assegurar que “nada se poupará para que tudo o que façam de valioso tenha a repercussão que merecer no lugar que lhe convenha”.
Ana Eloá Cerqueira
Coordenadora de Intercâmbio e Cartéis

Nuevo Blog de la NEL-Maracay



"Singular" es el nuevo Blog de la NEL-Maracay, a través del cual estaremos haciendo intercambiando información sobre las actividades de la Delegación Maracay de la Nueva Escuela Lacaniana, así como de otros temas actuales del psicoanálisis.





Desde sus inicios la NEL-Maracay ha mantenido como norte ofrecer un espacio para la difusión del psicoanálisis en la ciudad haciendo valer la utilidad pública de la escucha psicoanalítica y la actualidad de sus principios éticos en el mundo contemporáneo. La utilidad pública del psicoanálisis se mide de cara a las formas actuales del sufrimiento de los sujetos. Los síntomas contemporáneos, la anorexia, las toxicomanías, la violencia, son expresión de una voluntad de muerte que responde al malestar cultural actual. Frente a ello el psicoanálisis ofrece un espacio para la palabra del sujeto que permita restituir su dignidad y su dimensión humana lejos de todo sentimentalismo y de todo utilitarismo.





A través de este blog nos proponemos dar continuación a esa apuesta por el sujeto y la palabra como alternativa real ante el malestar actual.





La dirección para visitarnos es:





http://nelmaracay.blogspot.com/



Seminario Internacional - Ana Ruth Najles


http://nel-amp.org/



26 de Abril de 2010
www.nel-mexico.org

La NEL- Delegación México DF invita a
Seminario Internacional
Ana Ruth Najles

Psicoanalista, AME de la EOL (Escuela de la Orientación Lacaniana) y de la AMP (Asociación Mundial de Psicoanálisis). Miembro del Consejo Estatutario de la EOL, docente del Instituto Clínico de Buenos Aires (ICBA) y del Instituo Oscar Masotta (IOM). Autora de múltiples artículos difundidos en diferentes medios, de diferentes lenguas, y de los libros: Una política del psicoanálisis -con niños- (Plural Edit., La Paz, Bolivia, 1996); El niño globalizado. Segregación y violencia (Edit. del Campo freudiano de Bolivia y Plural Edit. La Paz, Bolivia, 2000); y Problemas de aprendizaje y psicoanálisis (Edit. Grama, Buenos Aires, 2008).
Seminario Internacional
La práctica del psicoanálisis con niños en la orientación lacaniana
La concepción que el psicoanálisis tiene de lo que es un niño no es ni la de la sociología, ni la del campo jurídico, ni la del imaginario social.
Los extravíos producidos en la práctica del psicoanálisis con los niños a lo largo de su historia, dan cuenta de la confusión discursiva de quienes se proponen para “encarnar” la posición del analista en el dispositivo analítico.
A partir de su adecuada puesta en función, la tradicional diferenciación sostenida entre adultos y niños adquiere una nueva dimensión.
Si para el psicoanálisis se trata de la relación del sujeto con el discurso, los diferentes estados del sujeto (mismo que no puede ser confundido ni con la persona ni con el individuo) deben ser considerados con respecto a su posición discursiva, y no en relación con las etapas de desarrollo cronológico.
De este modo, el psicoanálisis con niños pone a prueba la relación que cada practicante tiene con el discurso analítico, pues un analista es aquel que sabe que no se trata ni de educar, ni de cuidar, ni de fascinarse con un niño, sino de facilitar las vías para que el sujeto comparezca en el lugar de la verdad, punto de partida de la transferencia analítica y, por ende, de la puesta en marcha del dispositivo.
Si J. Lacan en “Dos notas sobre el niño” [1] plantea que el niño neurótico está situado en el lugar del síntoma de la pareja parental, es porque cuando los padres traen a un niño a la consulta, lo traen en tanto aquello que les provoca un sufrimiento.
Lo que un psicoanalista intenta obtener, por su posición, es que aquel que viene presentándose para ser amado por la ofrenda que es su síntoma, se transforme, en virtud de la transferencia, en sujeto analizante.
Un analista, entonces, es aquel que sabe que su política es la de conducir al ser hablante a consentir a su goce, a hacerse responsable de él frente a los otros, y esto es válido también, para el trabajo clínico con los niños.
Durante el seminario se trabajarán los diversos conceptos teóricos que se articulan en la práctica, la cuestión de la demanda, el alojamiento de la angustia en el dispositivo, el concepto de síntoma dentro de la orientación lacaniana, el lugar de los padres en la dirección de la cura y las vicisitudes de la transferencia.
Referencias
[1] Intervenciones y Textos II (Ed. Manantial)
Fecha y horario: Sábado 5 de junio, de 10:00 a 13:00 y de 15:30 a 18:30 hrs.
Lugar: Auditorio de la Alianza Francesa San Ángel, Plaza S. Luis Potosí #26, Col. San Ángel (a la altura del Metrobús "La Bombilla")
Se entregarán certificados de asistencia
Conferencia pública
El niño del mercado global
El imperio del mercado ha transformando el mundo del siglo XXI en un espacio global, lo cual no deja de tener consecuencias sobre cualquier ser hablante, ya que el vertiginoso avance de la ciencia y de la tecnología tapona con modalidades cada vez más apremiantes al ser hablante en función del ideal de universalidad promovido por la ideología científica.
Es evidente que los medios masivos de comunicación, solidarios del mercado global, se encargan de hacer saber sobre el último objeto del que cada uno carece, sobre el último estrago acaecido en el pueblo de al lado o en la casa del vecino, sobre la última catástrofe que afectó al territorio más alejado de nuestro país en el mundo.
Hasta se ha llegado a pensar que la Guerra del Golfo podría haber sido un invento de los medios, que tal vez no tuviera más existencia que la otorgada por las pantallas de los televisores. Así como la muerte puede ser para los niños una mera ilusión, ya que ‘el actor que muere en una película está vivo en otra’, como decía un niño en mi consulta.
Es evidente también, por lo que afirman estos mismos medios, que los niños, en cuanto consumidores, son uno de los blancos preferidos de las estrategias de mercado. Es así como un niño sabe poner en evidencia -hoy más que nunca con el sostén de la tecno ciencia- la impotencia del Otro. Por ejemplo, a partir de una queja atinente a los objetos novedosos que sus padres no pueden adquirir para satisfacer su capricho.
Los reyes magos ya no son los padres en la mente infantil: hoy, en los tiempos de la inexistencia del Otro, es el mercado.
Podemos plantear que toma aquí, en este punto, toda su dimensión la hipótesis de Lacan de “el niño generalizado” postulada en un texto del año 1967 [1].
Esto implica que todos, en cuanto consumidores, somos niños. Y esto es así porque la mayor identificación que se le propone al ser hablante en la actualidad, es la identificación al consumidor (se trata de consumir cualquier cosa, nos sirva o no).
El niño generalizado significa, entonces, tomar al ser hablante como objeto, dejarlo sin palabra, sin responsabilidad .
Y, ¿no es esa acaso la posición del niño en la sociedad?
Referencias:
[1] J. Lacan, “Discurso de Clausura de las Jornadas sobre las psicosis en el niño”, Analiticón Nro 3, Correo/Paradiso, Barcelona, España.
Fecha y horario: Viernes 4 de Junio, de 12:00 a 14:00 hrs.
Lugar: Facultad de Filosofía y Letras de la UNAM
Entrada libre y gratuita

Grupo Clínico
Limitado a los asistentes del Seminario Internacional, y que sean estudiantes de los seminarios regulares de la Delegación.
Fecha y horario: Domingo 6 de Junio, de 10:00 a 13:00 hrs.
Lugar: Salón #16 de la Alianza Francesa San Ángel, Plaza S. Luís Potosí #26, Col. San Ángel (a la altura del Metrobús "La Bombilla").
Cuotas de recuperación:
Para el seminario:

- Público en general: $700
- Estudiantes: $500
Grupo Clínico:
- $200
Formas de Pago: Efectivo, Depósito o Transferencia bancaria.
Cuenta Banamex Sucursal: 395 # de cuenta: 7815056 a nombre de Beatriz Elena Gastélum Díaz
Cupo limitado
Informes e Inscripciones:
vivianaberger@hotmail.com
Cel. 04455-1401-8238
Part. 5253-9801
La NEL (Nueva Escuela Lacaniana) fue creada el 18 de julio de 2002 en Bruselas (Bélgica) por la Asociación Mundial de Psicoanálisis (AMP).
La NEL comparte una orientación común con las otras Escuelas pertenecientes a la AMP: ECF (Francia), EEP (Europa), SLP (Italia), ELP (España), NLS (Europa anglófona), EOL (Argentina) y EBP (Brasil).
La Escuela tiene por objetivo el psicoanálisis, y por finalidad la restauración de su verdad, la transmisión de su saber, la formación de psicoanalistas y el control de la práctica analítica de sus miembros.
La Escuela comprende varias Sedes (Bogotá, Caracas, Cali, Guayaquil, Lima, Maracaibo, Medellín, Miami, Guatemala), Delegaciones (Cochabamba, La Habana, La Paz, Maracay, Tarija, Valencia, México)
Allí se realizan durante todo el año reuniones, conversaciones y seminarios clínicos y teóricos.
La Fundación del Campo freudiano fue creada por Jacques Lacan en febrero de 1979.
La Fundación está abierta a las iniciativas y a las innovaciones, ella misma las pide, aunque aquellos que la propongan no sean también los que la hagan.
En este crisol nacieron ocho Escuelas del Campo freudiano, que, con la Escuela de la Causa freudiana, pertenecen hoy a la Asociación Mundial de Psicoanálisis.
La Fundación alberga al Instituto del Campo freudiano, al cual se enlazan múltiples redes y numerosos grupos de estudio.
NEL México DF - 2010 | www.nel-mexico.org | info@nel-mexico.org




26 de abril de 2010

Le Journal du Congrès N° 14 et dernier



Le Journal du Congrès
Association Mondiale de Psychanalyse
26, 27, 28, 29 et 30 avril 2010
Palais des Congrès, Paris

Editorial n°14



Le déglingué et l’impossible


Les congressistes sont là. Grâce à leur détermination et aux cieux dégagés. Grâce à l’imposant travail de la commission d’organisation, qu’elle soit remerciée, bientôt chacun aura les instruments nécessaires pour s’orienter dans notre Méga-Congrès. Tout est en ordre pour permettre la conversation.

Nous avons commencé cette série du Journal du Congrès après Pâques, en parlant de la présence de Dieu dans le monde. C’était Lui qui, longtemps, fût le garant de l’ordre symbolique. Puis, cet ordre, il a fallu l’extraire de Dieu. Il a fallu, à l’époque de la mathesis universalis, que Descartes sépare Dieu et la raison, faisant de Dieu un lieu d’infini « incompréhensible » et créateur des vérités éternelles.

L’inconscient freudien, la raison après Freud, hérite de cet ordre symbolique, mais doublement troué. Il est troué du paradoxe que détectait Russell dans toute écriture logique possible. Dans les termes de sa lettre de 1902 à Frege : « Soit w le prédicat : être un prédicat qui ne peut être prédiqué de lui-même. W peut-il être prédiqué de lui-même ? Pour chaque réponse, son contraire s’ensuit. Nous devons donc conclure que w n’est pas un prédicat. De la même manière, il n’y a pas de classe (comme totalité) de ces classes qui, chacune prise comme une totalité, n’appartiennent pas à elles-mêmes. De cela je conclus que dans certaines circonstances un ensemble (Menge) défini ne forme pas une totalité. »

D’une part, nous avons le trou que forment ces ensembles, qui ne sont pas pour autant des totalités. Ils ne se ferment pas. D’autre part, il y a le trou du sujet lui-même, inconscient, ce qui veut dire plus exactement qu’il y a des idées qui se forment sans aucune nécessité de conscience. « Ce qu’il faut dire, c’est : je ne suis pas, là où je suis le jouet de ma pensée ; je pense à ce que je suis, là où je ne pense pas penser ».

Le Ciel de la Psychanalyse est doublement déglingué. Déjà Descartes se moquait de la régularité du ciel - tant vantée par d’autres, alors qu’il ne le trouvait vraiment pas si régulier que cela. Le ciel de l’Inconscient, quant à lui, est vraiment ruiné. C’est sans doute pourquoi Freud préférait lire l’ordre de l’inconscient dans les ruines des villes comme Rome et Pompéi. Dans ce trou, ce déchirement, c’est là que vient se loger l’objet (a), dans ce ciel bizarre, au zénith comme l’avait souligné Jacques-Alain Miller dans le dire de Lacan. Un « élément intensif qui périme toute idée de mesure ».

Alors, cet ordre troué, muni de son objet intensivement dérangeant, mérite-t-il encore le nom d’ordre symbolique ?

Ne pourrait-on pas se contenter d’un rapport intensif avec un réel sans loi ? Non ! Le réel ne s’affronte pas en face, pas plus que la mort pour Freud. Pour aborder le réel, il faut en passer par le littoral des impossibles. C’est comme pour le sinthôme, il s’aborde par les semblants. L’ordre symbolique bizarre que nous connaissons et qu’éclaire la raison après Freud, a de beaux jours devant lui. C’est un ordre dispersé avec ses paradoxes surmoïques qui font que les gardiens de l’ordre sont souvent les premiers pêcheurs. On apprend aujourd’hui sur Slate que « des employés et contractuels de la Security and Exchange Commision (SEC), l'organisme fédéral américain de règlementation et de contrôle des marchés financiers, visitaient des sites pornographiques sur les ordinateurs de la SEC, selon une enquête de l'organisme obtenue par CNN [Ce n’était pas n’importe qui] plus de la moitié de ces employés étaient payés entre 99.000 et 223.000 dollars par an (soit entre 75.000 et 168.000 euros). « Il est pour le moins inquiétant que des haut fonctionnaires de la SEC passaient plus de temps à regarder du porno qu'à essayer d'empêcher les évènements qui ont amené notre économie au bord de l'effondrement», a déclaré le député républicain Darrell Issa, qui fait partie de la commission de la Chambre des représentants sur la réforme de la fonction publique. Les républicains, qui sont opposés à une trop grande régulation des marchés financiers, n'ont d'ailleurs pas tardé à utiliser l’affaire pour discréditer la SEC. » Tout est bon pour essayer d’éviter la réglementation des pratiques de voyou des fonds d’investissements, comme celui de John Paulson. Les coquins dénoncent les gendarmes comme voyous. C’est la dernière nouvelle bizarre dont fait état le Journal du Congrès. C’est maintenant du Congrès lui-même que viendront les surprises, dès lundi. Nous en aurons même des images. Il y aura un canal YouTube sur le blog de l’AMP. Stay Tuned !

A lundi, au Palais des Congrès,

Eric Laurent, le 23 avril 2010

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Échos d’ici et d’ailleurs au parfum du Congrès


Nimbé de fumé
Par Christiane Alberti (ECF)
C’est au coeur d'une Buenos Aires nimbée de fumée, que nous étions conviés, il y a deux ans, à examiner les objets a dans l’expérience analytique.
C'est un nuage de cendres qui aujourd'hui fait l'actualité et comment ! au moment où s'ouvre le Congrés de l'AMP à Paris.
La fumée est toujours par essence le signe du fumeur (Lacan dans Encore), signe moins de quelque chose que d’un sujet, signe susceptible de provoquer le désir !


Nube cenicienta
Por Juan Fernando Perez (NEL)
Un grupo de miembros, asociados y amigos de la NEL (al rededor de 50, quizás algunos más), de varios países de Los Andes, el Caribe, América Central y USA, se preparan a llegar a París
a pesar de la nube cenicienta. Nube inquietante, pero que nos ha aportado ya, además de la inquietud por no estar eventualmente con los colegas de la AMP en el Congreso,
la posibilidad de pensar desde otro ángulo nuestro tiempo.
Esperamos, entusiastas saludarles personalmente el lunes. À Bientôt.


Trous à volcan
Par Virginio Baio (SLP)

Une bouffée d’air de printemps m’a pris!… quand j’ai accepté des excuses de la part de quelques collègues, sans savoir pour autant de quelles excuses.
Ils avaient raison. L’heure n’est pas au “desertum fecerunt”, mais notre pays analytique est riche de trous, de trous à volcan.
Notre village de l’Europe analytique est traversé par un sprint enthousiaste des “nouveaux venus”.
C’est le rush vers Paris, vers la cause! Ces trous à volcans qui poussent sont ces AE venus d’Europe à Pise pour nous lire Lacan;
ils partagent avec nous leur pratique. Ils sont ces “nouveaux venus à venir” qui esquissent des champs à analysant,…
C’est ces collègues qui viennent de partout, au travail des impasses du droit, de l’autisme, de l’École,…
Dans le désert des villes de toscane, la clinique de Lacan sobrement fait son chemin.
Petit enfant, j’étais collé aux portes du stade pour y entrer gratuitement et regarder les derniers minutes du match, pour applaudir le Maradona du village.
Là, pour les “nouveaux venus” les portes sont ouvertes dès le début. Pour un autre match.
En fait je jalouse de pouvoir devenir un “nouveau venu”,
qui joue dans la jeune équipe de barcelone de … Lacan – dera de l’Ecole. Ciao amici.

Caro diario
Por Damasia Amadeo de Freda (EOL)

Algunos hechos que sucedieron días antes de un esperado Congreso
Jueves 15. Un volcán en erupción no ensombrese al Buenos Aires psicoanalítico.
Viernes 16. Se cierra el espacio aéreo. Sobrevuela la incertidumbre.
Sabado 17. Una nube de cenizas opaca los ánimos.
Domigo 18. Las expectativas colapsan junto con los aeropuertos de Europa y las estaciones de tren.
Lunes 19. Un corredor de buenas noticias. Abre Charles de Gaulle!
Martes 20. El cielo se esclarece, la nube se disipa.
Miércoles 21. Nuestro Congreso no será Pompeya.
Lunes 26. Ernest, nuevamante “París será una fiesta”.

Un paquebot Monréal – Rotterdan...
Por Anne Béraud (NLS)

L'agitation parisienne nous parvient : ça respire, ça palpite, et nous le sentons au-delà de l'océan. On trépigne d'impatience de se rendre à l'évènement.
Pour être au RV, le nécessaire avion nous a fait quelques frayeurs...
Les cendres crachées par le volcan ont contraint le ciel au silence. Nous avons cru être retenus en otage, coincés de ce côté-ci de l'Atlantique.
J'ai envisagé le paquebot Montréal-Rotterdam par exemple...
autre temps, autre rythme..., mais justement le rythme effréné dans lequel tourbillonnent nos vies actuelles rendaient la chose difficile.
Puis l'espoir a repris au fil des vols qui repartaient.
Mais les premiers, mardi, ramenaient en France les voyageurs restés coincés au Québec sans emporter d'autres passagers...
Demain, nous devrions arriver à monter dans l'avion pour rejoindre Paris et son congrès finement préparé, ciselé... et si désirable après l'avoir cru inaccessible... À bientôt


Ficciones
Por Oscar Ventura (ELP)
Es posible, me pregunto, leer una sola vez Tlön, Uqbar, Orbis Tertius ? Puede ser.
Tal vez, leer a Borges sea sólo la ficción de leer. Quizás también leer a Borges es como leer a Joyce. No se los puede dejar de leer, hay algo allí que no cesa de escribirse. Y no se trata tan solo de un rasgo de nostalgia imaginaria, la evocación que puede producir el pensamiento entre las sombras de Palermo y las calles de Dublín. ¡¡¡No es sólo eso!!!, casi les grita Lacan a sus alumnos. Para el que escucha, es una interpretación... No es sólo el Borges sorprendido; sorprendido por Borges. En un parque, en Estados Unidos, o en la transparencia de “Borges y yo” cuando escribe: “Sería exagerado decir que nuestra relación es hostil; yo vivo, yo me dejo vivir, para que Borges pueda tramar su literatura y esa literatura me justifica...” No es solo que Leopold Bloom y Stephen Dedalus puedan ser Borges hablando con él mismo. Sin duda no es poco, sin embargo hay más para el que quiera asomarse. La ceguera puede transmutarse en nitidez, como lo estrafalario puede destrozar la lengua, hasta hacerla estallar. Son las buenas formas, anticipadas, nobles, del estallido de los semblantes. Y probablemente una brújula privilegiada para orientarse en D’un discours qui ne serait pas du semblant.

Borges recomendaba, en un relato breve, muy breve, los viajes en globo a los viajes en avión. Entre otras cosas, les parecían más seguros y menos claustrofóbicos, la lentitud del aterrizaje esclarece las ideas. Sin duda es una buena opción para desplazarse por una Europa en erupción volcánica, donde lo que en realidad tiembla y se hace ceniza es su semblante mismo. ¿Puede haber mejor clima para nuestro Congreso? Difícil. Cuando la construcción de un nuevo semblante para el discurso analítico se impone. Las mejores cosas, se hacen bajo la urgencia... Son una tormenta de ideas. Es nuestro volcán. No toda la atmósfera del País del Psicoanálisis está atravesada por los surcos de la aletósfera, por el empuje a una formalización imposible, en ella habita aún, sin duda, la sed del inmortal, ese que ya se sabe muerto.

Y ahí está París, hoy, mañana mismo, es el testimonio de que el futuro ya llegó. Y que todavía está por realizarse. Tal vez por ello me preguntaba si es posible leer una sola vez... TLÖN no lo permite, maxime cuando el inglés, el francés y el mero español habrán desaparecido, y uno se sorprende ante esa indecisa “traducción quevediana” del “Urn Burial de Browne” que bajo ningún concepto Borges, ha querido dar a la imprenta. Quizás lo más interesante es esa cosa, que de París, no daremos jamás a la imprenta, porque escribirla, la volverá tan necesaria como inútil.

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Dossier de publications des Écoles de l’AMP

En décembre 2009, Jacques Alain Miller lance l’idée d’un dossier présentant les publications des Ecoles de l’AMP selon cette règle du jeu :
les Présidents des Ecoles établissent la liste des publications papier et électroniques, chaque publication envoie son document de présentation
selon un mode d’emploi précisé.
Stupéfaction, la plupart des documents envoyés s’avèrent informatiquement intraitables.
Nous voilà avec ces multiples symptômes à prendre en compte dans leur singularité et à faire passer par le chat de l’aiguille des nécessités techniques.
Vous apprécierez le résultat quand un exemplaire vous en sera donné dans votre dossier au Palais des Congrès lundi matin.

Pour la Commission d’organisation du Congrès,
Anne-Charlotte Gauthier

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FÊTE DE CLÔTURE DU CONGRÈS AMP
Vendredi 30 avril 2010, au Cabaret sauvage

Le Cabaret Sauvage, avec son toit en forme de chapiteau, se situe dans le parc de la Villette à côté du Périphérique

Programme

Accueil extérieur au son de l’accordéon

21 h : Ouverture des portes et accueil dans le hall où une coupe de champagne sera offerte.

21 h 30 : Ouverture de la salle de bal et installation du public.

21 h 45 : « Entre ciel et terre », numéro de voltige accompagné par une violoniste et une violoncelliste

22 h : 1er Set du Royal Majestic Orchestra (musique afro-cubaine et latino)

22 h 45 : Tango pour nos amis argentins

23 h : « Les filles volantes », numéro de voltige

23 h 15 : 2e Set de l’orchestre

Minuit : DJ Smoky

Pour la Commission d’organisation, Thierry Jacquemin
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NEL-MEDELLIN CUENTOS A LA LUZ DEL PSICOANÁLISIS


Sede: Calle 49B No. 64B-112 (201) Ed. El Rectángulo (Sector Suramericana)
Tels 260 18 72/ 260 31 74/ 583 27 89
Horario de atención: Lunes a Viernes: de 4:00 p.m. a 8:30 p.m. Sábados: de 8:00 a.m. a 12:00 m.

PSICOANÁLISIS Y LITERATURA
Cuentos a la luz del Psicoanálisis

James Joyce: Los muertos

Margarita Múnera
Psicoanalista. Asociada a la NEL-Medellín

Último miércoles de cada mes, 7:30 p.m.
Miércoles 28 de Abril, 7:30 p.m.

Entrada libre

Sede de la NEL-Medellín
Calle 49B No. 64B-112 (201) Ed. El Rectángulo
Presentación: el surgimiento de un público interesado en venir a la Sede a escuchar voces venidas desde el psicoanálisis en relación con las obras literarias, nos anima a continuar este año con la actividad: “Cuentos a la luz del psicoanálisis”, con una selección de cuentos, que por tratarse de textos escogidos puntualmente por la conexión con algún concepto psicoanalítico y por ser relatos cortos, los consideramos apropiados y fecundos para promover y mantener vivo el diálogo entre el psicoanálisis y la literatura.
Coordina: Silvia Muñetones J. Asociada a la NEL-Medellin

Fecha de incio: miércoles 28 de Abril de 2010
Fecha de cierre: miércoles 24 de Noviembre de 2010

Programa
Fechas
Expositor(a)
Cuento(s)
Abril 28
Margarita Múnera
James Joyce:
Los muertos
Mayo 26
Silvia Muñetones

El arte: una salida a lo Real
Marguerite Yourcenar:

Cómo se salvó Wang Fo

Junio 30
Luz Adriana Bedoya

La relación sexual que no existe
Juan Carlos Onetti:

Esbjerg, en la costa y
Tan triste como ella
Julio 28
Olga Eugenia Arboleda

El goce de la mirada y la estética de la fealdad

Muriendo tu vida: una identificación que hace estrago
Rosa Montero:

Amor ciego

El
Agosto 25
José Fernando Velásquez
El desencuentro entre los sexos
Henry Miller:
Gallo loco
Sep. 29
Ana Victoria Saldarriaga

Contraste entre el lenguaje metonímico en "Circe" y el metafórico en "El encuentro"


Cortázar: Circe

Borges: El encuentro

Oct 27
María Isabel Uribe

Pero, como toda carta, siempre llega a su destino

Edgar Allan Poe:
La carta robada

Responsable del Voz a vos: María Cristina Giraldo

25 de abril de 2010

Le Journal du Congrès N° 12

Le Journal du Congrès
Association Mondiale de Psychanalyse
26, 27, 28, 29 et 30 avril 2010
Palais des Congrès, Paris

Editorial n°12

Les deux côtés de l’Atlantique


Même la Norvège et l’Allemagne ouvrent leur espace aérien. C’est dire. Les congressistes rejoignent Paris. Nous en avons de multiples témoignages. C’est souvent dans l’inconfort, pour les premiers en mélangeant route, train et avion, puis pour les autres en suivant avec retard des voies aériennes plus directes. L’épisode se referme. Les deux rives de l’Atlantique se rejoignent. Les symptômes demeurent. Mais lesquels ?

Au moins deux conceptions s’opposent pour apprécier les rapports du sujet et des impasses de la civilisation, son désordre symbolique fondamental. L’une est qu’à mesure que le lien social s’affaiblit, l’individu est accablé par des responsabilités et des épreuves inédites qui l’épuisent. Sous la rubrique de pathologies du lien social, on met les addictions, les troubles du comportement, le stress et la souffrance au travail, mais aussi celle des femmes et des exclus. La dépression, l’anxiété, le traumatisme ou la fatigue psychique se présentent comme l’envers même de toute description du lien social, nouvelles Erynnies, elles l’accompagnent comme une ombre.

On peut aussi considérer que ce n’est qu’un question de langage et non d’envers. Le langage de la souffrance psychique, l’idée que la société peut faire souffrir serait une idée à prendre avec des pincettes. Nous nous trouverions devant un phénomène comme ces plaintes sur l’insécurité. Il faudrait séparer l’insécurité du sentiment d’insécurité, et de doctes experts viendraient se succéder pour nous enseigner qu’il n’y a aucune raison de ne pas se sentir en sécurité dans le giron de l’Autre contemporain.

D’où vient le désordre ressenti? Vient-il de l’impossible des idéaux ou d’une manifestation de l’individualisme qui se retrouve contre lui-même ? En lieu et place des interdits, les troubles contemporains seraient avant tout ceux des « séductions morbides des idéaux » qui le contraignent à devenir lui-même. Un sociologue veut résoudre la question par une expérience mentale. En opposant deux « sociétés » ou civilisations, l’Amérique et l’Europe, ancrées dans des discours constitutifs et des mythologies opposées. L’opposition se lit de façon récurrente dans tous les grands débats sur l’invention du lien social contemporain, mais plus récemment sur la réinvention du système de santé américain. Pour les Européens, ce serait le délitement du lien, de la solidarité, des idéaux, qui fait porter sur l’individu le poids de l’assertion personnelle. Pour les Américains, le seul idéal dont la civilisation aurait besoin est le self et son double, le self-governement, couple solidaire de l’autonomie et de la communauté qui se gouverne elle-même. En un sens, le sujet « américain », tout entier anticipant sur le futur serait celui qui serait vraiment délivré des idéaux pour produire une identification commune, propre à la culture populaire, le mainstream commun à tous. L’encombrement des idéaux en Europe aurait deux conséquences : la nostalgie du temps où ils existaient, la production d’une posture « anti-moderne » d’une part, et d’autre part la souffrance que leur impuissance entraîne. La réduction des idéaux au trognon du self aurait l’avantage de produire un sujet vraiment en phase avec la modernité, au-delà de toute nostalgie. L’Amérique, avenir de l’Europe et avenir de tous.

L’état de la politique américaine est là pour nous rappeler que l’impossible se rencontre des deux côtés de l’Atlantique. L’occident est solidaire au-delà de ses mythes. La vie politique US est suffisamment bloquée à tous les niveaux, depuis la chambre des représentants jusqu’au Sénat, en passant la rue, pour que l’on ait le sentiment que quelque chose du self ne se gouverne plus. L’accablement sous les menaces de mort du Président, du chef de la majorité, Nancy Pelosi, et de multiples représentants est inquiétant. Bill Clinton, dans sa position réinventée de Président d’ONG, sage médiateur, appelle à se méfier de la haine. Les partisans des Tea-Party manifestent rageusement pendant ce temps. Quelque chose paraît bloqué dans l’optimisme américain du changement.

Est-ce durable, est-ce un coup de feu passager, une éruption qui s’éloignera comme le nuage semble le faire ? Nous l’espérons pour le bien des démocraties, mais qui sait ? La pulsion de mort a des malices que l’ordre symbolique met parfois beaucoup de temps à réduire. Au-delà des sociomanes qui veulent tout réduire à des formes de langages collectif, la perspective d’inspiration psychanalytique qui met en avant le poids des idéaux du sujet est trop courte. Dans cet usage, le terme d’idéal est trop ambigu. Il faut encore distinguer le plan imaginaire du moi-idéal et le plan symbolique où se détermine l’impasse. Lacan aussi, dans les années cinquante, parlait de la « grande névrose narcissique » de l’époque. Il a ensuite élaboré les différentes dimensions Réel, Symbolique, Imaginaire et leurs délicats nouage. La séduction des idéaux imaginaires est à la mesure de l’impossibilité ou de l’impuissance de traiter le réel par ses idéaux. Les dispositifs symboliques ne cessent pas moins d’exister et leurs réinventions sont possibles. Comment ? Par les petits coups de pouce ou bourrades (Nudge) prônés par le comportementalisme économique ? Que ce soit pour la régulation du ciel unique Européen ou la régulation des banques après la révélation des manœuvres incroyables de Goldman-Sachs, la « Firme », il semble plutôt que cela procède par rencontre d’un impossible. C’est la « stratégie du choc », non pas celle d’un complot, mais celle du choc du réel. Par là il y a chance de produire un ordre symbolique renouvelé. Une assertion de certitude anticipée (Yes we can !) qui ne soit pas un rêve aux réveils difficiles.


A demain,
Eric Laurent, le 21 avril 2010. 18 heures.