19 de diciembre de 2014

LACAN QUOTIDIEN. Nouvelles de l'Inde. Le noued bo à Kolkata, par Frank Rollier

 
Kolkata, fin octobre : les derniers feux d’artifice et pétards des fêtes de Diwali retentissent, accompagnant jusqu’au fleuve les effigies de Kali Durga, la déesse omniprésente de cette mégalopole du Bengale, dont le nom résonne moins richement à nos oreilles que celui de Calcutta (les nationalistes sont passés par là qui ont rebaptisé les villes nommées par le colonisateur).

C’est à Kolkata que Santanu Biswas pratique la psychanalyse, premier et, pour le moment, unique analyste lacanien (1) de l’Inde (1,2 milliard d’habitants). Directeur du Département de littérature anglaise de la Jadavpur University, il y anime depuis quinze ans un cours intitulé « Littérature et psychanalyse », où sont inscrits soixante étudiants de master, auxquels il insuffle sa passion pour Lacan et la psychanalyse. « En quoi une psychanalyse n’est pas une psychothérapie ? » était le thème choisi pour répondre à son invitation de m’adresser à ses étudiants. Bonne humeur et questions pertinentes étaient au rendez-vous. Aucunement inhibés, ils ont interrogé la position d’un analyste lacanien sur la dépression, la perversion, l’autisme, la polysémie des signifiants, mais aussi la psychanalyse dans le contexte culturel indien où le Nom-du-Père et la structure familiale (la joint family) sont encore peu entamés par le discours capitaliste : « Quelle fonction attribuez-vous à la religion ? Pourquoi Lacan disait-il que les catholiques étaient inanalysables ? Comment recevoir un adolescent si sa famille y est opposée ? ». 

Ces étudiants qui, après un trimestre de cours, ont déjà entendu parler de RSI, des cartels, des CPCT..., ont aussi questionné le cadre analytique : « Les patients psychotiques sont-ils sur le divan ? Le transfert ne risque-t-il pas de conduire l’analyste à devenir le meilleur ami de son patient? Est-il possible de s’analyser avec un analyste qui n’est pas de sa culture ? ». La séquence s’est conclue par une joyeuse manipulation d’un nœud borroméen qui était du voyage, sous la forme d’une œuvre de Philip Metz. Une étudiante notait que cela pourrait être un jouet très apprécié des enfants... 

Les étudiants les plus motivés intégreront sans doute le Lacanian Study Circle que S. Biswas a mis en place il y a plusieurs années pour ses Senior students. Dans le cadre de deux ateliers consacrés au concept de nouage sinthomatique, la présentation d’un cas clinique de psychose ordinaire fut à chaque fois suivie d’une longue discussion avec les sept étudiants présents, rejoints via Skype par deux autres situés l’un à New-York, l’autre à Sydney. Les questions et les élaborations qu’ils ont pu avancer sur les deux cas n’auraient pas dénoté à la Section clinique. Mais, mis à part les deux expatriés, aucun n’a de clinique, ni n’est en analyse ; certains disent le souhaiter, mais ils se heurtent à l’absence de praticiens.  
 
Lacan, Sainte Thérèse, et les autres   

À New-Delhi, Savita Singh, professeure de théorie politique et poète renommée, nous avait invité dans son école de Gender and Development Studies de l’Indira Gandhi National Open University (IGNOU) à venir parler de « Lacan et la sexualité féminine : une approche clinique ». Alors que Lacan est, en Inde, souvent pris pour un linguiste ou un philosophe appartenant au groupe de la French Theory et ignoré en tant que praticien de la psychanalyse (une situation rencontrée aussi dans d’autres pays), il importait de mettre l’accent sur Lacan psychanalyste et sur la clinique. 

La conférence a été suivie d’une discussion avec S. Singh et ses invitées (une sociologue et Anu Aneja, professeure de littérature comparée, francophone et traductrice d’Hélène Cixous en hindi), puis avec la salle. Les questions n’ont pas manqué sur l’Autre jouissance, sur les formes modernes de la famille (amenant à accentuer que mère et père sont pour nous d’abord des fonctions), sur le rapport de la psychanalyse à la norme, l’accueil fait aux gays et lesbiennes ainsi qu’à l’hystérie (dont un éloge s’imposait). Ont été aussi questionnés le rapport du langage à l’inconscient, l’existence d’une répartition entre réel, symbolique et imaginaire en fonction du genre, l’infuence de la psychanalyse sur le groupe, la différence névrose/psychose (extraordinaire et ordinaire), l’analyse comme pratique luxueuse, l’écriture et la sublimation artistique. 

Bien évidemment, les enseignants du département de Gender Studies (dont un homme) n’ont pas manqué de commenter et de m’interroger aussi sur les relations de Lacan avec les féministes, sur les critiques faites à la psychanalyse par Judith Butler, sur les positions de Hélène Cixous, Julia Kristeva, Michel Foucault... 

Mes interlocuteurs, très intéressés d’entendre parler de Lacan et de la psychanalyse, ont paru agréablement surpris de découvrir la logique lacanienne de la sexuation, pour laquelle chaque femme est une exception et n’est pas-toute orientée vers le phallus. L’absence d’expérience de la cure et de toute pratique clinique les conduit à privilégier les élaborations théoriques et les combats politiques, dans un pays où la maltraitance des femmes (viols, violences faites aux belles-flles récalcitrantes par la famille de leur mari), longtemps cantonnée aux faits divers, est devenue récemment un enjeu politique, spécialement depuis la mort d’une étudiante violée dans un autobus à Delhi. 

Conférence et débat ont été flmés, devant un décor associant photographies de Freud et Lacan, séparées par l’extase de Sainte Thérèse du Bernin (j’avais fourni la couverture d’Encore) et... des photos des fgures les plus connues du féminisme des années 1980. Ces vidéos seront disponibles sur le catalogue d’IGNOU, université créée il y a trente ans, qui se dénomme « People’s University », étant essentiellement dédiée à l’enseignement à distance dans des disciplines variées, au moyen de vidéos (plus de 3 millions d’étudiants inscrits). 

Dans ces deux villes, et dans ce milieu universitaire, il se confrme qu’il existe un intérêt pour la psychanalyse lacanienne et, m’a-t-on répété, une forte demande d’analyse, mais pas d’offre. Les quelques analystes en place, des médecins, semblent exercer ce que Lacan appelait « une psychanalyse de confort, de salon [...] une pratique restreinte au traitement du comportement » (2), et seraient peu prisés. 

Reste l’exception de Kolkata, son analyste lacanien, qui a le projet d’organiser un colloque sur le symptôme, et ses étudiants enthousiastes. 

Notes:
1: S. Biswas a publié The literary Lacan : From Literature to ‘Lituraterre’ and Beyond, Seagull Books, 2013. Il avait organisé un colloque homonyme, à Kolkata en 2007, dont J.-P. Klotz a rendu compte dans Le Nouvel Ane n°8. Il a retracé son « Parcours avec Lacan » dans Lacan Quotidien n°4.
2 : « 1974 Jacques Lacan. Entretien au magazine Panorama », La Cause du désir n° 88, ECF-Navarin, novembre 2014, p. 167.

18 de diciembre de 2014

Boletín Latigazo Nº 6. Diciembre 2014. (The Lacanian Transatlántica de Investigación)



Dalila Arpin (ECF-Paris) y Raquel Cors Ulloa (NEL-Santiago de Chile) me han avisado hoy que iban a trabajar juntas.

Para sostener ese proyecto, yo decido lanzar a título experimental, dentro del Institut Lacan/Instituto Lacan The LAcanian Transatlántica de InvestiGaciOn (LATIGO)

Jacques-Alain Miller
París 14 de Febrero de 2013




Raquel Cors Ulloa
Psicoanalista. Miembro de la NEL - AMP y de LATIGO
Santiago de Chile - Chile 

Queridos lectores, el año 2014 llega a su fin, y en esta ocasión el Boletín Latigazo ha preparado para ustedes un número en el que encontrarán textos a legere que cada autor nos brinda generosamente. Vilma Coccoz, trae a Frida en un traje que retiene algo de su ser cuando se lo quita, ya que para Khalo, vestirse era  un acto de creación, desde el trenzado de su cabello, el adorno de sus joyas, o el vestuario nativo de la política, que para ella “El cuerpo, el arte, la imposible maternidad” se deshacen y se rehacen, no sólo a-partir de su terrible accidente, sino por medio de la sublimación que en las tonalidades de su obra surge desde el hombro de la artista un tercer brazo que hace de paleta. Frida, una prodigiosa del duelo en la pintura transmite lo que en sí misma porta dolor y pérdida. Así, de un texto sobre Una invención, pasamos a otro texto sobre las infinitas maneras que el hombre inventa para destruir al otro. Se trata del unísono que varios países expresan -más allá de cualquier disputa política- se pronuncia un “nunca más” a la desaparición forzada de personas. Mariana Alba de Luna nos invita a una torsión del silencio, del “Acallar los cuerpos”, por la voz que repudia la barbarie de lo ocurrido con los 43 alumnos de la Escuela Normal de Ayotzinapa en México. Una resonancia que dice “quisieron enterrarnos, pero no sabían que éramos semilla”.

Por otra parte, Dalila Arpin examina, a la luz del psicoanálisis, “El estrago materno y su relación con el partenaire” proponiendo la siguiente hipotésis: “la famosa noción de la “banalidad del mal”, que le procurase a Hannah Arendt el reconocimiento internacional, pudo ser para ella un modo de invertir los efectos de su propio estrago?”. Dalila nos confiere un texto que subraya la distinción sobre posición femenina y  maternidad, y así, lleva al lector al caso de Hannah Arendt, que con 18 años conoció a Heidegger de 34. La lectura de Arpin plantea un amor devastador y lo que es pensar: con, o, contra él... 

Este número de Latigazo, cierra un año y pronto iniciaremos uno nuevo. Pero, gracias  a Omaïra Meseguer podemos ceñir, lo que su texto nos recuerda, que “Siempre faltará un retrato”. Omaïra nos comenta que al momento de organizar un dossier para las recientes Jornadas de la Escuela de la Causa Freudiana (ECF) “Ser madre. Fantasmas de maternidad en psicoanálisis” efectuadas en Paris, habían pretendido hacer una  lista de las madres, poniendo a la madre y la mujer en el mismo cuadro; pero, constataron que para poderlas nombrar, cada uno extrae un detalle. Es así que como el libro Retrato de una mujer de Henry James, siempre faltará un retrato, por lo tanto será necesario encontrar un bien decir. 

Por ahora, los dejamos con este Latigazo que no cierra, atrapa, ni nombra, y esperamos continuar para el próximo año 2015 con algunas novedades, siempre en la línea de Lacanian Transatlántica de Investigación.

¡Felices fiestas y hasta el próximo año! 


Lea todo el número aquí (y los anteriores):  

16 de diciembre de 2014

Lacan, profesor de deseo. Entrevista a Jacques–Alain Miller, por Christophe Labbé y Olivia Recasens [1]


Un duendecillo travieso que nos gasta bromas: hete aquí el deseo, según Jacques Lacan. Le Point presenta en exclusiva extractos de un seminario inédito sobre el tema, descifrado por su redactor, el psicoanalista Jacques–Alain Miller.

Le Point: Lacan nos dice que el deseo no es una función biológica. ¿Qué debemos deducir de eso?

Jacques–Alain Miller: Que no encuentran el deseo ya preformado en el organismo. No es un instinto, si entendemos por ello un saber infalible que estaría inscripto en lo real del cuerpo y que lo llevaría directamente a su fin: su bienestar, su vida, la supervivencia de la especie. Muy por el contrario, el deseo se extravía. Es ese un rasgo que se le ha reconocido constantemente. Desde siempre se han lamentado y censurado sus aberraciones, sus extravagancias, sus vagabundeos. Se ha intentado de todo para educarlo, regularlo, dominarlo, pero en vano: hace lo que se le da la gana. De allí la idea de que el deseo no concierne a la naturaleza: se sostiene en el lenguaje. Es un hecho de cultura, o más exactamente un efecto de lo simbólico. Lacan habla del "orden simbólico".

¿Cómo hablar de orden cuando el deseo produce más bien desorden?

Efectivamente. Y muy recientemente hemos visto a la noción de orden simbólico sumar adeptos entre los opositores al matrimonio gay. Pero hay un malentendido. El orden simbólico designa un conjunto de leyes –leyes lingüísticas, dialécticas, matemáticas, sociológicas–, pero el complejo de Edipo no forma parte de eso. Lacan siempre calificó al Edipo de mito. Y ese término es en suma bastante generoso, porque las versiones triviales están más cerca de la comedia que de la tragedia griega, del tipo: es necesario que papá dicte la ley a mamá para que la niña y el niño sean quienes deben ser. Lacan preveía que este programa no se mantendría mucho tiempo más en cartel, y es a eso a lo que asistimos.

Lacan habla sin embargo de "estructura edípica"…

Sí, eso, eso no es un mito ni el reparto de un Guignol[2]. Es una combinatoria, que distribuye términos sobre lugares a los cuales son atribuidas funciones. Pero no es necesariamente el Nombre del Padre el que ocupa la posición dominante, la que hace sostener su mundo, la piedra angular. ¡Eso bien puede ser un síntoma! Y cuando es el caso, incluso si el sujeto quiere desembarazarse de él porque lo incomoda, el terapeuta debe abstenerse de tocarlo, porque todo se desmoronaría. El deseo es ante todo el efecto de la estructura del lenguaje. El deseo solo es concebible en los seres hablantes. Podemos explicarlo así. En la especie humana, el recién nacido no puede satisfacer solo sus necesidades más elementales, debe pasar por un Otro, mayúscula, capaz de satisfacerlas, y dirigirle una demanda para hacerlo hablar su lenguaje. Todo se deriva de allí. Ese llamado hace del Otro un objeto de amor. Simultáneamente, la trasposición de la necesidad en demanda produce una diferencia: es allí donde se aloja el deseo. Corre bajo todo lo que se dice, incluso en sus sueños, sin poder en definitiva ser dicho en términos claros. Es por ello que da lugar a la interpretación.

¿El objeto del deseo es entonces irremediablemente inasequible?

El deseo no está coordinado a un objeto natural o social. Su objeto no se encuentra en la realidad común, sino en el fantasma individual. Como tal, no es un objeto del cual se tenga necesidad, y no podemos obtenerlo a través de la demanda. Es más bien un objeto que, si puedo decirlo, estoca el silbato. En una cura analítica, constatamos que la confesión del fantasma es a menudo la más difícil. La relación del sujeto del conocimiento al objeto del conocimiento es tradicionalmente descrita como armoniosa y complementaria. En el registro del deseo, la relación del sujeto al objeto es completamente diferente. Lacan muestra que la aparición del objeto del deseo se manifiesta, del lado del sujeto, por un fading: el sujeto no logra sostenerse, se desvanece, desaparece. Así es cómo pasa al inconsciente.

¿Cómo pueden las sociedades mantenerse en pie si cada quien está obsesionado con su fantasma particular?

Justamente porque es laberíntico y disparatado, el deseo suscita en contrapartida la invención de diversos artificios que juegan el rol de brújula. Tomen una especie animal: tiene una brújula natural, que es única. En la especie humana, las brújulas son múltiples, competidoras, evolutivas. No están instituidas por la naturaleza, son artificios, montajes significantes, lo que Lacan llama discursos. Estos discursos dicen lo que hay que hacer: cómo pensar, cómo gozar, cómo reproducirse. Entre esos discursos, los hay de muy grande amplitud y de muy larga permanencia: las civilizaciones, las religiones. Organizan la ciudad, sus producciones, las creencias. En otra escala, cada familia tiene su discurso: un sistema de valores, una visión del mundo, un estilo de conflictos, etc. Sin embargo, el fantasma de cada uno permanece irreductible a los ideales vehiculizados por los discursos.

¿Qué norte indican estas brújulas?

Hasta una época reciente, todas indicaban el mismo norte: el Padre. Las civilizaciones, las religiones y las sociedades eran patriarcales. El patriarcado como forma de organización social parecía ser una invariante antropológica. La declinación del discurso patriarcal fue acelerado por la igualdad de condiciones, el ascenso en potencia del capitalismo y la revolución industrial. Balzac lo señala a mitad del siglo XIX, Hannah Arendt a mitad del siglo XX: la autoridad está en decadencia, la autoridad no es más una vía que satisfaga a la humanidad. De Gaulle mismo, figura autoritaria si las hay, quería inaugurar la era de la "participación".

¿Es decir que salimos de la era del Padre?

Otro discurso está en vías de suplantar el discurso único de antaño. La innovación en el lugar de la tradición. El atractivo del porvenir allí donde el peso del pasado encadenaba. Más que la jerarquía (vertical), la red (horizontal), lo femenino le gana la mano a lo viril. No se conserva más un orden en sus límites inmutables; nos inscribimos en flujos transformacionales que rechazan incesantemente sus límites.

¿Y el Edipo freudiano en todo esto?

Freud es sin duda de la era del Padre. Hizo mucho para salvar al Padre. La Iglesia, por otra parte, terminó por darse cuenta de ello y deja a sus teólogos más avanzados celebrarlo. Lacan siguió la vía trazada por Freud, pero lo condujo a otra parte. La experiencia analítica muestra que el Padre es él mismo un síntoma. El deseo del Padre, el deseo por el Padre, se deja interpretar. En este libro, Lacan lo muestra con el ejemplo de Hamlet, de Shakespeare. El príncipe Hamlet es puesto entre la espada y la pared por el fantasma del Padre. La palabra del Padre literalmente lo enferma, lo vuelve loco, es su síntoma. El deseo de Hamlet, prisionero del Padre, termina por emanciparse de él, pero al precio de la muerte. Este seminario es a la vez un gran libro teórico y un gran libro clínico. Lacan ofrece también una clínica inédita del exhibicionismo y del voyerismo. Se comprende en qué todo deseo tiene un núcleo perverso.

¡El seminario incluso termina con un elogio de la perversión!
Lo que comúnmente se retuvo de Lacan es el acento puesto sobre el Edipo, la puesta en evidencia de la función del Nombre del Padre, la puesta en fórmulas del montaje freudiano. Ese es el punto de partida de Lacan. Pero, desde su Seminario VI, el concepto de deseo desplaza las cosas. El Edipo no es la única solución del deseo, es solo su forma "normal", normalizada, su prisión. El Edipo es también patógeno. El destino del deseo no se limita al Edipo. De allí el elogio de la perversión con el que termina el volumen. La perversión en el sentido de Lacan traduce una rebelión contra la identificación conformista que asegura el mantenimiento de la rutina social. Puesto que, según Freud, la pulsión puede perfectamente satisfacerse en la sublimación, es decir, en actividades denominadas culturales, no se confunde con la "sustancia de la relación sexual". Vaciada del goce sexual, la pulsión subsiste como forma cultural, donde se cuela ese goce de la letra que dan el arte y la literatura.

Lacan anunciaba "la reorganización de conformismos anteriormente instaurados, incluso su estallido". ¿Estamos en eso?

Este seminario habla del 2013. Los partidarios del Padre [Père] desfilan por las calles en nombre de la tradición, mientras que los de Pépère[3] pretenden crear normas que sustituyan esa tradición. El psicoanalista no tiene vocación de hacerse guardián del antiguo orden, el caballero de una causa perdida. No puede creer tampoco en un futuro prometedor: la vía del deseo no es una fiesta. Así pues, él interpreta. Si debe elegir, la elección es forzada. Porque toda vuelta atrás es imposible.

Traducción: Lorena Buchner

 
Notas

1-. Publicada en el diario Le Point el 6 de junio de 2013,como adelanto a la edición francesa del Seminario VI de Jacques Lacan, "El deseo y su interpretación". Fuente web original: http://www.lepoint.fr/culture/lacan-professeur-de-desir-06-06-2013-1688542_3.php. Su traducción al español fue publicada en Psicoanálisis Inédito, septiembre de 2014, fuente web: http://psicoanalisisinedito.blogspot.com.ar/2014/09/jacques-alain-miller-lacan-profesor-de.html

2-. N. de la T.: Guignol es el personaje principal de un espectáculo de marionetas francés que lleva su nombre.

3-. Apodo dado a François Hollande por sus colaboradores. N. de la T.: pépère refiere a quien no se inquieta por nada.

15 de diciembre de 2014

ECF : Études lacaniennes, Études freudiennes, Enseignement de la passe, c'est bientôt! PARLER LALANGUE DU CORPS, par Éric Laurent




PARLER LALANGUE DU CORPS, par Éric Laurent




 
Le corps et la jouissance - Le moment « Radiophonie »

Quel thème de travail, pour ces « Études lacaniennes », permettrait-il de soutenir une recherche au long de ces huit rencontres, qui définisse notre espace de travail ? Lorsqu’un Séminaire de Lacan est publié, c’est lui qui définit le cadre de la recherche dans la dimension de surprise que cause la nouvelle rencontre avec le livre et le commentaire de Jacques-Alain Miller qui l’accompagne. Cette année, nous n’avons pas de Séminaire, mais nous avons le commentaire le plus récent sur le dernier enseignement de Lacan qu’a rassemblé J.-A. Miller lors de sa conférence au dernier Congrès de l’AMP. Elle expose la volonté de Lacan de substituer à l’inconscient freudien le « corps-parlant » ou le « parlêtre ». Cette conférence qui se trouve sur le site de l’AMP sous le titre « L’inconscient et le corps parlant »(1), définit des itinéraires possibles dans les derniers Séminaires de Lacan.
 
C’est l’un de ces itinéraires que je voudrais suivre dans ces « Études ». Nous partirons du fait que le mystère, le point de réel, est « l’union de la parole et du corps », au-delà de la pulsion freudienne qui réunissait charge libidinale et représentations dans un mythe fondateur. De ce départ, nous avancerons dans l’exploration de « l’analyse du parlêtre » à laquelle nous invite la conférence de J.-A. Miller. Nous garderons aussi présent, au long de cette étude, combien le paradigme cognitif contemporain de la psychologie veut faire taire le corps, réduit au comportement, pour n’exalter que le processus cognitif, même s’il est qualifié d’émotionnel. Nous nous demanderons aussi, tout au long de l’année, comment cette extension du symptôme permet de maintenir un lien avec les disciplines cliniques qui utilisent ce même mot de symptôme.

Chaque séance sera consacrée à la lecture d’un texte de Lacan qui est mentionné dans la conférence ou qui résonne avec elle.

Notes:
1 – J.-A. Miller, « L’inconscient et le corps parlant », on line.

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13 de diciembre de 2014

Eva-Lilith. Boletín de las VIII Jornadas de la NEL. Despedida y números 38 al 43.


Eva-Lilith, el Boletín de las VIII Jornadas de la NEL se despide, así como lo posible, que cesa de escribirse, Lilith la doble de Eva que resonó en más de 40 textos -sin adición- nos acompañó durante cinco meses aproximadamente.

Lo femenino, un asunto no sólo de mujeres, deja como pivote irreductible un saldo en el borde de este Boletín que resuena en la transmisión de sus cincuenta autores: analistas practicantes AP - analistas miembros de la Escuela AME - analistas de la Escuela AE - miembros y asociados de las 16 sedes y delegaciones de la NEL que en la diversidad de una lengua y un trabajo compartido, son el producto de sus textos que extraen una enseñanza para tentarnos a morder "... ¿qué?... la manzana, objeto oral que quizás no está para otra cosa más que para deportar a Adán sobre el verdadero sentido de lo que ha pasado mientras dormía"[1].

También nuestro sincero agradecimiento a los colaboradores de las listas de nuestra Escuela y otras Escuelas de la AMP, a los responsables del Blog de la NEL y al Blog de sus VIII Jornadas, a las redes sociales que cada lector consideró retransmitir algunos de nuestros números; y muy especialmente a los medios de difusión de la AMP que hicieron eco de nuestro entusiasmo.

Finalmente, gracias a una de las preguntas que a cada momento nos animó a los responsables de la comisión editorial de este Boletín, nos despedimos ¡hasta la próxima! No sin antes compartir con ustedes éste interrogante ¿Qué puede ser primordial antes de Eva, a saber Lilith... ? 

  
Comisión Editorial Boletín Eva-Lilith




Notas:
1-. Jacques Lacan, Seminario 14, "La lógica del fantasma", clase del 24 de mayo de 1967, inédito.


* Usted puede acceder a las web de nuestras VIII Jornadas donde encontrará los textos de los 50 autores de Eva-Lilith www.jornadasnel.com


Eva-Lilith, nº 38 al 44


INTERTEXTUALIDADES, por Mayra de Hanze
 
Lacan a partir de los años 70 se interesa particularmente por la condición del significante solo, aquel que no tiene la intención de comunicar, incluso reta a un discurso que no fuera del semblante, justamente en ese contexto nos dice "la mujer que no existe", es la letra, letra que indica el significante que no hay Otro, S (A/)

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/038.html


ORLAN: Nombre, Cuerpo y Obra, por María Cristina Giraldo

En el "Manifiesto del Arte Carnal", ORLAN afirma "la libertad individual del artista" y su lucha "contra los a prioris y contra los dictámenes". ¿Cuál es el Otro al cual ORLAN interroga y qué respuesta propone con su obra? Se trata de un amo determinista que detentaría el saber de lo que es el Arte, cuando la obra del arte, apelo a Gérard Wacjman, no solo es pregunta y respuesta, sino que produce su propia teoría material de la estética.

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/039.html


La astucia musical de Chabuca Granda, por Ani Bustamante

En las orillas del sentido ruge un embriagado goce que no se deja negativizar. Objetando la ley de la castración se establece, así, un Otro territorio en el cual el cuerpo queda despojado de las envolturas simbólicas y los velos imaginarios. El goce que allí circula, al ser no-todo fálico, coloca al cuerpo más expuesto a lo real, al mismo tiempo que nos hace evidenciar la operación de la letra sobre la carne, como materia rítmica en la cual se forja, lo que Lacan llamó la "lalengua". 

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/040.html


Lo femenino y el cartel, por Ana Viganó

Introducción
Damos inicio a esta Plenaria sobre Lo femenino y el cartel, dando la bienvenida a las integrantes de la Comisión de Carteles que en estos días concluye su labor, comisión que a su vez se ha constituido en cartel en estos 2 años: Mayra de Hanze, Mercedes Iglesias, Mónica Pelliza aquí presentes, y Claudia Velásquez que lamentablemente no ha podido venir.
 

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/041.html


El autismo del goce vs. Los fenómenos de masa, por José Fernando Velásquez, Antonio Aguirre, Giancarla Antezana, Tania Aramburo, Raúl Castañeda-Cerezo, Beatriz García, Mercedes Iglesias, Diego Tirado

Los fenómenos de masa al igual que la mujer, se desdoblan. Tenemos por un lado fenómenos de masa en relación con el líder, armados bajo la identificación al caudillo, los cuales siguen el modelo freudiano planteado en Psicología de masas y análisis del Yo (1921); en ellos la orientación se logra por la regulación fálica, y los modelos son, el ejército y la iglesia. Por otro lado encontramos fenómenos de masa que tachan al Otro, cuestionan la ley e implican la lógica del no-todo, con manifestaciones que permiten pensar en las formas múltiples del goce femenino. Este segundo tipo de masas no responden al modelo freudiano. 

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/042.html


La feminización del mundo, por María Eugenia Cardona, Ulises Orestes Cuellar Bermudez, Fernando Schutt, Claudia Subieta, Ricardo Torrejón y Gabriela Urriolagoitía.

Al menos dos momentos creemos necesarios para arribar a lo que llamamos feminización del mundo en el Discurso de la Modernidad:

Primer momento: Devaluación de la función paterna como condición necesaria pero no suficiente:

A finales del siglo XVIII, las casas en EE.UU se quemaban por los rayos. Para ellos era un "acto de dios"[1]. Inventado el pararrayos (producto de la ciencia) los colonos lo instalan pero las iglesias no. Por algún tiempo, las iglesias siguieron quemándose, hasta que dejaron caer el acto divino e instalaron pararrayos.[2] La gente no abandonó sus respectivas iglesias por adquirir este beneficio. No obstante, el discurso religioso quedó limitado respecto a este particular fenómeno natural del cual se adquirió cierto control que no se obtiene rezando. Se trata, para las ciencias modernas, de una reducción simbólica de sus campos de estudio vía matemática, apelando a las letras, excluyendo el sentido y produciendo cambios en nuestra relación con lo real. Esta deflación que los efectos de la ciencia moderna produjeron en las versiones del padre, es necesaria pero no suficiente para plantear la lógica del no-todo que vinculamos con la feminización del mundo porque, todavía era contemplativa y universalista, y en este sentido, parcialmente restauradora del padre que ella misma devaluaba.

Continúe leyendo:
http://www.jornadasnel.com/template.php?file=Eva-Lilith/043.html

12 de diciembre de 2014

Alocución de Santiago Castellanos, Presidente de la ELP (Escuela Lacaniana de Psicoanálisis)



Agradezco en primer lugar al Presidente saliente, Antoni Vicens, al Consejo anterior y a la Comisión organizadora de las Jornadas cuyos directores han sido Joaquin Caretti y Monica Unterberguer la organización y el impulso necesario para que estas Jornadas, la más numerosa de cuantas hayamos realizado, hayan podido celebrarse con el interés y el trabajo que hemos constatado estos dos días. Agradezco la presencia de los presidentes de la Eurofederación Jean Daniel Matet, de la ECF Patricia Bosquín, de la SLP Doménico Cosenza, de la NLS Yves Vanderveken, del presidente de la AMP Miquel Bassols y del secretario del bureau Guy Briole, que además son miembros de la ELP. Agradezco especialmente a Eric Laurent su trabajo su presencia y participación activa en la Conversación y en las plenarias de los AE.

Agradezco también el apoyo recibido para presidir la Escuela y a los nuevos Consejeros elegidos en la asamblea ayer -Anna Aromi, Andrés Borderías, Isabel Durand y Maria Eugenia Insúa que han puesto en acto un deseo decidido por la Escuela, para los próximos cuatro años.

Asumo la responsabilidad de la Presidencia con alegría y anuncio que me acompañarán en el directorio durante los próximos dos años Rosa López en las funciones de secretaría y Joaquín Caretti en la tesorería.

En la presentación de la candidatura dije que nuestra orientación política funcionará como en la topología de la Banda de Moebius. La Escuela del Pase y el movimiento de apertura y renovación de la Escuela serán sus dos caras. No hará falta cruzar ningún borde porque la transmisión del discurso analítico en la lógica del no-todo se alimenta de la experiencia del análisis y del pase y la generación de nuevas transferencias y nuestra propia inserción fortalece y sostiene la Escuela del Pase.

Hoy quiero poner el acento en otra perspectiva en la que me comprometo a trabajar en los próximos dos años. Esa perspectiva como conocéis es la de la APERTURA.

Lacan subraya en “función y campo de la palabra y del lenguaje”: “Mejor que renuncie quien no pueda unir en su horizonte a la subjetividad de su época. Pues ¿cómo podría hacer de su ser el eje de tantas vidas aquel que no supiese nada de la dialéctica que lo lanza con esas vidas en un movimiento simbólico? Que conozca bien la espiral a la que su época lo arrastra en la obra continuada de Babel, y que sepa su función de intérprete en la discordia de los lenguajes”.

Hoy podríamos decir que es muy difícil estar a la altura de nuestra función como analistas, de hacer existir el psicoanálisis, sin interesarse en los profundos cambios que se producen en la sociedad en que vivimos. Además, esta referencia de Lacan la traigo a colación porque creo que es fundamental dirigirnos a los interlocutores políticos y sociales, a la nueva generación de jóvenes universitarios y a la opinión ilustrada, entre otros, que está emergiendo en nuestro país, más allá de nuestro pequeño mundo del psicoanálisis.

Vamos a realizar una renovación en la manera de hacer las cosas, el mundo cambia y nosotros también tenemos que estar a la altura de esos cambios. La utilización de nuevos recursos digitales al servicio de la transmisión, lo que ayer llamé la Red de Redes, supondrá una inversión de la que tengo el convencimiento que retornará fortaleciendo a la Escuela. La acción Lacaniana en lo social dispondrá de nuevos instrumentos. La Red de redes incluirá la WEB, el blog, twiter, Facebook y una Tribuna digital abierta. Por supuesto, que además esta orientación política de extensión incluirá los encuentros clínicos, las experiencias del psicoanálisis aplicado y los Forum.

Esto implica un esfuerzo añadido para que la función de intérpretes del malestar en la civilización la podamos hacer en un lenguaje en el que el discurso analítico pueda ser inteligible por otros saberes, por otros profesionales, por los jóvenes que rompen con los viejos discursos y al mismo tiempo se hacen preguntas. Nuevos lectores de Lacan en potencia si somos capaces de crear las condiciones para ello.

Como subraya Eric Laurent, en el libro que presentamos el viernes “Estamos todos locos”, los analistas tienen que pasar de la posición del analista como especialista de la desidentificación a la del analista ciudadano. Un analista ciudadano en el sentido que puede tener este término en la teoría moderna de la democracia. Los analistas han de entender que hay una comunidad de intereses entre el discurso analítico y la democracia, ¡pero entenderlo de verdad! Hay que pasar del analista encerrado en su reserva, crítico, a un analista que participa, un analista sensible a las formas de segregación, un analista capaz de entender cuál es la función que le corresponde en esta época que cambia.

El analista debe participar con su decir silencioso, lo que implica tomas de partido activas y de esta forma generaremos las transferencias necesarias para hacer existir el psicoanálisis. El psicoanálisis y la ELP en su dimensión de Escuela.

El mercado, la corrupción, la segregación, los goces que procuran las nuevas tecnologías, el imperativo de la felicidad, la ideología de la evaluación y la estadística, son todos ellos elementos que implican un lazo social y por lo tanto un programa de goce. En ese lazo emerge un nuevo sujeto que vive conectado a las redes sociales, al WhatsAap, a Internet y en el que, tal y como hemos hablado en las Jornadas, las relaciones con el otro sexo en muchas ocasiones se inician a través de ese mundo virtual, sin el cuerpo.

Pero hay que tener en cuenta que el síntoma viene también a emerger como respuestas a estos S1, nuevas formas sintomáticas que también contrarían a ese mismo programa de goce que el mercado y la segregación procuran. A los psicoanalistas no corresponderá hacer ese trabajo de interpretación del malestar en la civilización.

Quiero terminar pidiendo vuestro vuestra participación a este renovado impulso que vamos a promover desde el Consejo y las diferentes instancias de la Escuela. La ELP tiene en su haber el constituirse como una Escuela transnacional y translingüística y esto no es cualquier cosa en un país cuya crisis política nos plantea muchos interrogantes y que habla cuatro lenguas. Pero hay que decir que disponemos del recorrido, la experiencia de trabajo y la transferencia necesaria para situarnos más allá de los avatares de esa crisis y que estaremos en condiciones de sostener la dimensión del Uno de la Escuela junto a la diversidad y lo múltiple del país en que vivimos. 

Tenemos en nuestro horizonte una hoja de ruta en la que el próximo mes de Julio de 2015, estamos convocados por la Eurofederación del Psicoanálisis a participar en la próximas Jornadas de PIPOL, en Bruselas, bajo el título de “¡Víctima!” y tendremos nuestras Jornadas a finales de 2015 y en el horizonte el Congreso de la AMP en el 2016 en Brasil. Esas serán nuestras referencias de trabajo clínico, político y epistémico. 

Entre tanto el “savoir y faire” de cada día. Nadie nos va a regalar nada, será nuestro deseo en relación a la causa analítica el que nos orientará. 

Nada más, muchas gracias a todos por vuestra participación en las Jornadas.

Santiago Castellanos
Presidente de la ELP

11 de diciembre de 2014

PIPOL 7 : VICTIME! / VICTIM! / VICTIMA! / VITTIMA! / SLACHTOFFER! / Θύμα! / קורבן ! /Жертва!


PIPOL 7 : Victime ! 
les 4 amp; 5 juillet 2015 à Bruxelles  








Jean-Daniel Matet, président de l'EuroFédération de Psychanalyse, présente le thème du prochain congrès PIPOL 7, 

Texte en français traduit en anglais, italien, espagnol, néerlandais, russe, hébreu, grec

Victime!
Comment y échapper ? 

Nom du symptôme ou de sa cause, « victime » est un signifiant à tout faire de la modernité consumériste. Victime du climat, de la pollution, de son voisin, de son travail, de l'amour ou de la haine. Issu du vocabulaire juridique ou médical, du vocabulaire militaire, il a envahi l'espace médiatique au nom du sensationnalisme dont il est friand. Ainsi, les victimes des retards du chemin de fer se confondent avec celles des accidents, celles de la situation économique avec celles des escrocs, sans oublier celles des catastrophes naturelles comme celles des conflits armés, ou encore des génocides. Plus insidieux, dans la sphère familiale, l'inceste comme les mauvais traitements, l'inattention comme le désamour, font aussi des victimes. Mais victimes et bourreaux, au-delà des jeux pervers sado-masochistes, sont aussi les écrans fantasmatiques des personnages de nombreuses représentations du cinéma, des séries ou de la littérature contemporaine. C'est cette veine qui apparaît la plus récurrente dans l'expérience analytique où se démontre que la répétition ne fait pas nécessairement destin.

Le signifiant « victime » emprunté au discours courant pointe une ambiguïté du rapport au réel qui peut être retrouvée dans le fantasme qui le voile ou dans une position revendicative liée à un préjudice. Utilisé dans les échanges sociaux contemporains comme équivalent d'effets subjectifs – n'y a-t-il pas dans chaque commissariat français un recours possible à l'aide aux victimes ? –, il brouille aussi les repérages de l'histoire ou de l'actualité politique où petits et grands événements confondent ceux qui en subissent les conséquences dans une victimisation généralisée.

Ceux qui ont subi dans leur chair les moments les plus dramatiques de l'histoire du monde nous ont appris que la position de victime n'était pas la meilleure réponse à ce qu'ils avaient vécu et l'ont pour cette raison souvent rejetée. L'expérience psychanalytique démontre que les solutions élaborées par ceux qui ont subi un préjudice majeur sont variables, à la mesure des solutions singulières que chacun peut élaborer pour faire face aux effets de la répétition qui ont constitué leur histoire.

La situation des différents pays européens, les discours sociétaux et politiques qui les traversent, exposent nos pratiques dans les institutions à rencontrer la méconnaissance ou l'hégémonie de cette catégorie de la victime, ainsi que les solutions singulières que l'orientation lacanienne nous permet de soutenir.

À contre-courant des thérapies cognitivo-comportementales qui promeuvent la figure de la victime pour mieux soutenir leur furor sanandi, l'expérience de la psychanalyse dégage un espace où le fantasme, comme masque de la répétition, débouche possiblement sur un traitement du réel en jeu. Ce sont ces questions qui seront l'enjeu des travaux de PIPOL 7

Nous espérons vous y retrouver.

Jean-Daniel Matet


Victim !
How can we escape it ?,

Texte traduit par France Jaigu

Be it a name of the symptom or its cause, "victim" is a ready-made signifier of consumerist modernity. One can be a victim of the climate, of pollution, of one's neighbour, of one's job, of love or of hatred. Once limited to the legal, medical or military fields, the word "victim" has invaded the media, carrying in its wake the sensationalism it revels in. Thus the victims of delayed trains get confused with the victims of accidents, the victims of our economic situation with the victims of crooks. And there can be no forgetting the victims of natural catastrophes, of genocides, of armed conflicts. Even more insidious and within the family, incest and child abuse, lack of attention and lack of love have also taken their toll and made their victims. But, beyond the perversity of sado-masochistic game-playing, the victim and his torturer are the fantasmatic parts that are written time and time again for many a cinema, TV series and literature character. Traces of this trend can be observed recurrently in analytic experience. It is nonetheless in analysis that one demonstrates that repetition does not necessarily turn into fate.

Insofar as it has been borrowed from everyday language, the signifier "victim" thus illustrates an ambiguity in our relation to the Real, which is found in the fantasy that veils it, or in the claim from an injury. In contemporary social exchanges it is used as if it was equivalent to subjective effects – in each French police station, a "victim" can seek specialized counselling - yet, at the same time, it is blurring the line between history and political news, confusing great and small events and making victims out of everybody.

Those who experienced the dramatic moments of history have taught us that the victim's position was not the best answer to what they had gone through. Therefore it is a position that they often rejected. Psychoanalytical experience demonstrates that the solutions that are elaborated by those who have been seriously harmed vary from one individual to the next, depending on the singular solution that each person can find to face the effects of the repetition at work in his/her life.

The different social and political discourses in European countries expose the analysts in our institutions to encountering the ambiguous and hegemonic category of the "victim" while recognizing the singular solutions the Lacanian orientation enables us to support.

Rather than going with the flow of cognitive-behavioural therapies who promote the figure of the victim in order to sustain their furor sanandi, the experience of psychoanalysis clears a space where fantasy, as a mask of repetition, may lead to a treatment of the real that is in play. Such are the issues that will be at stake during PIPOL 7

We hope to see you there.

Jean-Daniel Matet

  
"¡Víctima!
¿Cómo escapar?",

Texte traduit par Guido Reyna et Antoni Vicens

Nombre del síntoma o de su causa, «víctima» es un significante de uso múltiple de la modernidad consumista. Víctima del clima, de la polución, del vecino, del trabajo, del amor o del odio. Tanto si proviene del vocabulario jurídico como del médico, o incluso del militar, este significante invade el espacio mediático en nombre del sensacionalismo al que es tan aficionado. Es así que las víctimas de los retrasos ferroviarios se confunden con las de los accidentes, las de la situación económica con las de los estafadores, sin olvidar las de las catástrofes naturales, los conflictos armados o los genocidios. Más insidioso, y dentro de la esfera familiar, tanto el incesto como los malos tratos, tanto la falta de cuidados como el desamor, provocan también víctimas. Pero víctimas y verdugos, más allá de los juegos perversos sadomasoquistas, son también pantallas fantasmáticas para los personajes de numerosas representaciones del cine, de las series o de la literatura contemporánea. Esta es la faceta más recurrente en la experiencia analítica, donde se demuestra que la repetición no se hace necesariamente destino.

El significante «víctima», tomado del discurso corriente, señala una ambigüedad de la relación con lo real que podemos reencontrar en el fantasma que lo vela o en una posición reivindicativa ligada a un perjuicio. Usado en los intercambios sociales contemporáneos como equivalente de efectos subjetivos ¿no hay acaso en cada comisaría francesa un recurso posible a la ayuda a las víctimas? trastoca también los referentes de la historia o de la actualidad política, donde pequeños o grandes acontecimientos confunden a quienes sufren sus consecuencias en una victimización generalizada.

Quienes han sufrido en su propia carne los momentos más dramáticos de la historia del mundo nos han enseñado que la posición de víctima no era la mejor respuesta para lo que habían vivido y, por la misma razón, a mendudo la descartaron. La experiencia psicoanalítica demuestra que las soluciones elaboradas por quienes sufrieron un perjuicio grave son variables, en la medida de las soluciones singulares que cada cual puede elaborar para hacer frente a los efectos de la repetición que constituyeron su historia.

La situación de los diferentes países europeos, los discursos sociales y políticos que los atraviesan, obligan a nuestra práctica en las instituciones a hacer frente, tanto al desconocimiento como a la hegemonía de esta categoría de víctima, así como a las soluciones singulares que la orientación lacaniana nos permite sostener.

A contracorriente de las terapias cognitivo-conductuales que promueven la figura de la víctima para mejor sostener su furor sanandi, la experiencia del psicoanálisis despeja un espacio donde el fantasma, como máscara de la repetición, desemboca posiblemente en un tratamiento del real en juego. Estas son las cuestiones que se pondrán en juego en los trabajos de PIPOL 7

Esperamos encontrarles ahí.

Jean-Daniel Matet


Slachtoffer!
Hoe er aan ontsnappen?
Texte traduit par Nathalie Laceur & Luc Vander Vennet

"Slachtoffer", als naam van het symptoom of van de oorzaak ervan, is een betekenaar die in onze moderne consumptiemaatschappij voor zowat alles kan dienen. Slachtoffer van het klimaat, van de vervuiling, van de buurman, van het werk, van de liefde of de haat. Verzot op sensatie als hij is heeft de betekenaar slachtoffer vanuit een juridisch, medisch of militair jargon het hele medialandschap veroverd. Zo spreekt men evengoed van slachtoffers van treinvertragingen als van slachtoffers van ongelukken, of slachtoffers van de economische crisis en slachtoffers van oplichterij. Dan hadden we het nog niet eens over slachtoffers van natuurrampen en slachtoffers van gewapende conflicten of genocides, die allen op dezelfde leest worden geschoeid. Ook in de familiale sfeer is deze betekenaar binnen geslopen om er zich te verspreiden. Zo kan men evengoed slachtoffer zijn van een tekort aan aandacht en liefde als van incest en mishandeling. Maar slachtoffers en beulen zijn ook, voorbij de perverse sadomasochistische spelletjes, de fantasmatische schermen voor filmpersonages, personages uit tv-series of uit de hedendaagse literatuur. Het is deze ader die het meest terugkeert in de analytische ervaring waar bewezen wordt dat de herhaling niet noodzakelijk noodlottig is.

De betekenaar "slachtoffer", ontleend aan het dagelijks taalgebruik, legt de vinger op een ambiguïteit in de verhouding tot het reële. Die vindt men terug in het fantasma, dat die ambiguïteit afdekt, of in de eis tot schadeloosstelling voor berokkend leed. In de hedendaagse sociale uitwisselingen wordt "slachtoffer" een equivalent van subjectieve effecten – kan men niet in elk politiekantoor beroep doen op slachtofferhulp? Die betekenaar schudt ook de ankerpunten uit de geschiedenis of de politieke actualiteit door elkaar. Al wie de gevolgen ondergaat van zowel zeer aangrijpende als minuscule gebeurtenissen wordt immers op één hoop gegooid in een veralgemeende slachtofferpositie.

Zij die lijfelijk de meest dramatische momenten uit de wereldgeschiedenis hebben ondergaan, hebben ons geleerd dat de positie van slachtoffer niet het beste antwoord was op wat ze hadden meegemaakt. Vaak hebben ze om die reden die positie verworpen. De psychoanalytische ervaring toont ons dat mensen die ernstige schade hebben geleden variabele oplossingen uitwerken op maat van de singuliere oplossingen die elkeen kan uitwerken om het hoofd te bieden aan de herhalingseffecten die hun geschiedenis hebben vorm gegeven.

De situatie in verschillende Europese landen, de maatschappelijke en politieke betogen die deze landen doorkruisen, confronteren onze praktijk in instellingen met de hegemonie van de categorie van slachtoffer en de miskenning die er mee gepaard gaat. Maar we ontmoeten er ook de singuliere oplossingen die de lacaniaanse oriëntatie ons toelaat te ondersteunen.

Tegen de stroom in van de cognitieve gedragstherapieën die de figuur van het slachtoffer promoten om zo hun furor sanandi kracht bij te zetten, opent de ervaring van de psychoanalyse een ruimte waar het fantasma, als masker van de herhaling, mogelijks uitloopt op een behandeling van het reële dat er mee gemoeid is. Deze vragen zullen de inzet vormen van de teksten van PIPOL 7

We hopen u daar te mogen aantreffen. 

Jean-Daniel Matet


Vittima !
Come scapparne ?

Texte traduit par Chicca Loro

Nome o causa del sintomo, « vittima » é un significante multiuso del consumismo moderno. Vittima del clima, dell'inquinamento, del proprio vicino, del proprio lavoro, dell'amore come dell'odio.  Vocabolario giuridico o medico o militare che sia, la parola "vittima" ha invaso lo spazio mediatico in nome del sensazionalismo di cui é ghiotta. In questo modo, le vittime dei ritardi ferroviari si confondono con quelle degli incidenti, quelle della situazione economica con quelle dei truffatori, senza dimenticare le vittime delle catastrofi naturali, delle guerre o dei genocidi. Nella sfera familiare, ancora più insidiosi, sono incesto, maltrattamenti, incuria o disamore, che fanno anche loro le proprie vittime. Ma vittime e carnefici, al di là dei giochi perversi sado-masochistici, sono anche gli schermi fantasmatici dei personaggi di numerose rappresentazioni cinematografiche, di serie tv o della letteratura contemporanea. Questa é la vena più ricorrente nell'esperienza analitica, dove si dimostra che la ripetizione non fa necessariamente destino. 

Il significante « vittima », preso in prestito dal discorso comune, indica un'ambiguità del rapporto al reale che può essere ritrovata nel fantasma che lo vela, oppure in una posizione rivendicativa legata ad un danno. Utilizzato anche negli scambi sociali contemporanei come un equivalente di effetti soggettivi ( in ogni commissariato francese é possibile fare ricorso all' « aiuto alle vittime » ) esso confonde anche le tracce della storia o dell'attualità politica in cui piccoli e grandi avvenimenti offuscano  coloro che ne subiscono le conseguenze in una vittimizzazione generalizzata.

Coloro che hanno vissuto sulla propria pelle i momenti più drammatici della storia del mondo, ci hanno insegnato che la posizione della vittima non ha costituito per loro la migliore risposta a questa esperienza e di conseguenza l'hanno rifiutata quasi sempre. L'esperienza psicanalitica dimostra che le situazioni elaborate da coloro che hanno subito gravi danni sono variabili, a misura delle soluzioni singolari che ciascuno puo' elaborare per affrontare gli effetti della ripetizione che ha costituito la propria storia.

La situazione di diversi stati europei come i discorsi sociali e politici che li attraversano confrontano le nostre pratiche istituzionali ad un'incomprensione o un'egemonia di questa categoria delle vittima, e alle soluzioni singolari che l'orientamento lacaniano ci permette di sostenere.

Ponendosi controcorrente rispetto alle terapie cognitivo-comportamentali che promuovono la figura della vittima per sostenere ancor di piu' il loro furor sanandi, l'esperienza della psicanalisi apre uno spazio in cui il fantasma, come maschera della ripetizione, sbocca possibilmente su un trattamento del reale in gioco. Queste questioni costituiranno la posta in gioco dei lavori di PIPOL 7.

Speriamo di ritrovarvici.

Jean-Daniel Matet


Θύμα!
Πώς να ξεφύγουμε;

Texte traduit par Marina Frangiadaki

Όνομα του συμπτώματος ή του αιτίου του, το «θύμα» είναι ένα σημαίνον για όλες τις χρήσεις της καταναλωτικής μοντερνικότητας. Θύμα του κλίματος, της μόλυνσης, του γείτονα, της δουλειάς, της αγάπης, του μίσους.

Προερχόμενο από το νομικό ή από το ιατρικό λεξιλόγιο, από το στρατιωτικό λεξιλόγιο, κατέκλυσε των χώρο των μίντια στο όνομα του εντυπωσιασμού που τόσο ξετρελαίνει. Έτσι, τα θύματα της καθυστέρησης του τρένου μπερδεύονται με τα θύματα των ατυχημάτων, της οικονομικής κατάστασης, των απατεώνων, για να μην ξεχνάμε και τα θύματα των φυσικών καταστροφών όπως και των ένοπλων συμπλοκών, ή ακόμα και των γενοκτονιών. Πιο παραπλανητικό ακόμα, στη σφαίρα της οικογένειας, η αιμομιξία όπως και οι κακοποιήσεις, η παραμέληση, όπως και η αδιαφορία, προκαλούν επίσης θύματα. Όμως θύματα και θύτες, πέραν των διαστροφικών σαδομαζοχιστικών παιχνιδιών, αποτελούν επίσης τα φαντασιωτικά φίλτρα των ρόλων πολλών άλλων αναπαραστάσεων του κινηματογράφου, των τηλεοπτικών σειρών ή της σύγχρονης λογοτεχνίας. Πρόκειται γι'αυτήν την τάση η οποία εμφανίζεται ως η πιο επαναλαμβανόμενη στην αναλυτική εμπειρία όπου καταδεικνύεται ότι η επανάληψη δεν αποτελεί απαραίτητα  πεπρωμένο.

Το σημαίνον «θύμα», δανειζόμενο από τον κοινό λόγο, αναδεικνύει μια αμφισημία της σχέσης με το πραγματικό την οποία μπορούμε να ξανασυναντήσουμε στη φαντασίωση που το καλύπτει ή σε μια διεκδικητική στάση απέναντι σε μία βλάβη. Το σημαίνον «θύμα», χρησιμοποιούμενο στις σύγχρονες κοινωνικές συναλλαγές ως ισοδύναμο υποκειμενικών επιπτώσεων - δεν υπάρχει εξάλλου, για τα θύματα, δυνατότητα καταφυγής σε βοήθεια σε κάθε γαλλικό αστυνομικό τμήμα; - θολώνει με αυτόν τον τρόπο τα  δείγματα της ιστορίας ή της πολιτικής επικαιρότητας όπου μικρά και μεγάλα γεγονότα συγχέουν αυτούς που υφίστανται τις συνέπειες σε μια κατάσταση γενικευμένης θυματοποίησης.

Αυτοί που έχουν βιώσει στο πετσί τους τις πιο δραματικές στιγμές της παγκόσμιας ιστορίας μάς έχουν μάθει ότι η στάση του θύματος δεν ήταν η καλύτερη απάντηση σε αυτό που είχαν ζήσει και γι'αυτόν τον λόγο την έχουν συχνά απορρίψει. Η αναλυτική εμπειρία καταδεικνύει ότι οι διαμορφωμένες λύσεις που έχουν βρει αυτοί που έχουν υποστεί μια μέγιστη βλάβη είναι ποικίλες, στο μέτρο των μοναδικών λύσεων που μπορεί ο καθένας να επεξεργαστεί ώστε να αντιμετωπίσει τις επιπτώσεις της επανάληψης που έχουν συγκροτήσει την ιστορία του.

Η κατάσταση διαφόρων ευρωπαϊκών χωρών και ο κοινωνικός και πολιτικός λόγος που τις διέπει, ωθούν την πρακτική μας, μέσα στα πλαίσια στα οποία εργαζόμαστε, να συναντήσει την παραγνώριση ή την ηγεμονία αυτής της κατηγορίας του θύματος, αλλά και τις μοναδικές λύσεις που ο λακανικός προσανατολισμός μάς επιτρέπει να στηρίξουμε. 

Σε αντίθεση με τις γνωσιακο-συμπεριφοριστικές θεραπείες οι οποίες προωθούν τη φιγούρα του θύματος ώστε να στηρίξουν καλύτερα το δικό τους furor sanandi, η ψυχαναλυτική εμπειρία αναδεικνύει ένα πεδίο όπου η φαντασίωση, ως μάσκα της επανάληψης, καταλήγει πιθανότατα σε μια επεξεργασία του εν λόγω πραγματικού. Αυτά τα ερωτήματα θα αποτελέσουν το διακύβευμα των εργασιών του PIPOL 7

Ελπίζουμε να σας προσανατολίσουν.

Jean-Daniel Matet

                      
קורבן !
כיצד לחמוק מזה ?

texte traduit par Noa Farchi

שם הסמפטום או שם סיבתו, ״קורבן״ הוא מסמן מוכן לכל שימוש של המודרניות הצרכנית. קורבן האקלים, קורבן של זיהום האוויר, של השכן, של העבודה, של אהבה או של שנאה. הלשון המשפטית והרפואית, כמו הלשון הצבאית פלשו לתקשורת בשם המרדף לסנסציה, שחביב עליה כל כך. באופן זה, קורבנות של איחורי הרכבת נמזגים עם אלו של התאונות, קורבנות של הכלכלה הדועכת מתערבבים בקורבנות של רמאים, שלא לשכוח את הקורבנות של אסונות הטבע ואלו של הסכסוכים הצבאיים, ואף קובנות של טבח עם. אף יותר ערמומי, בסביבה הביתית, גילוי העריות כמו ההתעללות, חוסר תשומת הלב כמו חסר-אהבה, גם הם יוצרים קורבנות. הקורבנות  והמענים, מעבר למשחק הפרברטי הסדו-מזוכיסטי, מהווים מסך פנטזמטי של דמויות בייצוגים קולנועיים רבים, בסדרות ובספרות המודרנית. זו רוח הדברים שמופיעים תכופות בהתנסות האנליטית, זו שמוכיחה שהחזרה לא בהכרח קובעת את הגורל.
המסמן ״קורבן״ נשאל  מהשיח השגור ומצביע על עמימות ביחס לממשי שניתן לאתרו בפנטסמה שממסכת אותו או בעמדה תובענית ביחס  לאי-הצדק. זהו מסמן שמנוצל בשיג ושיח החברתי המודרני כשווה ערך לאפקטים סובייקטיבים – האין אנו מוצאים בכל תחנת משטרה צרפתית פנייה אפשרית לעזרה לקורבנות ? הוא מטשטש גם את נקודות הציון ההיסטוריות או הפוליטיות  בהן מאורעות קטנים וגדולים מבלבלים בקורבנות מוכללת את מי שסובל מההשלכות שלהם.
אלו שחוו בבשרם את הרגעים הדרמטים ביותר בהיסטוריה האנושית לימדו אותנו שעמדת הקורבן אינה התשובה הטובה ביותר למה שהם חוו ומסיבה זו, הם לרוב דחו אותה. ההתנסות האנליטית מראה שהפתרונות הנטווים על ידי אלו שחוו פגיעה קשה הינם שונים אחד מהשני, במידה שכל אחד יכול לטוות פתרונות ייחודיים בכדי להתמודד עם האפקטים של החזרה שכוננו את ההיסטוריה שלו.
המצב של המדינות האירופאיות השונות, והשיחים החברתיים והפולטיים שחוצים אותן, חושפים את הפרקטיקות שלנו במוסדות להתקל בנבערות או בהגמוניה של קטגוריית הקורבן, וגם בפתרונות הייחודיים עליהם האוריינטציה הלאקאניינית מאפשרת לנו להגן.
כזרם נגדי לתרפיות ההתנהגותיות-קוגנטיביות שמקדמות את מודל הקורבן כדי להיטיב ולשמר את ה-  furor sanandi שלהם, הניסיון של הפסיכואנליזה מאפשר את קיומו של מרחב בו הפנטסמה, בהיותה המסכה של החזרה, עשויה להביא לטיפול של הממשי שבדבר. אלו יהיו השאלות על הפרק של העבודות  ל-  PIPOL 7.

אתכם שם אנו מקווים לפגוש

ז׳אן -דניאל מטה


Жертва! 
Как этого избежать? 

Texte traduit par Marina Rymar

В виде имени симптома или в виде его причины, означающее  «жертва» является универсальным в актуальном мире потребления. Жертва климата или загрязненной экологии, жертва соседей или работы, жертва любви или жертва ненависти.

Медицинская, юридическая и военная лексика захватила медиа-пространство во имя сенсационализма, лакомством которого она является.

Таким образом, жертвы опоздавших поездов не отличаются от жертв несчастных случаев, или жертвы экономического кризиса от жертв шарлатанов, уже не забывая о жертвах естественных катастроф, вооруженных конфликтов или геноцида. 

В семейная сфере, инцест или плохое обращение, невнимание или нелюбовь также порождает жертвы, пусть и менее заметные.

Но жертвы и их палачи, не считая извращенных садо-мазохистских игр, являются также фантазматическими экранами персонажей кинематографа или современной литературы. Именно это жила настойчиво проступает в аналитеском опыте, который показывает, что повторение совсем необязательно является судьбой.

Означающее «жертва», заимствованное из повседневной речи указывает на двусмысленность  отношения к реальному, которое можно найти в прекрывающем его фантазме или же в позиции требования возмещения ущерба.

Используемое в современном социальном общении как эквивалент субъективности – например, в каждом отделении французской полиции есть помощь жертвам – это означающее  запутывает исторические или актуальные данные политики, где мелкие и крупные события зыпутывают тех, кто терпит последствия общей виктимизации.

Те, кто на своей шкуре прочувствовали наиболее драматические моменты мировой истории, нам поведали, что позиция жертвы не была лучшим ответом на пережитое, они ее поэтому не раз отбрасывали.

Психоаналитический опыт показывает, что для тех, кто перенес тяжелый ущерб, разработанные решения различны, в соответствии с индивидуальными особенностями и возможностями каждого противостоять последствиям повторения, создающего их историю. 

Ситуация различный европейских стран, их социальный и политический дискурсы приводят нас в нашей практике к встрече с незнанием или доминированием этой категории жертвы, а также к встрече с сингулярными решениями, которые лакановская практика нам позволяет поддержать.

В противовес когнитиво-поведенческой терапии, которая продвигают фигуру жертвы для лучшей поддержки ее furor sanandi, психоанализ напротив освобождает то место, в котором фантазм как маска повторения может привести к разработке способа обращения с реальным. Именно эти вопросы будут рассматриваться на PIPOL 7

Мы надеемся вас там встретить.

Жан-Даниэль Матэ