18 de septiembre de 2014

Lacan Quotidien. SUPPLÉMENT À LA GUERRE DU GOÛT, par Nathalie Georges-Lambrichs


Ou comment le mont chauve accoucha un jour d’une souris Et comment celle-ci engendra une autre montagne au grand dam de l’auteure de ses jours. 

Nathalie Jaudel* a élevé la méthode historique d’Élisabeth Roudinesco telle que celle-ci l’a mise en œuvre dans son Jacques Lacan à la dignité d’un objet d’étude. Elle étaye, divine surprise !, sur une érudition joyeuse et une rare rigueur dans l’argumentation, une mise en coupe réglée de la « légende noire » de Jacques Lacan. Elle en identifie les composants, les met à l’étude et à l’épreuve d’un principe de raison psychanalytique – ce qui, en un point, est aussi une affaire de goût. Élisabeth Roudinesco peut ainsi se targuer d’avoir suscité au moins une lectrice qui a scruté son texte sans en sauter une ligne. Quand Nathalie Jaudel aura éclairé toutes les facettes du transfert négatif d’Élisabeth Roudinesco sur Jacques Lacan, elle aura démontré qu’un tel transfert n’est pas propice au progrès du savoir quand il se fixe imaginairement sur la personne du psychanalyste (Cf. p. 86-87 et p. 95-96). Elle aura aussi montré, en acte, que ce transfert a provoqué le sien propre, dont la valeur épistémique s’atteste, aussi enrichissante que salutaire. 

Le but de Nathalie Jaudel n’est donc pas d’en découdre, ni de polémiquer par goût de la polémique, mais d’appeler un chat un chat : en l’espèce, une biographie une biographie, soit un genre qui a ses lois. Le but de Nathalie Jaudel est plutôt de découdre un a un les feuillets dans lesquels Élisabeth Roudinesco a embaumé Jacques Lacan et de rendre à celui- ci son style, appréhendé dans l’orbe de son enseignement (Cf. in fne p. 213).Voilà qui vient à point pour animer la vie intellectuelle en France, dont Jean-Claude Milner doutait il y a douze ans qu’elle existât encore (Elucidation n°2, repris chez Verdier). 

Raisons d’un échec 

Nathalie Jaudel questionne : Élisabeth Roudinesco est-elle historienne ou témoin ? Peut-elle être à la fois l’une et l’autre ? Le fait qu’elle-même révèle avoir soumis sa question à Jacques Derrida quant à l’usage qu’elle pourrait faire ou ne pas faire du pronom « je » pour relater des événements par elle-même vécus et attestés, la réponse qu’elle a reçue de ce dernier et l’usage qu’elle en a fait (Cf. p. 28) suffisent-ils à convaincre la lectrice exigeante qu’est Nathalie Jaudel ? Eh bien non. Nathalie Jaudel ne veut pas (pas plus que Jacques Derrida, d’ailleurs) qu’on la pousse à s’engager dans le mauvais pas où la mémoire voudrait entraîner l’histoire (p. 24 puis p. 27 et sq.). Elle tient que ce sont là deux genres distincts : si les œuvres des mémorialistes nourrissent le travail de l’historien, on ne doit pas les confondre avec celui-ci. Nathalie Jaudel ne révère pas donc pas l’œuvre d’Élisabeth Roudinesco au même titre que celle de Jules César (ibid.). Elle souligne seulement que la discipline historique contemporaine consiste à dégager son objet de la fiction ou du pamphlet (p. 29), aussi vrai que, comme l’écrit Kracauer, « l’histoire est la tâche de l’exilé » (p. 30). Le témoin, s’il s’implique dans son entreprise, ne risque-t-il pas de voir celle-ci se réduire à l’empire de sa seule et propre voix ? 

Élisabeth Roudinesco a exposé la solution qu’elle a choisie pour sortir de l’impasse qu’elle n’ignorait pas : autant le présent narratif conviendrait à l’écriture du récit de La bataille de cent ans, autant le passé lui semblait s’imposer pour celle de « l’aventure lacanienne ». Nathalie Jaudel propose une interprétation de ce choix, et elle en demande raison à l’auteur (p. 31). Plus : elle expose dans une langue limpide les raisons de son échec (p. 32 et sq.) 

Progressant dans l’essai de Nathalie Jaudel, on voit dans l’ouvrage d’Élisabeth Roudinesco, un fossé se creuser de plus en plus entre ce qui est son objet, et la manière dont il est traité, entre les pétitions de principe de détachement et d’objectivité, et le matériel qu’elles recouvrent, et qui les dément (Cf. p. 80). Les exemples abondent, qui font la démonstration robuste. 

Le debunking, sa méthode ou ses procédés retors 

Après avoir distingué le mémorialiste et l’historien, Nathalie Jaudel attire notre attention sur ce qu’elle appelle des « intrusions d’auteur » (première partie chapitre 3), citant comme à son habitude assez de passages pour montrer que non seulement elle n’invente rien, mais qu’elle a vérifié ce qu’elle avance pour mettre en cause chez Élisabeth Roudinesco une attitude dépréciative à l’endroit de Jacques Lacan, fondée sur le pouvoir d’illusion descriptive mis en lumière par Roland Barthes (Cf. p. 41), illusion au service de laquelle l’auteur commet des inexactitudes avérées (Cf. par exemple p. 38 et sq.) Plus que d’une méthode exposée, Élisabeth Roudinesco semble alors faire usage de «procédés», discutables car insinuant dans l’esprit du lecteur des supposées vérités non-démontrées. Plus tard ce seront d’étranges torsions, et des lacunes (Cf. p. 103 et sq). N’est-ce pas qu’Élisabeth Roudinesco est affectée par la passion contemporaine car supposément démocratique du debunking...(Cf. p. 82) ? 

Le développement relatif à la différence entre remémoration et réminiscence (Cf. p. 57 et sq.) éclairé par le dernier enseignement de Lacan, celui des pages 58-60 où Nathalie Jaudel cerne magistralement le point sur lequel Élisabeth Roudinesco achoppe chez Lacan et qui concerne ce qu’est l’histoire – et donc, ce qu’elle n’est pas – éclaire la stérilité de la passion de l’archive pour l’archive. Cette passion, si elle ne tend pas à l’abolir, manque à situer le champ freudien qui surgit « Quand l’Histoire fait irruption dans le présent, sans être architecturée par les historiens » et fait qu’« elle retrouve le champ clos de la tragédie antique et du mythe : la famille » (J.-C. Milner L’arrogance du présent, p. 170). Cette passion dont Élisabeth Roudinesco ne fait pas mystère se présente pourtant, peut-être à son insu, comme le lieu de l’impossible conciliation entre l’Histoire et la psychanalyse, laquelle ne subsiste que du désir que cette irruption puisse trouver son lieu et son adresse. 

Il est impossible à Élisabeth Roudinesco de mettre en cause le fait que l’archive soit rare concernant Lacan sans postuler qu’un Autre méchant lui en interdit l’accès (Cf. p. 129 et sq.). En même temps, elle se prive, volontairement de certaines sources, ce que Nathalie Jaudel montre en invitant d’autres témoins que la doxa ou la rumeur pour dire, par exemple, ce qu’est la séance courte (Cf. p. 74 et sq.) sur laquelle l’auteur crie haro avec les loups ; elle se prive comme beaucoup de « lacaniens », du dernier et du tout dernier enseignement de Lacan dont son rejet de l’enseignement de Jacques-Alain Miller lui fait manquer le seuil (Cf. p. 92-93). 

Par delà le bien et le mal, impairs, impasses et manque 

L’essai de Nathalie Jaudel pivote autour d’un axe, soit la récusation par Élisabeth Roudinesco d’un témoin éminent qui n’est autre que Jacques Lacan lui-même. Là est son principe d’autorité. Nathalie Jaudel fait partie de ceux qui, attentifs aux dits, font spécialement cas des dits de Jacques Lacan. Très éclairante à cet égard est l’analyse qui procède d’une brève réfexion que Lacan fait à propos de sa thèse, plus de quarante ans après (Cf. p. 149 et sq.) La question qui en découle y puise sa pertinence : « de qui parle-t- elle [Élisabeth Roudinesco] vraiment ? » (p. 153 et 154). Et la fèche alors atteint sa cible : « De surcroît je forme l’hypothèse qu’en refusant d’écouter Lacan, en prenant de façon systématique ses propos sur lui-même avec des pincettes ou en les ignorant, Élisabeth Roudinesco est passée à côté du personnage, a manqué sa différence. Ce n’est pas même une question de bonnes ou de mauvaises intentions – dont après tout on se fiche ; c’est une question d’éthique des conséquences: ce qui est impardonnable, c’est de le rater. Comment, en effet, attraper la vérité d’un sujet sans prendre au sérieux ce qu’il dit de lui-même, sans s’intéresser à son énonciation, d’autant plus quand celui qui énonce affirme le faire à son Séminaire “depuis la place de l’analysant” ? » (p. 154). 

La méthode de Nathalie Jaudel 

Peut-on encore parler de méthode d’Élisabeth Roudinesco ? Si oui, n’est-ce pas une anti- méthode, mise à mal par un symptôme, qui objecte à l’accomplissement du but qu’elle s’est donné ? Plût au ciel qu’elle eût su et assumé que Lacan était pour elle le diable probablement, un diable tout occupé à ne pas laisser l’exclusivité de la psychanalyse aux historiens. Plût à Dieu, qui est inconscient, qu’elle eût aperçu, au miroir des mille et un replis de l’âme de ce diable, le chiffre de son désir ! (Cf. p. 101). 

Plaise aux lecteurs de ce livre de saisir combien ces lignes fécondent le terreau lacanien, gros du savoir chinois (Cf. in fne p. 160) rappelé par Simon Leys, que rien de ce qui s’énonce n’a véritablement d’importance, à ceci près qu’en l’énoncé s’ente l’éthique du bien-dire. Là gît la méthode de Nathalie Jaudel : épouser le terrain et pas les querelles, relever ses accidents, son relief, en étudier la composition – s’agissant d’un livre, le soumettre à l’épreuve d’une lecture textuelle pour en éprouver la force créative ou en faire apparaître le défaut. Mais il y a aussi l’art : non seulement une rhétorique classique et informée, mais un sens de la mise en situation du lecteur : le sensibiliser par petites touches, lui donner un coup un peu mieux senti, puis le bercer encore, pour finir, au terme d’un crescendo insensible, par lui faire se rendre compte de ce qui est écrit là et qui est proprement incroyable. Et si l’on ne savait pas que tout le monde délire, les élucubrations psychologiques stupéfiantes auxquelles l’aveuglement peut conduire en formeraient une preuve imparable, car Nathalie Jaudel les rend désespérément lisibles, là où leur contexte de sous-entendu les atténue. 

Restent les questions de la valeur et du prix, abordées sous leurs différents aspects dans les pages finales de l’essai (272 et sq.). Piliers de l’économie du désir, elles ne vont pas sans la prime de plaisir. Avoir su réunir la rigueur, l’élégance et la retenue pour leur lâcher la bride au bon moment et faire apercevoir tout ce dont il sera désormais inutile de s’encombrer, c’est du grand art. C’est la méthode de Don Basilio, retournée contre son objet ! 


La grande conspiration médiatique parisienne arrivera-t-elle à élever autour de ce brûlot une muraille de silence, pour essayer de le faire passer inaperçu, afin que le box-office puisse continuer à promouvoir le Jacques Lacan d’Élisabeth Roudinesco ? (Cf. in fne les pages 208 et sq.). Les paris sont ouverts, les bouches et les oreilles aussi. 

*Nathalie Jaudel, La légende noire de Jacques Lacan, Navarin <> Le Champ freudien, Paris, 2014, 328 p. 

A-ritmo propio Nº 15 - Boletín de Carteles NEL. LA TYCHÉ O ENCUENTRO CON LO REAL , por Gloria González




El empuje que el próximo Congreso de la AMP ha representado para el trabajo de sus miembros me llevó a cambiar en el camino mi sujeto de trabajo de cartel, para interrogar al Seminario 11 acerca del concepto de real que contiene. Lo real, como lo hemos visto en los distintos momentos que ha abierto la sede para pensarlo y en los documentos que circulan en nuestro ámbito, no tiene una sola acepción en Lacan, más bien es un concepto muy activo que circula por toda la enseñanza, que es velado en ésta por lo imaginario y lo simbólico, para finalmente imponerse como lo que pudiésemos considerar otro “concepto fundamental del psicoanálisis”, a no ser porque esto traería complicaciones, puesto que lo real, no se deja atrapar en un concepto. 

Miller nos dice que la pregunta ¿qué es lo real?, es justamente la que no habría que formular, puesto que ella implica tener que aproximarnos a una definición, como quien busca una verdad, mientras que “lo real no se ajusta a la verdad, ni a una pregunta que apunte a definir lo verdadero sobre lo real. Por el contrario, es por la vía de las "respuestas de lo real"[1] que conviene avanzar en nuestra investigación.

Nos encontramos entonces en un campo como de arenas movedizas cuando nos referimos a lo real, quizás esta misma inestabilidad surge por el hecho de que el único medio con el que contamos para aprehenderlo es la palabra, una materialidad distinta a la de ese real que se nos escapa.

El antecedente conceptual por excelencia, de lo que será postulado como Lo real por Lacan, lo encontramos en los textos freudianos bajo la forma del acontecimiento traumático, como lo inasimilable y lo que insiste en no dejarse olvidar.

En el Seminario 11 lo real es presentado a través de la Tyché. Es una palabra que Lacan toma del vocabulario de Aristóteles en su investigación sobre la causa. En la mitología griega Tyché era la personificación del destino y de la fortuna, ella, en tanto diosa regía la suerte o la prosperidad de una persona o comunidad y lo hacía de una forma aleatoria; esta característica de lo aleatorio es lo que lleva a Lacan a emplear esa designación de Tyché, pues a él le interesa destacar que se trata de un “encuentro con lo real (…) ¿dónde lo encontramos? No es previsible, se trata de “una cita siempre reiterada con un real que se escabulle”[2].



Tyché y automaton son en este seminario dos términos que se nos presentan como en oposición. Al automaton se refiere como el retorno, el regreso, la insistencia de los signos, mientras que “Lo real está más allá del automaton… lo real es eso que yace siempre bajo el automaton, y toda la investigación de Freud evidencia que su preocupación es esa”[3]. Es decir, que en lo que se enuncia, bajo la cadena que forman las palabras en el decir, se cuela como camuflado ese real, que sólo como por azar se encuentra para volver pronto a eclipsarse.



La tyché en tanto que encuentro con lo real, está en íntima relación con lo que acontece súbita y contingentemente. Miller se refiere a dicha tyché, para señalar: "Ese como al azar es ya el anuncio de lo que, en su última enseñanza, Lacan hará valer como lo real sin ley…, es decir, lo real como inasimilable"[4] y que en la experiencia se nos presenta como entramado en los significantes con el que se teje el discurso de un sujeto, en sus sueños, lapsus, síntomas, fantasmas y en fin, los semblantes con los que hace frente a ese real sin ley que insiste “en no dejarse olvidar”.



Lacan, hace aquí el análisis del sueño en el que el padre se queda dormido mientras vela a su hijo muerto, destaca que lo que despierta es esa otra realidad, que Freud describe así: …el niño está al lado de su cama, lo toma del brazo, y le murmura con tono de reproche, Padre, ¿acaso no vez que ardo? Al respecto Lacan comenta que se siente en la frase misma que es demasiado tarde en lo que respecta a lo que está en juego, a la realidad psíquica que se manifiesta en la frase… que quien estaba encargado de velar el cuerpo, sigue durmiendo.



Cuando todos duermen (el padre, el hombre mayor que velaba el cuerpo, el niño de quien podría decirse que parece estar dormido)… en ese mundo sumido en el sueño sólo la voz del hijo se hizo oír “la frase misma es una tea –por sí sola prende fuego a lo que toca, y no vemos lo que quema, porque la llama nos encandila ante el hecho de que el fuego alcanza lo Unterlegt, lo Untertragen, lo real”. (67)



Se trata de lo real como algo a buscar más allá del sueño, en lo que éste ha recubierto, envuelto, escondido… real que gobierna nuestras actividades, por lo que en este seminario es articulado a la repetición. Todo lo que en ésta varía, se modula, esconde lo que se repite bajo la apariencia de lo nuevo. El niño lo muestra en sus juegos, y en su exigencia de que el final de un cuento sea siempre el mismo, que su realización contada se ritualice. “Esta exigencia de una consistencia definida de los detalles de su relato, significa que la realización del significante nunca podrá ser lo suficientemente cuidadosa en su memorización como para llegar a designar la primacía de la significancia como tal”[5]. Entonces el universo significante no es suficiente para nombrar, para representar “esa otra realidad”.



La dimensión de tropiezo, de encuentro, de azar que aquí Lacan nos presenta bajo la denominación de la tyché, evoca para él unclinamen, ese punto del que se ocupó la filosofía presocrática. Ésta, necesitaba que hubiera dicho clinamen en alguna parte, con él, Epicuro se refería a la espontánea desviación de la trayectoria de los átomos. Dicha desviación rompe la cadena causal, determinista, de su movimiento; de este modo introduce un fundamento físico para justificar la acción libre, en los seres humanos, y el azar. Algo del orden de una desviación, de una conmoción, vendría a acontecer.



Hoy, muchos años después y con los desarrollos posteriores de Lacan, podríamos decir que allí donde reinaba el vacío, lo que no cesa de no escribirse, algo se escribe para un sujeto de manera inesperada y para siempre, una “desviación en su trayectoria” para seguir los planteamientos de Epicuro y Demócrito.



Ese clinamen presocrático guarda relación con el real azaroso, pues en el encuentro del cuerpo y la lengua, podemos situar un “acontecimiento físico”, que en adelante dará cuenta de las acciones del parlêtre, dado que lo que se escribió en la contingencia, necesariamente se reiterará. La dimensión de encuentro se opone al orden propio del automaton, es ese el real que como tyché nos presenta el Seminario 11.


Notas:
[1] Gorostiza, L. Anfibologías de lo Real. Texto preparatorio al Congreso de la AMP 2014
[2] Lacan, J. Seminario 11 (1964). Paidós. Argentina. 1987
[3] Lacan, J. Seminario 11 (1964). Paidos. Argentina, 1987. Pa. 62
[4] MILLER, J.-A.: "Progrès en psychanalyse assez lents". En La cause freudienne. Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 78, Navarin, París, 2011.
 

[5] Lacan, J. Seminario 11 (1964). Paidos. Argentina, 1987. Pa. 69

17 de septiembre de 2014

Eva-Lilith. Boletín de las VIII Jornadas de la NEL. Cecilia Gasbarro, Viviana Berger, Mercedes Iglesias.


Boletín Eva-Lilith. (Selección, 21, 22 y 23)



Respuestas a Eva-Lilith, por Cecilia Gasbarro
 

Eva-Lilith: En este momento de nuestra elaboración sobre la clínica psicoanalítica donde nombramos lo femenino como el pivote de la experiencia. ¿Cómo ubicar aquello que se afirmaba en Freud y en Lacan, sobre la primacía del falo?
 
Cecilia Gasbarro: La primacía del falo conserva, para mí, toda su vigencia en la doctrina del psicoanálisis lacaniano, justamente para poder ubicar al goce femenino como un más allá del falo. Enunciada y elaborada por Freud, luego seguida por Lacan desde "La significación del falo" hasta el armado de sus fórmulas de la sexuación, esta noción no plantea ninguna preferencia o supremacía (significación a la que podría deslizarse dada la acepción común del término "primacía"). Por el contrario, responde al hecho de que el falo es el único operador a partir del cual hay que armar dos posiciones sexuadas. Paradoja que se produce por la inexistencia de la relación sexual, una de cuyas consecuencias puede enunciarse como la ausencia de un significante que dé cuenta de una inscripción de lo femenino como tal. Si la elaboración freudiana era proclive al deslizamiento hacia una supuesta primacía del pene, Lacan -desde los inicios de su indagación respecto del falo y la sexuación- se esforzó en demostrar la diferencia entre el órgano masculino y el falo: como significante primero, como letra que deviene función después. Me disculpo por la enorme reducción de esta última frase, porque implica saltearse muchos pasos en la indagación de quince años de enseñanza de Lacan, pero mi interés es resaltar que el corazón de la llamada "primacía del falo" habita en las fórmulas escritas en el comienzo de su última enseñanza. No podemos prescindir de ellas. No conviene además, si no queremos que "lo femenino" advenga como un inefable idealizado o denostado, pero imposible de cernir siquiera en sus bordes.

Eva-Lilith: El psicoanálisis, como dice en algún lugar Miller, ha inventado tal vez otro goce, el goce puro de la palabra, y recomienda que el analista esté alejado del goce que podría resultar para él mismo de esa posición. ¿Cómo se hace el giro desde ese otro goce puro de la palabra al goce donde el significante no comunica, sino que solo nombra?

C.G: Es cierto que es aconsejable que el analista se mantenga advertido del efecto cautivante del sentido, del religare que no lo diferencia de la religión, o de la estafa. Para ello cuenta con su análisis -que es preciso que lleve lo más lejos posible- la práctica del control y la formación epistémica. ¿Cómo se hace el giro...? No me parece que haya fórmulas transmisibles integralmente para eso. Podría decir algo más amplio: cómo emplear el equívoco para hacer resonar en una interpretación aquello que se enraizó en el cuerpo a partir del traumatismo de lalangue –que inscribió algo en el mismo lugar en que hizo agujero (trou-matisme). Hay que ir caso por caso, como ya es canónico decir entre nosotros. Se pueden encontrar ejemplos preciosos en muchos testimonios de pase, especialmente hacia el final del análisis. El que tengo más a mano en este momento es el mío, se los paso.

Se trata de un sueño poco antes del final del análisis: Veo que una de mis hijas atraviesa la calle corriendo, y es atropellada por un camión; su cuerpo cae. La asisto desesperada y veo, en la parte posterior de su cuello, el relieve producido por la marca del camión (el logo de Mercedes Benz). Al contarlo en análisis, la interpretación aísla: "Es la marca en el cuerpo. ¿Por qué te pone tan nerviosa?"

Se ve bien aquí que es por la vía de la equivocación del significante marca que opera la interpretación, al mismo tiempo que nombra un "es eso". Son las dos vertientes; una alude directamente a la marca; la otra le quita peso con su resonancia equívoca. Las dos -no una sin la otra- producen un barrido de los múltiples sentidos que había despertado el sueño antes de su relato en análisis.

Eva-Lilith: Tal vez los hombres estén más cautivos de los semblantes que las mujeres al estar ellos más necesitados de velarlas y, a su vez, al estar ellas más próximas a lo real. ¿Cómo se manifiesta esto en la clínica contemporánea?

C.G: Es una pregunta muy interesante, porque obliga a reflexionar si cabe sostener aún esta diferencia o más bien verificar que vacila cada vez más, sobre todo en lo que hace a la relación de ellos con el "hacer de hombre", semblante que les permite entrar en la comedia sexual. En el Seminario 18 (pág. 31 y 32 de la edición castellana) Lacan plantea que, a veces, se produce un efecto que perfora el semblante y produce un pasaje al acto; el ejemplo que evoca es violar a una mujer (¡o inversamente!, agrega de manera enigmática, pero que sugiere que podría suceder al revés. Dejaremos esto para otra indagación). Violar a una mujer, golpearla, matarla, ha llegado a una escalada tal que se impone el feminicidio como figura jurídica, para intentar nombrar y legislar respecto de un síntoma social en ascenso. Eric Laurent ha aludido varias veces a esto para ejemplificar qué implica que el hombre se haga estrago de una mujer. Es un más allá del semblante, sin duda. Sin llegar a tales extremos, la clínica cotidiana nos hace escuchar las quejas de las mujeres respecto de la renuencia de los hombres a encarnar un semblante que les permita a ellas armar el discurso histérico clásico. ¡Es el revés de la queja histérica que conocíamos! En todo caso, no se puede sino decir que a una mujer le resulta muy difícil, en la actualidad, que su Otro goce surja tomando como referencia al portador del falo, para ir más allá de él en tanto suplemento, Otra para sí misma. Es difícil que pueda ejercer eso si tiene que ocuparse de asumir los de él, que no le conciernen, pero sin los cuales no hay cómo entrar en el mundo.

He aquí entonces una pregunta que se impone en la clínica contemporánea. ¿Cómo hace entrar una mujer su Otro goce en el mundo? Es, entre otras, una indagación que, con un grupo de colegas, hemos puesto al trabajo -en la EOL- en un ciclo de noches clínicas llamadas "De la histeria sin Nombre del Padre", por segundo año consecutivo.


 


Ese goce Otro, por Viviana Berger

"El goce como tal es el goce no edípico, el goce concebido en tanto sustraído, fuera de la maquinaria del Edipo, es el goce reducido al acontecimiento del cuerpo"[1] –goce que aunque concierne a todo ser hablante, sin embargo, es nombrado por Lacan como femenino.

La definición del goce, entonces, según esta cita encuentra su soporte en oposición al Edipo, como "sustraído" y "fuera" de la codificación simbólica. Un "sin ley" e "indecible" cuya referencia entonces, se orienta al cuerpo.

Ahora bien, me preguntaba si los fenómenos de retorno de goce en la psicosis –también sustraídos y fuera de la codificación del falo– ¿serían femeninos?

Sabemos que en la esquizofrenia, el acontecimiento de goce se vive en el cuerpo propio pero, bajo la forma de la alucinación (visual, auditiva, cenestésica). Es en el cuerpo donde retorna el goce, con la manifestación de la presencia del objeto en lo real allí donde, de haber operado la metáfora paterna, encontraríamos el síntoma o el fantasma, algún velo. El sujeto sufre el goce a través de vivencias de descomposición, fragmentación, que no son fantasmáticas –y responden a la ruptura interior del discurso que desencandena la estructura y que se escucha en el lenguaje de órganos, el discurso desarticulado, la metonimia desatada.

En la paranoia, también el sujeto es objeto del goce del Otro, pero el goce retorna vía el Otro; y entonces, las ideas de persecución: el Otro me goza. El sujeto sabe sobre el goce del Otro sobre sí, e intentará -vía el delirio- reconstituirse de esta experiencia de ser gozado por una dimensión exterior a sí mismo; en un esfuerzo de recuperar una condición activa, dirá sobre el poder de la palabra de un Otro insensato en su cuerpo.

También el Otro con el que se confronta la mujer es un Otro exterior a sí misma, que la goza –ella también es objeto de ese goce en su cuerpo. Sin embargo, allí, en su goce –que es suplementario al fálico-, la mujer no habla. El goce toma su cuerpo, la divide, la extravía –y ella… calla… no sabe. Para ella, se tratará de un goce que le es enigmático e insituable. Una relación con un vacío.

Y el efecto -entre otros- es un éxtasis vivificante, cuando queda articulado al deseo; o la angustia, cuando vacila; el rechazo y entonces, los síntomas –cuando responde la histérica con su estructura.

La experiencia femenina, pues, es bien distinta de la experiencia de la psicosis. Si bien encontramos proximidades, hay un punto clave: ¿ese goce es del Otro? o es ¿un goce Otro, que es suyo, que le pertenece, pero del cual es extraña?

Un goce al margen de las palabras -no inscripto en el discurso común-, pero no sin ellas.

Notas:
1-. Miller, Jacques-Alain Miller, Curso 2011 "El ser y el Uno", Tercera sesión, Miércoles 2 de marzo 2011.


Goce femenino y lazo social, por Mercedes Iglesias
 
Mi pregunta va dirigida en torno al modo en que se enlaza el goce femenino con el Otro. Y, más específicamente, ¿cómo se establece un lazo en los fenómenos de masa que corresponden a nuestro tiempo? Ya Freud ofreció un análisis del modo en que se constituía una masa alrededor de un líder señalando que esta sufría un carácter hipnótico al someterse a la identificación al líder. Hoy en día esto no se da de la misma manera. Tenemos ciertamente fenómenos de masa al estilo planteado por Freud pero también existen otros modos que pueden ser analizados o pensados a la luz del goce femenino establecido por Lacan en su última enseñanza.

Si bien es cierto que caracterizamos al goce femenino como más allá de lo fálico, lo adjetivamos como exceso, sin límite, el no-todo, puntual, evanescente, creo que no por ello debemos suponer que es algo que emerge esporádicamente, sino que por el contrario, debe ser entendido como lo que se encuentra a la base de todos los demás goces. "Digamos que siguiendo la vertiente del goce femenino, Lacan apreció cuál era el régimen del goce como tal; apreció que hasta entonces había sido pensado siempre en psicoanálisis desde el lado masculino, en tanto la puerta de su última enseñanza viene a abrirse con la concepción del goce femenino como principio del régimen del goce como tal."[1]

"El no-todo no resulta que nada lo limite, ya el límite se sitúa allí de otro modo"[2] Salman[3] señala que hay una doble perspectiva del no-todo. Una, como ilimitado en el sentido del sin límites que estaría más bien del lado de los excesos; aquí, encontramos un goce que se horizontaliza y se vuelve comunitario, es un llamado al “todos” donde se ubican los diferentes fundamentalismos actuales. La otra vía, es la que permite la experiencia analítica que produce un efecto de diferenciación de este goce y que hace obstáculo al régimen del individuo de masas. Este goce singular muestra la inconsistencia del Otro y también podemos decir que es un goce que agujerea el mundo simbólico o la medida común del falo.

Aceptando esta doble vertiente del goce femenino, pienso que también se puede ubicar una tercera vía. Esta se encuentra en ciertos movimientos de masa que han llamado la atención en los últimos tiempos: el movimiento de los indignados en Madrid, los acontecimientos de Ucrania así como las manifestaciones y guarimbas que se dieron en Venezuela. Estos fenómenos carecen de un movimiento orientador claro, de un slogan, de una ideología determinada, constituyen un evento de masa donde muchos individuos en determinado momento se unen por una convocatoria dada en los medios virtuales. Es un punto en el tiempo que no sólo logra convocar a una masa sino que también tiene efectos políticos reales sean o no victoriosos.

Al respecto Agamben[4] afirma que actualmente la distinción no se da entre lo inefable del individuo versus lo universal inteligible sino que existe algo que denomina una singularidad cualsea. Esta singularidad no dispone de identidad alguna que hacer valer ni de lazo o pertenencia que revocar. Y es esto lo que el Estado no soporta. La singularidad implica el No-Estado. Como sostiene Badiou, el Estado no se funda en el ligamen social sino en evitar su disolución. El ser que viene o el que tenemos en la actualidad es la figura de la singularidad pura.[5] No tiene identidad, ni está determinada respecto a un concepto, pero no es simplemente indeterminada, más bien es determinada en tanto relación con una totalidad de posibilidades. Parecería que estas singularidades muestran una dimensión del goce femenino, un goce que agujerea lo simbólico y muestra así la inconsistencia del Otro.

A juicio de Agamben[6] cada vez es menos plausible la oposición de democracia y comunismo. La lucha es entre el Estado y el No-Estado (la humanidad). Esta singularidad que declina toda identidad es el principal enemigo del Estado. "Allí donde estas singularidades manifiesten pacíficamente su ser común, allí habrá una Tienanmen, y antes o después, llegarán los carros blindados".

Notas:
1-. Miller, J. A. El ser y el Uno. Inédito. Lección 5.
2-. Lacan, J. Seminario 19…o peor, Paidós, Buenos Aires, 2012, p.202
3-. Salman, Silvia. 'Encuentros con lo femenino en el discurso analítico' en Bitácora Lacaniana, No 2, NEL, Noviembre 2013.
4-. Agamben,G. La comunidad que viene, Ripoli, Valencia, 1996.
5-. Op.cit. pág. 43
6-. Op.cit. pág. 54

16 de septiembre de 2014

Una conversación con ANNA AROMÍ a propósito de las VIII Jornadas de la NEL

 







Una conversación con ANNA AROMÍ a propósito de las VIII Jornadas de la NEL


http://youtu.be/oO5QUlx4o1M
Zona de los archivos adjunto

15 de septiembre de 2014

Crianças autistas, por Silvia Elena Tendlarz



O século XXI é testemunha de um aumento crescente do diagnóstico de autismo na infância. Chegou-se a falar de uma verdadeira epidemia. Esse diagnóstico em expansão corresponde sempre às pessoas envolvidas nele? Uma pergunta torna-se urgente: não se trata só de diagnósticos, mas qual é a proposta de tratamento viável para crianças autistas.(1)

O autismo tem a particularidade de surgir em crianças pequenas. Também existem adolescentes e adultos autistas que — embora, na maior parte das vezes, varie a forma de apresentação que tinham na infância, sobretudo pela ampliação do uso da linguagem — mantêm certas características que não se modificam, sem pressagiar com isso um destino trágico, que devemos aceitar com resignação.

Antes de tudo, é necessário distinguir o autismo do conceito de “gozo autista”. O autismo não é uma enfermidade da ruptura do laço como expressão de nosso mundo moderno, ainda que prevaleça o “todos autistas” em nossa linguagem corrente. O gozo é sempre autoerótico, autista, nesse sentido, mais além do tipo de laço que prevalece em nossa contemporaneidade. A expressão “autismo generalizado” nomeia o gozo, supõe o laço com o outro, mas sem que essa generalização implique um diagnóstico. Jacques-Alain Miller indica que o autismo, no sentido amplo, é uma categoria transclínica: é o estado nativo do sujeito a quem se acrescenta o laço social.

A partir de um breve percurso sobre a história desse quadro, poderemos examinar a abordagem psicanalítica tanto conceitual como clínica.

Diagnósticos

O autismo infantil tem sua história. Leo Kanner introduziu, em 1943, o conceito de “autismo infantil precoce”. Poucos meses depois, em 1944, e em outro contexto, Hans Asperger introduziu as premissas do que será chamado “síndrome de Asperger”. O primeiro ficará como uma interface entre a psiquiatria e a psicanálise. O segundo segue um caminho educativo, já que Asperger propõe desde o início uma “pedagogia curativa”.

O conceito mesmo de autismo é particular. Ele é o grande sobrevivente do colapso diagnóstico que propõe o DSM-IV. Tanto o “Autismo infantil precoce” de Kanner como a “Síndrome de Asperger” fazem parte dos “transtornos generalizados do desenvolvimento” (TGD), que acentuam a perturbação evolutiva.

Segundo a descrição de Kanner, as crianças autistas apresentam transtornos em sua relação com o outro (rechaço do olhar, ausência de condutas espontâneas como apontar objetos de interesse, falta de reciprocidade social ou emocional), na comunicação (atraso ou ausência na linguagem oral, uso estereotipado ou incapacidade de estabelecer conversações) e no comportamento (falta de flexibilidade, rituais, ausência do jogo simbólico). Aloneness e sameness, solidão e fixidez, são características essenciais do quadro clínico. O adjetivo “precoce” indica que pode se manifestar desde o nascimento, nos primeiros meses ou antes dos três anos. Esse início precoce determina sua modalidade de apresentação.

O que distingue o autismo infantil de Kanner da síndrome de Asperger é o fato de que falta a esse último o atraso da linguagem, e, ainda, de que seja diagnosticado ou se inicie após os três anos. Asperger situa entre os elementos de seu diagnóstico traços que perduram durante toda a vida, sem evolução notável.

Nos Manuais Diagnósticos, os dois quadros são diferenciados da esquizofrenia infantil pela ausência de alucinações, ainda que, na realidade, como assinala Lacan, as crianças autistas também tenham alucinações, que devem ser examinadas em suas particularidades.

O DSM V elimina essa distinção e introduz uma nova categoria clínica com a qual será examinada toda a infância: “transtornos do espectro autista” (TEA), com sua graduação: leve, moderado e severo (LAURENT, 2011). Os critérios utilizados para esse diagnóstico são: déficits sociais e de comunicação, assim como interesses fixos e comportamentos repetitivos. Dessa maneira, o autismo torna-se, hoje, um diagnóstico ampliado, que inclui uma tipologia variada.

Nesse contexto, a pergunta sobre se as crianças com diagnósticos de autismo infantil precoce podem evoluir para a síndrome de Asperger , na idade adulta, eventualmente, desaparecerá nesse contexto, já que ambos formam parte do TEA. Não obstante, a sutileza clínica dessa questão permanece, na medida em que se pode observar uma mudança da infância para a idade adulta, que demonstra que nem todas as crianças autistas permanecem necessariamente toda sua vida com sua apresentação inicial, nem persistem os chamados “transtornos cognitivos” com os quais foram avaliados na infância. Como disse Ian Hacking (2001), se os nomes das classes interagem com as pessoas que eles afetam, entretanto, tornam-se insuficientes para alojar os sujeitos com suas diferenças. Assim, para além do destino dos diagnósticos, permanece aquilo que torna a cada um único e refratário a diluir-se na “norma”.

As teorias cognitivas introduziram a noção de “espectro autista” que engloba tanto a criança como os adultos; um estudo de Lorna Wing e Judy Gould, do ano de 1979, está na base desse conceito. Esse estudo postula que toda criança que apresenta uma deficiência social severa também tem os sintomas principais do autismo. Ou seja, as crianças que estão afetadas por dificuldades na reciprocidade social, na comunicação e apresentam restrições em suas condutas necessitam dos mesmos tratamentos cognitivos que os autistas. Dessa forma, todas elas ficam incluídas no espectro autista, aumentando, assim, enormemente, a incidência do autismo (LAURENT, 2011).

Esse aumento está vinculado ao diagnóstico de “Transtorno generalizado do desenvolvimento inespecífico” - TGD, que, ao carecer de critérios definidos, incluía mais casos de espectro autista que de autismo propriamente dito. Esse é um dos pontos de discussão dentro do projeto do DSM V. 
 
Por outro lado, na medida em que não existe uma medicação específica para o autismo, prescrevem-se, para as crianças ditas autistas, medicamentos para ansiedade, depressão ou hiperatividade. O postulado de organicidade e a perturbação da função executiva da teoria cognitivista, na qual se baseiam o TDAH e o TGD, junto ao critério puramente descritivo, fazem com que se confundam ambos os quadros. Dessa forma, não nos parece ilegítimo perguntar sobre o aumento da incidência do autismo na infância. É necessário, para fazê-lo, construir uma outra perspectiva. Na realidade, o déficit nunca foi um bom critério diagnóstico, já que ele conduz quase inevitavelmente à prescrição medicamentosa e às terapias comportamentais. De forma que as crianças tornam-se “todas educáveis e medicáveis” em nome da cura do sintoma, sem levar em conta a causa e o tratamento singular que ele convoca.

Em nome de uma suposta “normalidade”, busca-se incluir as crianças em programas que as tornem iguais às outras. Desconhece-se, assim, que não há uma norma que valha para todos por igual, já que não existe um critério de saúde universal. Todos diferentes, todos “normalmente” fora da norma no ponto em que se encontra a singularidade. Cada criança autista tem seu modo próprio de “funcionar” dentro de sua estrutura. Numa perspectiva exterior à psicanálise, o neurologista Oliver Sacks, em seu texto Um antropólogo em Marte, afirma que não há dois indivíduos autistas iguais: “seu estilo individual ou expressão são diferentes em cada caso” (SACKS, 2003). O que nos leva a reafirmar que não há dois sujeitos iguais, autistas ou não.

Epidemia de autismo

O diagnóstico de autismo na infância multiplicou-se nos últimos tempos. Esse incremento tem repercussões tanto nos tratamentos como nas políticas de saúde pública. Mas, realmente, há um aumento de crianças autistas, ou esse fenômeno é induzido pelas leituras classificatórias em uso no nosso mundo atual?

Ante a emergência do aumento de crianças autistas, um rumor inquietou a opinião pública. Em 1998, The Lancet publicou um estudo do Dr. Wakefield do Royal Free Hospital, do norte de Londres, no qual colocava a hipótese da relação entre a vacina contra rubéola e o autismo. Os meios de comunicação contribuíram para retransmitir a notícia e, assim, criar um grande escândalo, e o rumor expandiu-se pela internet.

Como resposta a esse rumor, François Ansermet (2008) expressou, também por internet, que uma investigação, realizada em 2004, revela que uma equipe de advogados pagou ao Dr. Wakefield para publicar essa nota, e, imediatamente depois, surgiram processos contra os produtores da vacina. The Lancet publicou, em março de 2004, uma pequena nota editorial em que se retratava, mas o rumor continuou circulando.(2) O que esse rumor demonstra é que pensar o autismo como um déficit ligado à carga genética, que é constitucional, ou, inclusive, como efeito secundário de uma vacina, geralmente, alivia os pais, já que lhes retira dos penosos sentimentos que experimentam.

A busca de uma genética defeituosa chegou a tal ponto, que, ante a dificuldade de encontrar um “gene autista”, os cientistas começaram a falar de “mutações genéticas espontâneas” ligadas ao meio ambiente. A decodificação do genoma humano introduziu a crença de que, finalmente, será possível estabelecer uma sequência genética que permita isolar o autismo. Em junho de 2010, o Consórcio do Projeto Genoma publicou um artigo na revista Nature sobre a descoberta de repetições e perdas de fragmentos de DNA em 20% dos casos de autismo examinados. Trata-se de “variantes raras”, mutações únicas, com um gene diferente em cada criança. O que se destaca é que se trata de mutações congênitas, que nada têm a ver com a herança e que são todas diferentes. Não sendo possível estabelecer a causa dessas mudanças genéticas, o “meio ambiente” permanece como uma hipótese. A abordagem genética, assim colocada, aponta a reeducação como única solução viável. Ainda veremos se esse “meio ambiente” incluirá ou não a relação do sujeito com o significante.

O descrédito quanto à psicanálise é correlativo ao recurso crescente a tratamentos cognitivo-comportamentais para a abordagem de crianças autistas, que tendem a difundir a crença de que os psicanalistas culpabilizam os pais pela enfermidade de seus filhos. O próprio Ian Hacking, em A construção social de quê?, retoma essa perspectiva e considera que, na verdade, a ciência cognitiva é a única que, na atualidade, pode explicar o autismo através da “teoria da mente”, dados os déficits linguísticos e outros.

Mas o que é uma “teoria” — baseada na suposta capacidade de atribuir estados mentais a si mesmo e ao outro — senão uma versão imaginária do Outro? Portanto, o autismo não é uma fatalidade, diz Jaqueline Berger, jornalista, autora do livro Sortir de l’autisme, e mãe de crianças autistas. A má reputação da psicanálise corresponde ao fato de que os resultados obtidos não são avaliáveis de acordo com os critérios quantitativos e estatísticos cognitivo-comportamentalistas utilizados nas publicações científicas.

Do lado da psicanálise

Jean-Claude Maleval (2011) destaca a diversidade de casos envolvidos no diagnóstico de autismo, que vão desde os casos que necessitam de uma atenção institucional por toda vida aos de autistas de alto nível. Algumas crianças apresentam “ilhas de competência” que, às vezes, as tornam eruditas em domínios muito especializados, inclusive com habilidades excepcionais. O. Sacks (2003) examina as características que as tornam “prodígios”, também chamados “autistas sábios”, cujas proezas técnicas, diz Laurent (2011), têm deslocado o interesse que antes recaía sobre o delírio.

No entanto, não se pode apreender o autismo pela soma dos sintomas, já que não se trata de uma enfermidade, mas de um “funcionamento subjetivo singular”. Enquanto um tipo clínico particular, por detrás de sua “carapaça”, não se esconde nenhuma criança “normal”. A concepção deficitária do autismo inclui essas crianças inevitavelmente em tratamentos exclusivamente educativos e ignora a possibilidade de participação do sujeito num funcionamento que não fixa um destino.

Maleval (2011) concebe o autismo como uma estrutura que se caracteriza por um rechaço da alienação significante e de um retorno do gozo sobre uma borda. Essa expressão, tomada de Éric Laurent, dá conta de como o objeto se encontra pregado ao corpo, de tal modo que constrói uma “carapaça autista” em sua particular dinâmica libidinal. O transtorno simbólico gera uma enunciação morta, defasada, apagada ou técnica. Não se trata de um déficit cognitivo, mas de uma relação particular com o significante. Esse rechaço impede que o gozo se conecte com a palavra, e, em vez disso, ele retorna sobre uma borda, com um objeto ao qual o autista encontra-se ligado: constrói-se, assim, uma carapaça, dentro da dinâmica libidinal. A borda autista é uma formação protetora frente a um Outro ameaçador e dispõe de três componentes essenciais: a imagem do duplo, as ilhotas de competência e o objeto autista.

A hipótese central de Maleval é a do rechaço do autista ao gozo associado ao objeto voz, que determina as perturbações da linguagem: não se trata aqui tanto da sonoridade, mas da enunciação de seu dizer. “Nada angustia mais ao autista”, diz Maleval (2011) “que ceder seu gozo vocal alienando-se ao significante”. Protege-se, então, da presença angustiante da voz através da falação ou do mutismo, evitando a interlocução com o Outro. E, mesmo quando falam com fluidez, como no caso dos autistas de alto nível, protegem-se do gozo vocal através da falta de enunciação. Daí deriva a solidão do autista em relação a tomar uma posição de enunciação; assim como também sua fixidez no esforço de manter uma ordem estática frente ao seu mundo caótico.

Maleval (2011) destaca dois tipos de saída possíveis, que vão da criação de um duplo na infância, à de um Outro de síntese na idade adulta, através da memorização de signos e, finalmente, do uso de objetos autistas muito complexos. Assim, da solidão e do mutismo do autismo precoce, em um segundo tempo, é possível encontrar o trabalho sobre o retorno do gozo sobre a borda na síndrome de Asperger da idade adulta. Esses desenvolvimentos são linhas de investigação para refletir sobre seu funcionamento dentro do dispositivo analítico.

Éric Laurent (2011) indica que a inclusão do sujeito no autismo implica o funcionamento de um significante sozinho no real, sem deslocamento, “peça solta”, que busca encontrar uma ordem fixa e realizar um simbólico sem equívocos possíveis, verdadeira “cifra do autismo”. O não sentir empatia, na realidade, não é necessariamente um déficit, mas o que os leva a funcionar sem os obstáculos imaginários próprios da vida cotidiana. Por outro lado, acrescenta que “há que se renunciar a pensar a criança-máquina” — alusão ao caso Joey de Bettelheim — e falar da “criança-órgão”, pois se trata de uma montagem do corpo com um objeto de fora do corpo que inclui, às vezes, um “objeto autista” colado a seu corpo.

Quanto às particularidades do tratamento, Éric Laurent (2011) assinala que o encapsulamento autista é uma bolha de proteção fechada de um sujeito sem corpo. O problema que se coloca, então, não é tanto como se constitui uma borda, como na esquizofrenia, mas como se desloca essa neoborda, que, em si mesma, está muito bem constituída.

Ao chegar à consulta, a criança autista tende a rejeitar todo contato com o outro, na medida em que este é experimentado como intrusivo frente a essa borda encapsulada, quase colada na superfície de seu corpo. O deslocamento dessa carapaça se produz através de intercâmbios articulados com um outro percebido como menos ameaçador . Busca-se construir um espaço que não seja nem do sujeito nem do outro, um espaço que permita uma aproximação, que remova a criança de sua indiferença e da repetição exata de sua relação com o outro, articulando, assim, um “espaço de jogo” — ainda que reste precisar qual é o estatuto desse jogo. Essas trocas no real, não puramente imaginárias, nas quais intervém a metonímia de objetos, permitem a construção de um espaço de deslocamento da borda e a emergência de significantes que passam a tomar parte de sua língua privada.

Em algumas ocasiões, inclui-se o “objeto autista”, com o qual a criança se desloca e entra também no circuito dos objetos. Esse objeto é parte da invenção pessoal, por isso a orientação psicanalítica que aponta para a operação de “separação”, sem inscrevê-la, não indicando, de modo algum, que se retire esse objeto da criança.

Na medida em que os tratamentos apontam para as singularidades, é possível prestar atenção às manifestações do significante sozinho no real, escutar o sujeito sem objetivá-lo e aprender sua língua, de acordo com a expressão de Jean Rabanel (2011). O fora do laço do autista, seu rechaço ao outro, que é percebido como intrusivo, torna ainda mais importante possibilitar as invenções através das quais o analista se torna o partenaire da criança autista, de modo tal que sua palavra possa ser escutada.

Éric Laurent (2011) indica que, para aplicar a psicanálise ao autismo, é necessário permitir ao sujeito separar-se de seu estado de refúgio homeostático no corpo encapsulado e passar a um modo de subjetividade da ordem de um “autismo a dois”. Há que se tornar o novo partenaire do sujeito, fora de toda reciprocidade imaginária e sem a função de interlocução simbólica.

A invenção é convocada não só do lado da criança, mas também do analista. Dessa forma, pode-se afirmar que há transferência na direção da cura da criança autista, todavia, devem-se determinar, em cada caso, suas particularidades e suas consequências na cura.

Quanto às entrevistas com os pais, não se trata de desampará-los, culpabilizando-os, mas de contribuir para encaminhá-los a tratamentos possíveis. A simples entrevista, ao lado das questões ali colocadas, pode produzir um sentimento de estar em falta, mesmo sem uma teoria que aponte os pais como causa do autismo. Esse é um elemento essencial para levar em conta na consulta da criança, de tal modo a não deixar os pais sem recursos, o que pode levá-los a uma suposta solução
rápida via reeducação.

Para concluir

A psicanálise é uma alternativa legítima de tratamento para o autista, tanto no seu trabalho individual junto a um dispositivo de trabalho criado em seu entorno, como na prática institucional “entre muitos”. E seus tratamentos nos deixam como ensinamento que o sujeito nunca pode reduzir-se a ser um objeto de diagnóstico e que, ao nos aproximarmos da criança, como um analista pode fazer, as portas abrem-se para um universo singular que nenhum manual diagnóstico poderia antecipar.

Para uma criança autista, como para qualquer outra criança com um diagnóstico diferente, não há outra “normalidade” que o modo de funcionamento que lhe seja próprio.

Dirigir-se à criança autista como sujeito, não como objeto educável, introduz possibilidades de encontros inesperados, com soluções que lhe permite reinserir-se no

Outro de um modo original, sem ser encerrada na incapacidade ou em protocolos preestabelecidos. É um tratamento de um a um, mas com outros.
 
Tradução: Ludmilla Féres Faria

Referências  
 
ANSERMET, F.; SIEGRIST, C.-A. “Vaccin rougeole et autisme, aucune evidence scientifique”, Tribune de  Genève, Genève, n.6, p.33, mai 2008.
ASSOCIAÇÃO AMERICANA DE PSIQUIATRIA. Manual diagnóstico e estatístico de transtornos mentais - DSM-IV.
BERGER, J. Sortir de l’autisme. Paris: Éditions Buchet/Chastel, 2007. (Coll. Essais et documents).
HACKING, I. Entre science et realité: la construction sociale de quoi? Paris: La Decouverte, 2001.
LAURENT, É. “Spectres de l’autisme”, La Cause Freudienne, Paris, n.78, p.53-63, 2011.
MALEVAL, J.-C. “Langue verbeuse, langue factuelle et phrases spontanées chez l’autisme”, La Cause Freudienne, Paris, n.78, p.77-92, 2011.
RABANEL, J.-R. “Une Clinique de l’objet a em institution”, La Cause Freudienne, Paris, n.78, p.64-76, 2011.
SACKS, O. Un anthropologue sur mars. Paris: Seuil, 2003.

Notas:
1-. Uma versão reduzida deste trabalho foi publicada em La Cause Freudienne, Paris, n.78, p.103-108, 2011.
2-. The Lancet, London, v.363, n.9411, p.823-824, mars 2004.
 
 

12 de septiembre de 2014

Tiresias. Publicación de las 13ª jornadas de la Escuela Lacaniana de Psicoanálisis. Equivocar "la pretendida frigidez", por Anna Castell





Desde un principio, al psicoanálisis lo que en un sentido fuerte le interesa es el “ser sexual” de la mujer; en palabras de Freud, el “vínculo particularmente constante entre feminidad y vida pulsional”[1]. Desde el psicoanálisis, y después de Freud, mucho se ha teorizado y escrito acerca de la frigidez y no siempre de forma acertada. No es difícil equivocarse cuando, por simple docilidad a la convención, se pasa por alto la influencia de los arraigados prejuicios sociales sobre el sexo. 

La frigidez femenina inquebrantable

La estructuración del psicoanálisis como disciplina inédita se produce en tanto Freud se desliga de la fascinación instilada por las teorías delirantes de Fliess, y puede abordar el mecanismo de los sueños, la estructura de la histeria, y comenzar a descifrar el funcionamiento del inconsciente. En este camino, su “sueño de la inyección de Irma”[2] y su interpretación tiene valor inaugural, testimonia el primer distanciamiento de Freud respecto de la “ciencia” paranoica de la relación sexual y, en consecuencia, su primer encuentro verdadero con lo innombrable de la feminidad: “un carácter desconocido que la anatomía no puede aprehender”[3]. Este sueño en efecto significa, para Freud, donde acaba el saber que le suponía a Fliess y donde ha podido comenzar el suyo propio.

Para formularlo con el equívoco que el mismo sueño utiliza, se trata -entre Freud y Fliess- de saber lo que se revela cuando Irma consiente “en abrir bien la boca”[4] a su investigación. De esta abertura –anatómica o del acto de la palabra-, el sueño constituye ya una interpretación, en verdad una teoría. Así, lo que el sueño de Freud construye en respuesta a eso que se presenta en el fondo de la garganta de Irma, allí donde Fliess sólo puede ver infección, constituye de por sí el punto de partida de una vía de acceso a la feminidad. La línea de lo real.

Una relectura atenta de sus trabajos de 1895 a 1900, nos permite extraer esta primera orientación freudiana para abordar la cuestión de la feminidad. Y poner de manifiesto que, en el transcurso de los años, una siguiente orientación en su obra tomará paso sucesivamente a la inicial, hasta absorberla y recubrirla completamente. La línea de la castración.

Este movimiento de la producción freudiana -por el cual lo real se encuentra progresivamente recubierto por lo simbólico- justifica que en El tabú de la virginidad[5], de 1918, concluya que la responsabilidad de la “reacción paradójica” a la satisfacción sexual o de la frigidez deba ser imputada a la envidia del pene, ligada a un estado patológico de la mujer en la fase masculina. Y asimismo determina que, en la 33ª conferencia[6] de 1933, para dar cuenta de la problemática de la feminidad, ponga el acento en la sola referencia al complejo de castración; viéndose, en consecuencia, entorpecido en sus conclusiones.

Sin el antiguo recurso de “hacer coincidir activo con masculino y pasivo con femenino”[7], dichas conclusiones efectivamente toparon contra un verdadero muro en las inmediaciones del goce, Freud lo designa como frigidez femenina inquebrantable: “La frigidez sexual de la mujer, cuya frecuencia parece confirmar esa postergación, es un fenómeno mal comprendido. Psicógena muchas veces, y entonces accesible a la terapia, sugiere en otros casos la hipótesis de un condicionamiento constitucional, y aun la contribución de un factor anatómico.”[8]

Es evidente que Freud abandona la cuestión cuando se aproxima al goce femenino. Ahí, como dice Lacan, “Freud (…) nos abandona, se escabulle”[9]. No es posible otra sensación entonces sino la de experimentar que diga demasiado o demasiado poco; pero se deduce que, para su propósito, Freud no necesite decir nada más. Lo que le interesa es aquello que de lo real es dado al programa del deseo.

¿Y si esa frigidez sólo fuera un medio para muchas mujeres, neuróticas o no, de manifestar que hay en la sexualidad femenina una parte de goce que resiste tenazmente a someterse a la ley significante de la castración?

Conocimientos y prejuicios actuales acerca de la frigidez

Lacan retoma el proyecto freudiano. Y en 1958, en Ideas directivas para un Congreso sobre la sexualidad femenina [10], dedica un apartado a “La frigidez y la estructura subjetiva”. En Lacan se trata de una progresiva elaboración sobre la cuestión de la feminidad que, en su avance, desplaza el polo central de su cuestionamiento del registro del deseo al del goce.

En este texto, Lacan denuncia la impotencia del psicoanálisis para dar cuenta del goce femenino con las teorías anatómicas en boga del goce llamado vaginal. En el apartado V, titulado “La oscuridad sobre el órgano vaginal”, es particularmente incisivo en este sentido. El apartado VII, “Desconocimientos y prejuicios” [11], lo abre con la pregunta “si la mediación fálica drena todo lo que puede manifestarse de pulsional en la mujer, y principalmente toda la corriente del instinto materno”. Seguida de una segunda: “¿Por qué no establecer aquí que el hecho de que todo lo que es analizable sea sexual no implica que todo lo que sea sexual sea accesible al análisis?” Lacan, con la primera pregunta, anuncia el desarrollo posterior del no-todo de la mujer en la función fálica; y, en la segunda, establece una separación en lo sexual entre sexuación y sexo, una diferenciación entre los puntos de vista del psicoanálisis y la biología. A partir de este doble interrogante, pasa a considerar los “desconocimientos y prejuicios” de la clínica de su tiempo, para fundamentar y denunciar los peligros que existen al tratar de reducir el psicoanálisis a la biología. Precisa cuatro puntos: 1. el conocimiento directo de la vagina, 2. el masoquismo femenino, 3. las fantasías de efracción de las fronteras corporales, 4. el vaginismo.

En nuestros días, y a diferencia de la época de Freud o de Lacan, la tesis del “conocimiento normal de la vagina” ya no es una cuestión de debate que provoque grandes escándalos en la comunidad psicoanalítica. Hoy más bien los prejuicios se exponen, sin ruido ni discusión, bajo los auspicios del saber científico. Sin duda, desde la década de los 70, se ha experimentado un grado notable de aceptación pública de la sexualidad como campo legítimo de estudio científico. Como resultado de este progreso se ha producido, en lo social, la gran difusión de una explosión de nuevas informaciones fundamentadas en los datos biológicos de la sexualidad.

Lacan admite que “el analista está tan expuesto como cualquier otro a un prejuicio sobre el sexo, fuera de lo que le descubre el inconsciente.”[12] Advierte así a los psicoanalistas que el saber sobre su inconsciente, condición suficiente para practicar el psicoanálisis, los deja en una posición también suficientemente expuesta a satisfacerse con cualquier prejuicio que sobre el sexo circule en el discurso social. Tomando en cuenta esta advertencia, entendemos que, para prevenirnos, no se trata de negar la existencia ni tampoco el interés de los planteamientos de la medicina sexual. Antes al contrario, creemos importante, imprescindible incluso para nosotros, saber de las aportaciones científicas sobre la fisiología sexual, el diagnóstico o el tratamiento de los denominados “problemas sexuales” para poder discernir que, junto con lo nuevo y más sofisticado, también están de vuelta los antiguos mitos y prejuicios sexuales que implican una reducción de la dialéctica masculino y femenino a una simetría de los sexos.

Por todo ello, es que efectuamos una revisión de las concepciones actuales sobre la frigidez -en disciplinas ajenas al psicoanálisis, como la psiquiatría y la ginecología- para declarar seguidamente los prejuicios que de ahí se desprenden y a los que estamos expuestos.

Conclusiones

Son los siguientes: 1. La naturaleza sintomática forzosa de la frigidez, equiparada con la impotencia. 2. El vaginismo.

Lacan, en el cuarto punto de su listado [13], dice: “Pues confinamos aquí con el resorte por el cual el vaginismo se distingue de los síntomas neuróticos incluso cuando coexisten, y que explica que ceda al procedimiento sugestivo cuyo éxito es notorio en el parto sin dolor.” Veamos: “(…) se distingue de los síntomas neuróticos”. Esta precisión es importante. Lacan separa el vaginismo de la categoría de los síntomas neuróticos y denuncia la tendencia en los psicoanalistas de considerar cualquier tipo de síntoma como neurótico, de extender sin criterio la categoría de síntoma neurótico. Al contrario de esta tendencia, Lacan establece una separación, una distinción entre síntomas biológicos y síntomas neuróticos; y no admite una sola categoría. “(…) incluso cuando coexisten”. No pone en cuestión, por otra parte, que el vaginismo pueda presentarse como un síntoma neurótico y coexista con la frigidez, por ejemplo.

Pero hay interés en separar lo que es competencia del psicoanálisis de lo que no lo es; así como en subrayar que todo lo que afecta a los genitales femeninos no es analítico por tanto. Y nos da una prueba, “(…) que ceda al procedimiento sugestivo cuyo éxito es notorio en el parto sin dolor.” En la actualidad, probablemente diría “procedimiento de relajación muscular progresivo”.

A renglón seguido, añade: “Si el análisis en efecto ha llegado al punto de tragarse su propio vómito tolerando que en su orbe se confundan angustia y miedo, hay quizá aquí ocasión de distinguir entre inconsciente y prejuicio, en cuanto a los efectos del significante.” Con esta referencia a la confusión entre miedo y angustia, Lacan hace una clara alusión al Estudio sobre el miedo [14] de su colega S. Nacht que define la angustia como una forma de miedo que responde al mismo fundamento biológico. Y denuncia, en consecuencia, el peligro de reducir la angustia experimentada por las mujeres, incluso cuando tiene manifestaciones orgánicas, a un vaginismo neurótico, a un miedo a ser penetradas.

Lacan ultima con este punto la serie de desconocimientos y prejuicios expuestos. Y concluye con un consejo, previa advertencia; se trata de una cita del texto sobre La feminidad de Freud: “Recordemos el consejo que Freud repite a menudo de no reducir el suplemento de lo femenino a lo masculino al complemento del pasivo al activo.” De ahí que, la consecuencia de equivocar frigidez con impotencia o vaginismo con miedo neurótico sea la reducción del suplemento femenino a una complementariedad activo-pasivo.

A propósito de “la pretendida frigidez” [15], Lacan siguió el consejo de Freud y no se equivocó. Años más tarde, en 1973, escribe Encore y formula el goce suplementario femenino. Nos corresponde a nosotros ahora persistir en el consejo freudiano para mantener abierto el campo del psicoanálisis a verdaderas aportaciones.

*Introducción de la Memoria de DEA. LA FRIGIDEZ y LO REAL de la FEMINIDAD: Desarrollo Histórico y conceptual en la obra de Freud (1886-1900).

_____________________

Notas
[1] S. Freud, “La feminidad”, 1932-33, en: Nuevas conferencias de introducción al psicoanálisis, Amorrortu ed., Buenos Aires 1976, vol. XXII, pág. 107.
[2]. S. Freud, La interpretación de los sueños, 1900, Ed. Biblioteca Nueva, Madrid 1983, tomo II, p. 412.
[3]. S. Freud, “La feminidad”, en: op. cit., p. 106.
[4]. S. Freud, La interpretación de los sueños, op. cit., p. 412.
[5]. S. Freud, El tabú de la virginidad, 1918, Amorrortu ed., Buenos Aires 1976, vol. XI.
[6]. S. Freud, “La feminidad”, en: op. cit.
[7]. Ibid., pág. 107.
[8]. Ibid., pág. 122.
[9]. J. Lacan, Seminario XVII: “El reverso del psicoanálisis”, Paidós, Buenos Aires 1992, pág. 75.
[10]. J. Lacan, “Ideas directivas para un Congreso sobre la sexualidad femenina”, en:Escritos, Siglo XXI, México 1989.
[11]. Ibid., pág. 709.
[12]. Ibid., pág. 710.
[13]. Ibid., pág. 710.
[14]. S. Nacht, “Estudio sobre el miedo”, en: La presencia del psicoanalista, Ed. Proteo, Buenos Aires 1967, pág. 11.
[15]. J. Lacan, Seminario XX: “Aún”, Paidós, Buenos Aires 1992, pág. 91.