1 de diciembre de 2015

SKABÔ 15: JAM + SCHÖNBERG




AFINIDADES ELETIVAS
Arnold Schönberg


Disons alors que pour la psychanalyse, l'empire des images repose en premier lieu sur le pouvoir de l'invisible, de l'invisible du phallus qui brille par son absence dans le corps de la mère. Ce côté invisible de l'objet ne vient pas se localiser n'importe où, il vient s'incarner en premier lieu dans le corps de l'Autre. Celui-ci est le premier pont, le premier nouage du corps avec l'invisible qui marquera l'expérience du sujet avec son propre corps, et avec ses images. C'est à partir de là, de ce qui n'a pas d'image, de ce qui manque dans l'image du corps de l'Autre, que viendra s'ordonner le monde des images pour chaque sujet.
 

 
Vicens - Mais la chair et le corps, Jacques-Alain Miller semble montrer que la chair est du coté du réel, donc quelque chose qu'on n'arrive jamais à saisir comme tel, on saisit le sens, saisit le tissu, mais on voit l'anatomie et l'anatomopathologie […]: comment la médecine entre dans le corps par la chair morte, et donc il y a quelque chose qui n'est jamais saisie par la médecine occidentale.
Anaëlle- On pourrait dire au fond que c'est le vivant qui n'est jamais saisi dans la médecine occidentale…
Vicens- Tout à fait, ouvrir quelque cadavre c'est l'imperative de l'anatomopathologie sur laquelle se fonde la médecine occidentale, […] c'est toujours fait sur le cadavre, la chair sans le corps. Donc, on ne saisit jamais le vivant.
Anaëlle- On attrape le corps, "cadavérisé" par le signe, sans la chair, qui est le réel du corps.


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