5 de febrero de 2007

Séminaire de réflexion sur la procédure de la passe




Séminaire de réflexion sur la procédure de la passe
Dimanche 21 janvier 2007 à Paris
Catherine Lazarus-Matet


Le dimanche 21 janvier, les membres de l’ECF se sont réunis pour un deuxième temps de réflexion sur la passe. Cela s’est passé à la Mutualité, à Paris, dans ce lieu symbolique de débats animés et qui a connu les heures chaudes de la lutte des Forum contre l’amendement Accoyer, et ses suites, et contre le Rapport de l’Inserm sur l’évaluation des psychothérapies.
Le premier temps fut celui d’une soirée préparatoire, à l’ECF, le 20 novembre 2006, où une discussion fut proposée aux membres de l’École à partir d’une présentation faite des textes sur la passe présentés au Congrès de Rome, en Juillet 2006. Un compte-rendu de cette soirée par Pierre Naveau et un commentaire de Dominique Laurent sont accessibles sur le site de l’AMP, ainsi que les textes entendus à Rome.
Un avant-premier temps avait présidé à ces deux débats, à la date du 15 janvier 2006, quand s’est tenu un « Séminaire de réflexion sur les institutions de l’Ecole » à propos duquel Lilia Mahjoub rappelait, sur ECF-Débats, le 22 décembre 2006, que « la question de la passe avait alors suscité une discussion riche qui demandait à être prolongée, afin surtout d’aboutir à une relance de la procédure de la passe dont il avait été fait le constat qu’elle connaissait un certain ralenti, alors même que nous restions convaincus de l’importance de sa fonction dans l’Ecole ».
L’initiative du séminaire du 21 janvier 2007 devait scander, pour l’ECF, « un moment important de son histoire, fait, d’une part, de l’obtention de sa reconnaissance d’utilité publique et, d’autre part, de ce projet de reconfiguration d’un organe qui lui est essentiel : la procédure de la passe. En effet, la passe concerne au plus vif non seulement l’expérience de l’Ecole, à savoir sa formation, mais aussi ce que celle-ci peut souhaiter de son psychanalyste, compte tenu de l’actualité, du monde tel qu’il est, quarante ans après la Proposition de Lacan. »
L’écart entre la place cruciale de la passe dans la notion même d’École pour Lacan et une certaine désaffection nécessitait un examen où se noueraient divers points qui concernent notre époque et le moment actuel de l’École, pour cerner le réel en cause dans cette actualité. Nous avons entendu les contributions de collègues (Jacqueline Dhéret : Pour le Séminaire du 21 janvier, Hugo Freda : La passe: un moment, Philippe La Sagna : La passe a quarante ans, Dominique Laurent : Le désir comme garantie, Laure Naveau : Prendre le risque de la passe, Pierre Naveau : Faire le pas, Marie-Hélène Roch : Dix points et une proposition, Esthela Solano-Suarez : Trouer l’art-mur de la passe, Nathalie Thèves : Actualité de la passe, Rose-Paule Vinciguerra : Défense et illustration de la passe aujourd’hui) et avons été conviés à une conversation qui fut animée.
Il est apparu que si, comme Jacques-Alain Miller l’a commenté, pour certains il n’y a pas de problèmes de procédure, mais plus le constat d’un climat particulier du moment, pour d’autres il y aurait lieu de modifier la procédure où d’inventer des modalités de travail (propositions à partir de l’expérience de la passe à l’entrée, réexamen du secrétariat, création de cartels de recherche, accent à mettre sur le point 3 de la Proposition de 67, etc), mais tous s ‘accordent sur un point : pas d’École sans la passe. L’accent sur la passe ayant à être d’autant plus affirmé que la formation passe aujourd’hui aussi, au-delà de l’analyse personnelle, par le versant contemporain de la psychanalyse dans la cité et des traitements courts. Des points de vue se sont fait entendre pour réduire la distinction entre psychanalyse pure et appliquée, réduction appropriée à recentrer la passe au cœur de l’École et de la formation.
Une formule de Pierre Naveau, sous forme de jeu de mots, résume la perspective partagée où le candidat à la passe est « candide a », façon de dire l’enjeu pour un sujet dans la passe, dans le risque qu’il prend dans ce pari du rapport entre le Un et le a, et des enjeux pour la psychanalyse.
Éric Laurent a resitué la passe avec ses différents niveaux de déconstruction à partir du dernier enseignement de Lacan, à savoir en rapport avec des bouts de réel (la passe n’est pas l’identification au symptôme, la passe n’est pas la traversée, etc). Et J.-A. Miller a conclu par la façon dont la conception de la passe est modifiée par « l’esp d’un laps » de Lacan qui fait des AE des artistes plus que des savants, chacun ne jouant pas du même instrument. La passe-science laisse la place à la passe-hystoire où le prétexte scientifique ne marche plus. Le risque de l’artiste est proche du risque de l’amour, sans garantie. Plutôt que de s’attacher à modifier la procédure, ces ponctuations ont orienté la réflexion davantage vers ce qui concerne et lie toutes les Écoles de l’AMP, soit l’actualité du thème du prochain Congrès de l’AMP, « Les objets a dans l’expérience analytique ».


Seminario de reflexión sobre el procedimiento del pase
Domingo 21de enero de 2007en Paris
Catherine Lazarus-Matet


El domingo 21 de enero, los miembros de la ECF se reunieron para un segundo tiempo de reflexión sobre el pase. La reunión tuvo lugar en la Mutualité, en París, en ese lugar simbólico de debates animados y que conoció las álgidas horas de la lucha de los Forum contra la enmienda Accoyer, y sus secuelas, y contra el Informe del Inserm sobre la evaluación de las psicoterapias.
El primer tiempo fue una noche preparatoria, en la ECF, el 20 de noviembre de 2006, donde fue propuesta una discusión a los miembros de la Escuela a partir de una presentación de los textos sobre el pase presentados en el Congreso de Roma, en julio de 2006. Se puede acceder en el site de la AMP a una reseña a cargo de Pierre Naveau de esa noche y un comentario de Dominique Laurent, así como a los textos escuchados en Roma.
Presidió a estos dos debates un ante tiempo de trabajo, con fecha del 15 de enero de 2006, cuando se realizó un "Seminario de reflexión sobre las instituciones de la Escuela" a propósito del cual Lilia Mahjoub recordaba, en ECF-Debates, el 22 de diciembre de 2006, que "la cuestión del pase había suscitado entonces una discusión rica que demandaba ser prolongada, con el fin sobre todo de llegar a un relanzamiento del procedimiento del pase del cual se había constatado que conocía un cierto enlentecimiento, aun cuando estamos convencidos de la importancia de su función en la Escuela".
La iniciativa del seminario del 21 de enero de 2007 debía escandir, para la ECF, "un momento importante de su historia, hecho por una parte, de la obtención de su reconocimiento de utilidad pública, y por otra, de este proyecto de reconfiguración de un órgano que le es esencial: el procedimiento del pase. En efecto, el pase concierne a lo más vivo no solo la experiencia de la Escuela, a saber su formación, sino también lo que esta puede anhelar de su psicoanalista, teniendo en cuenta la actualidad, del mundo tal como es, cuarenta años después de la Proposición de Lacan.
La distancia entre el lugar crucial del pase en la noción misma de Escuela para Lacan y una cierta desafección necesitaba un examen donde se anudaran diversos puntos que conciernen a nuestra época y el momento actual de la Escuela, para circunscribir un real en causa en esta actualidad. Hemos escuchado las contribuciones de colegas (Jacqueline Dhéret : Para el Seminario del 21 de enero, Hugo Freda : El pase: un momento, Philippe La Sagna : El pase a los cuarenta años, Dominique Laurent : El deseo como garantía, Laure Naveau : Correr el riesgo del pase, Pierre Naveau : Dar el paso, Marie-Hélène Roch : Diez puntos y una proposición, Esthela Solano-Suarez : Agujerear la armadura del pase*, Nathalie Thèves : Actualidad del pase, Rose-Paule Vinciguerra : Defensa e ilustración del pase hoy) y fuimos invitados a un animado debate.
Apareció que si, como Jacques-Alain Miller lo comentó, para algunos no hay problemas de procedimiento, sino más la constatación de un clima particular del momento, para otros había lugar para modificar el procedimiento o inventar modalidades de trabajo (proposiciones a partir de la experiencia del pase a la entrada, reexaminar el secretariado, creación de carteles de investigación, poner el acento sobre el punto 3 de la Proposición del 67, etc), pero todos acordaron sobre un punto: no hay Escuela sin el pase. Teniendo que ser tanto más afirmado el acento sobre el pase cuanto la formación pasa hoy también, más allá del análisis personal, por la vertiente contemporánea del psicoanálisis en la ciudad y de los tratamientos cortos. Se hicieron escuchar diversos puntos de vista para reducir la distinción entre psicoanálisis puro y aplicado, reducción apropiada para recentrar el pase en el corazón de la Escuela y de la formación.
Una fórmula de Pierre Naveau, bajo la forma del juego de palabras, resume la perspectiva compartida donde el candidato al pase es "cándido a", manera de decir la apuesta para el sujeto en el pase, con el riesgo que toma en esa apuesta por la relación entre el Uno y el a, y también apuestas para el psicoanálisis.
Eric Laurent resitúo el pase con sus diferentes niveles de deconstrucción a partir de la última enseñanza de Lacan, es decir en relación con los trozos de real (el pase no es la identificación al síntoma, el pase no es la travesía del fantasma, etc) Y J.-A. Miller concluyó con el modo en que la concepción del pase es modificada por "l´esp d´un laps" de Lacan que hace de los AE artistas más que sabios, cada uno tocando un instrumento diferente. El pase-ciencia deja lugar al pase-hystoria donde el pretexto científico ya no va más. El riesgo del artista es cercano al riesgo del amor, sin garantía. Más bien que dedicarse a modificar el procedimiento, estas puntuaciones orientaron la reflexión más hacia lo que concierne y liga a todas las escuelas de la AMP, o sea la actualidad del tema del próximo Congreso de la AMP, "Los objetos a en la experiencia analítica"

*art-mur: Juego de palabras compuesto de arte y muro, homofónico con armadura

Traducción: Silvia Baudini

Seminário de reflexão sobre o procedimento do passe
Domingo, 21 de janeiro de 2007 em Paris
Catherine Lazarus-Matet



No domingo 21 de janeiro, os membros da ECF se reuniram para um segundo tempo de reflexão sobre o passe. Isso aconteceu na Mutualité, em Paris, lugar simbólico de debates animados que acolheu as horas quentes da luta dos Fóruns contra a emenda Accoyer e suas consequências, e contra o Relatório do Inserm sobre a avaliação das psicoterapias.

O primeiro tempo foi aquele de uma noite preparatória, na ECF, no dia 20 de novembro de 2006, quando uma discussão foi proposta aos membros da Escola a partir de uma apresentação feita dos textos sobre o passe apresentados no Congresso de Roma, em julho de 2006. Um relato desse encontro, feito por Pierre Naveau e um comentário de Dominique Laurent estão disponíveis no site da AMP, assim como os textos escutados em Roma.

Um ante-primeiro tempo presidira esses dois debates, em 15 de janeiro de 2006, quando houve um “Seminário de reflexão sobre as instituições da Escola”, a propósito do qual Lilia Mahjoub lembrava, em ECF-Débats, no dia 22 de dezembro de 2006, que “a questão do passe tinha então suscitado uma discussão rica que demandava ser estendida, a fim, sobretudo, de chegar a um relançamento do procedimento do passe, que constatou-se ter perdido um certo ritmo, ao mesmo tempo que permanecíamos convencidos da importância de sua função na Escola”.

A iniciativa do Seminário de 21 de janeiro de 2007 devia marcar, para a ECF, “um momento importante de sua história, feita, por um lado, da obtenção de seu reconhecimento de utilidade pública e, por outro, desse projeto de reconfiguração de um órgão que lhe é essencial: o procedimento do passe. Com efeito, o passe concerne da maneira mais viva a experiência da Escola, a saber sua formação, mas também o que esta pode querer de seu psicanalista, levando em conta a atualidade do mundo tal como ele é, quarenta anos depois da Proposição de Lacan”.

A distância entre o lugar crucial do passe na noção mesma de Escola para Lacan e um certo desafeto necessitava um exame no qual se enodariam diversos pontos que concernem nossa época e o momento atual da Escola, para cernir o real em causa nessa atualidade. Escutamos as contribuições de colegas (Jacqueline Dhéret: Para o Seminário de 21 de janeiro, Hugo Freda: O passe: um momento, Philippe La Sagna: O passe tem quarenta anos, Dominique Laurent : O desejo como garantia, Laure Naveau: Assumir o risco do passe, Pierre Naveau: Dar o passo, Marie-Hélène Roch: Dez pontos e uma proposição, Esthela Solano-Suarez: Esburacar a arte-muro (art-mur) do passe, Nathalie Thèves: Atualidade do passe, Rose-Paule Vinciguerra: Defesa e ilustração do passe hoje) e fomos convidados a uma conversação que foi animada.

Ficou claro que se, como comentou Jacques-Alain Miller, para alguns não há problemas no procedimento, mas antes a constatação de um clima particular do momento, para outros seria o caso de modificar o procedimento ou de inventar modalidades de trabalho (proposições a partir da experiência do passe na entrada, re-exame da secretaria, criação de cartéis de pesquisa, ênfase a ser colocada sobre o ponto 3 da Proposição de 67, etc), mas todos concordam sobre um ponto: não há Escola sem o passe. A ênfase sobre o passe deve ser tanto mais afirmada quanto a formação passa hoje, também, para além da análise pessoal, pela vertente contemporânea da psicanálise na cidade e dos tratamentos curtos. Pontos de vista se fizeram ouvir para reduzir a distinção entre psicanálise pura e psicanálise aplicada, redução apropriada para recentrar o passe no coração da Escola e da formação.

Uma fórmula de Pierre Naveau, sob a forma de jogo de palavras, resume a perspectiva compartilhada de que o candidato ao passe é “cândido a”, maneira de dizer o que está em jogo para um sujeito no passe, no risco que ele assume nessa aposta da relação entre o Um e o a, e o que está em jogo para a psicanálise.

Eric Laurent ressituou o passe com seus diferentes níveis de desconstrução a partir do último ensino de Lacan, a saber, em relação com os pedaços de real (o passe não é a identificação ao sintoma, o passe não é a travessia, etc). E Jacques-Alain Miller concluiu pela maneira como a concepção do passe é modificada por “l’esp d’un laps” de Lacan, que faz dos AE artistas mais que cientistas, cada um tocando um instrumento diferente. O passe-ciência é substituído pelo passe-histoeria, em que o pretexto científico não funciona mais. O risco do artista é próximo ao risco do amor, sem garantia. Mais do que se dedicar a modificar o procedimento, essas pontuações orientaram a reflexão, antes, para o que concerne e liga todas as Escolas da AMP, ou seja, a atualidade do tema do próximo Congresso da AMP, “Os objetos a na experiência analítica”.


Tradução: Elisa Alvarenga.




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