10 de julio de 2009

[ecf-messager] Après-midi de l'Envers de Paris


Après-midi de l’Envers de Paris

« Les va-et-vient de la pulsion de mort :
l’insistance du réel »

le 14 novembre à l’École de Communication Visuelle de Paris
1 rue du Dahomey, 75011 Paris



Le concept freudien de pulsion de mort traverse tout l’enseignement de Jacques Lacan qui conserve ce concept jusque dans ses dernières interventions.
Lacan a tour à tour mis en lumière ses dimensions imaginaire, symbolique et réelle. Ces changements de perspective suivent les différentes lectures qu’il fait de la libido freudienne[i] .

- La dimension imaginaire du stade du miroir est marquée par l’agressivité qui signe selon Lacan la marque de la pulsion de mort qu’il traduit à cette époque « instinct de mort ».

- De même dans le registre symbolique, la mortification de l’objet par le signifiant est pour lui le fondement de la pulsion de mort et signe l’entrée de la mort dans la vie : « le signifiant comme tel, a, en le pétrifiant par première intention, fait entrer en lui le sens de la mort. (La lettre tue, mais nous l’apprenons de la lettre elle-même). C’est ce par quoi toute pulsion est virtuellement pulsion de mort.»[ii] .
- Le concept de jouissance au-delà du principe de plaisir permet , enfin, de saisir dans la pulsion de mort sa dimension réelle.
En effet, Lacan a progressivement réunifié la dualité pulsionnelle freudienne dans un concept unique : la jouissance, sans pour autant que disparaisse le concept de pulsion de mort.


D’une part, dans « …Ou pire », Lacan énonce que la dualité pulsionnelle du sexe et de la mort est soutenue par le réel du non rapport sexuel[iii] . Il ne cesse donc de marteler dans son tout dernier enseignement le lien du sexe et de la mort qui dépasse la question de la dualité pulsionnelle.
D'autre part, il réaffirme : « La pulsion de mort c'est le réel en tant qu'il ne peut être pensé que comme impossible. […] Puisque cet impensable c'est la mort, dont c'est le fondement du réel qu'elle ne puisse être pensée. »[iv]

Enfin, Lacan rappelle en 1975[v] que c’est à partir de l’expérience analytique même que Freud a introduit ce concept de pulsion de mort.
Cette dimension clinique va constituer à partir des travaux de Vecteurs une matière essentielle de notre après-midi de L’Envers de Paris qui aura lieu le 14 novembre à l’École de Communication Visuelle de Paris.
Plusieurs cas nous permettront de serrer en quoi la pulsion de mort, loin de se réduire au suc d’une pomme de discorde, est un concept-clef de l’orientation lacanienne. Il nous faudra, alors, savoir pourquoi et comment nous faisons, encore, usage de cet outils.

Parce que, selon Lacan, « la pulsion de mort se présente dans le champ de la pensée analytique comme une sublimation»[vi] , l’après-midi se conclura avec deux exposés sur l’art et le cinéma.


Marga Auré.
Stella Harrison
Thierry Jacquemin


[i] Cf. Miller J.-A., Silet, leçon du 15 mars 1995, inédit.

[ii] Lacan J., Écrits, « Position de l’inconscient », Paris, Le Seuil, 1966, p. 848.

[iii] Lacan J., Le Séminaire, Livre XIX, « … ou pire », leçon du 15 mars 1975, inédit.

[iv] Lacan J., Le Séminaire, Livre XXIII, Le Sinthome, Paris, Le Seuil, 2005, p. 125

[v] Lacan J., « Réponse de Jacques Lacan à une question de Marcel Ritter », Lettres de l’École freudienne, 1976, n°18.

[vi] Lacan J., Le Séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1986, p. 240.


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