27 de julio de 2008

Position de la majorité des organisations représentatives des psychiatres


Communiqué :
Position de la majorité des organisations représentatives des psychiatres,
sur les projets de textes concernant l’usage du titre de psychothérapeute

Les psychiatres soussignés, représentant des syndicats, des associations ainsi que différentes instances concernées par la formation et la qualification dans leur discipline, souhaitent exprimer et justifier leur désaccord avec le projet « d’arrêté relatif au cahier des charges de la formation conduisant au titre de psychothérapeute ».
Leurs critiques portent sur les points suivants :

• La formation pratique - cinq mois de stage - est dérisoire, non seulement du fait de sa brièveté, mais également de l’absence de toute indication sur ses modalités pédagogiques : encadrement, supervisions, contrôles, prises de responsabilités…
L’indigence d’une telle formation pratique, au regard de la préparation clinique des futurs psychiatres (prévoyant huit semestres de stage en situation de responsabilité diagnostique et thérapeutique) est en contradiction avec l’esprit initial de la loi visant à interdire l’exercice de la psychothérapie à des personnes incompétentes et par là potentiellement dangereuses.
• Le « catalogue » des connaissances théoriques, déroulées en 400 heures par le projet d’arrêté, soucieux de respecter les apparences de l’exhaustivité et de la diversité des concepts, ne saurait faire illusion. Le législateur serait mal inspiré de réduire les sciences de l’esprit et les courants de pensée qui traversent la psychopathologie à un tel bric à brac.
Il tromperait le public en laissant croire que l’usager informé par son « psychothérapeute » serait en mesure d’y faire un quelconque choix.
Les réalités du lien psychothérapique sont d’une toute autre complexité, que ce projet ignore totalement.
• La récupération sur le plan réglementaire de l’usage du titre de psychothérapeute à des fins de planification économique du soin psychique n’apparaît plus comme un risque, mais comme un projet délibéré.
Le « psychothérapeute » s’y inscrit comme le maillon d’un système de sous-traitance « low cost » de toute souffrance psychique. Dans un tel système, le psychiatre se verrait réserver le rôle d’expert, prescrivant au besoin des psychothérapies dont il n’aurait pas lui-même la pratique.

Les médecins signataires, spécialistes en psychiatrie, s’opposent fermement à l’idée de création d’un corps de psychothérapeutes dont la formation pratique serait purement symbolique, et les connaissances théoriques en matière de psychothérapie, du niveau d’une simple information.
Tout au long des multiples concertations qui ont pu avoir lieu à ce sujet, les mêmes psychiatres ont toujours soutenu la même position, à savoir que l’acte psychothérapique est indissociable d’une formation clinique et de connaissances théoriques approfondies de plusieurs années.
Ils ne voient pas en quoi le public pourrait « bénéficier » d’une déqualification de fait des psychothérapies assurées par les professionnels du soin psychique actuellement reconnus et formés en conséquence.
Il en résulterait alors qu’une loi prévue au départ pour réduire les risques d’exposition du public à l’action de « psychothérapeutes » non formés, aurait au contraire l’effet pervers d’instituer toutes les conditions trompeuses d’une formation insuffisante pour offrir une garantie de santé publique décente.
Professeur Michel PATRIS
Président de la Commission de Qualification en Psychiatrie du Conseil National de l’Ordre des Médecins
Docteur Piernick CRESSARD
Membre du Conseil National de l’Ordre des Médecins - Ancien Président de la Section Ethique et Déontologie
Docteur Olivier LEHEMBRE
Président de la Fédération Française de Psychiatrie
Docteur Michel BOTBOL
Président de l’Association des sociétés françaises membres de l’Association mondiale de psychiatrie
Docteur Olivier BOITARD
Président du Comité d’Action Syndical de la Psychiatrie
Professeur Thierry BOUGEROL
Président du Syndicat Universitaire de Psychiatrie
Professeur Jean-François ALLILAIRE
Pour le Collège National Universitaire de Psychiatrie
Docteur Pierre FARAGGI
Président du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux
Docteur Nicole GARRET-GLOANEC
Présidente de la Société de l’Information Psychiatrique
Docteur Roger SALBREUX
Président du Syndicat des Médecins Psychiatres des Organismes Publics, Semi-publics et Privés
Docteur Olivier SCHMITT
Président du Syndicat National des Psychiatres Privés et de l’Association Française des Psychiatres d’Exercice Privé
Docteur Jean-Jacques LABOUTIERE
Président d’honneur de l’Association Française des Psychiatres d’Exercice Privé
Professeur Bernard GIBELLO
Président de l’Association Française de Psychiatrie
Docteur Jean-Pierre CAPITAIN
Président du Syndicat des Psychiatres Français
Docteur François KAMMERER
Vice-président d de l’Association Française de Psychiatrie - Vice-président du Syndicat des Psychiatres Français
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ITALIANO
Comunicato:

Posizione della maggioranza delle organizzazioni rappresentative degli psichiatri
sui progetti di testi concernenti l’uso del titolo di psicoterapeuta
Gli psichiatri firmatari, che rappresentano i sindacati, le associazioni come pure diverse istanze coinvolte nella formazione e nella qualifica nella propria disciplina, desiderano esprimere e giustificare il loro disaccordo nei confronti del progetto «d’ordinanza relativo al capitolato d’oneri della formazione che porta al titolo di psicoterapeuta ».
Le loro critiche vertono sui seguenti punti:
• La formazione pratica – cinque mesi di stage – è derisoria, non solo per la sua brevità, ma anche per l’assenza di qualsiasi indicazione circa le sue modalità pedagogiche: inquadramento, supervisione, controlli, prese di responsabilità…
L’indigenza di una simile formazione pratica, rispetto alla preparazione clinica dei futuri psichiatri (che prevede otto semestri di stage in situazione di responsabilità diagnostica e terapeutica) è in contraddizione con l’idea iniziale della legge mirante a proibire l’esercizio della psicoterapia a persone incompetenti e, per questo, potenzialmente pericolose.
• Il « catalogo » delle conoscenze teoriche, sviluppate in 400 ore dal progetto d’ordinanza, preoccupato di rispettare le apparenze della completezza e della diversità dei concetti, non illude nessuno. Il legislatore sarebbe ispirato male se riducesse le scienze della mente e le correnti di pensiero che attraversano la psicopatologia a un simile ciarpame.
Ingannerebbe il pubblico facendo credere che l’utente informato dal proprio « psicoterapeuta » sarebbe in grado di una qualsiasi scelta.
Le realtà del legame psicoterapico sono di tutt’altra complessità, che tale progetto ignora completamente.
• Il recupero, sul piano regolamentare, dell’uso del titolo di psicoterapeuta a dei fini di pianificazione economica della cura psichica non appare più come un rischio, ma come un progetto deliberato.
Lo « psicoterapeuta » vi si iscrive come la maglia di un sistema di trattamento « low cost » di ogni sofferenza psichica. In un tale sistema, allo psichiatra sarebbe riservato il ruolo di esperto, che prescrive al bisogno della psicoterapie di cui non avrebbe lui stesso la pratica.

I medici firmatari, specialisti in psichiatria, si oppongono fermamente all’idea di creare un corpo di psicoterapeuti la cui formazione pratica sarebbe puramente simbolica e le cui conoscenze teoriche in materia di psicoterapia sarebbero a livello della semplice informazione.
Nel corso delle diverse concertazioni che hanno avuto luogo a questo riguardo, gli stessi psichiatri hanno sempre sostenuto la stessa posizione, ovvero che l’atto psicoterapico è indissociabile da una formazione clinica e da conoscenze teoriche approfondite di diversi anni.
Non vedono in che modo il pubblico potrebbe « beneficiare» di una dequalifica di fatto delle psicoterapie assicurate dai professionisti della cura psichica attualmente riconosciuti e formati di conseguenza.
Ne risulterebbe, allora, che una legge prevista all’inizio per ridurre i rischi di esposizione del pubblico all’azione di « psicoterapeuti » non formati, avrebbe al contrario l’effetto perverso di istituire tutte le condizioni ingannevoli di una formazione insufficiente per offrire una garanzia di salute pubblica decente.
Professor Michel PATRIS
Presidente della Commissione di Qualifica in Psichiatria del Consiglio Nazionale dell’Ordine dei Medici
Dottor Piernick CRESSARD
Membro del Consiglio Nazionale dell’Ordine dei Medici – Ex Presidente della Sezione Etica e Deontologia
Dottor Olivier LEHEMBRE
Presidente della Federazione Francese di Psichiatria
Dottor Michel BOTBOL
Presidente dell’Associazione delle società francesi membri dell’Associazione mondiale di psichiatria
Dottor Olivier BOITARD
Presidente del Comitato d’Azione Sindacale della Psichiatria
Professor Thierry BOUGEROL
Presidente del Sindacato Universitario di Psichiatria
Professor Jean-François ALLILAIRE
Per il Collegio Nazionale Universitario di Psichiatria
Dottor Pierre FARAGGI
Presidente del Sindacato degli Psichiatri degli Ospedali
Dottor Nicole GARRET-GLOANEC
Presidente della Società dell’Informazione Psichiatrica
Dottor Roger SALBREUX
Presidente del Sindacato dei Medici Psichiatrici degli Organismi Pubblici, Semi-pubblici e Privati
Dottor Olivier SCHMITT
Presidente del Sindacato Nazionale degli Psichiatri Privati e dell’Associazione Francese degli Psichiatri che esercitano privatamente
Dottor Jean-Jacques LABOUTIERE
Presidente d’onore dell’Associazione Francese degli Psichiatri che esercitano privatamente
Professor Bernard GIBELLO
Presidente dell’Associazione Francese di Psichiatria
Dottor Jean-Pierre CAPITAIN
Presidente del Sindacato degli Psichiatri Francesi
Dottor François KAMMERER
Vice-presidente dell’Associazione Francese di Psichiatri - Vice-presidente del Sindacato degli Psichiatri francesi

Traduzione: Adele Succetti